CLAUDE GOUPY, ARCHITECTE ET SEIGNEUR DU FIEF DE MEAUX (CHATEAU DE LA CHESNAIE) À EAUBONNE   
           
Claude, Martin Goupy (date de naissance actuellement inconnue, probablement vers 1720) est fils de Jean, Baptiste Goupy, maître-maçon et entrepreneur de bâtiments à Paris. Sa mère, Elisabeth Lepas, est elle-même fille d'un maître-maçon. Ses deux frères, Martin et Jacques sont architectes. Il fait l’acquisition à Eaubonne en 1769 du fief de Meaux. Il fait connaître les oeuvres du célèbre architecte français Antoine Desgodets, auteur des "Loix des Bâtiments...". Il meurt à Paris le 21 mars 1793.

Carrière professionnelle

Claude, Martin commence sa carrière professionnelle comme maître-maçon et entrepreneur de bâtiments à Paris, comme son père. D’après les almanachs royaux, il est nommé architecte-expert bourgeois en 1766, ce qui ne l’empêche pas d’être présenté sur de nombreux actes notariés établis aux environs de 1775-1776 comme « entrepreneur des Bâtiments du Roy et de ceux de S.A.S Monseigneur le Prince de Condé ». Les frontières entre les professions ne sont pas suffisamment rigides à cette époque pour qu’on s’y arrête.
Goupy effectue la majeure partie de son parcours professionnel à Paris et en Ile-de-France. Il est l’architecte attitré de Louis V Joseph de Bourbon-Condé, 8ème prince de Condé (1736-1818) et de Louis Jean Marie de Bourbon, duc de Penthièvre, d’Aumale, de Rambouillet et de Gisors (1725-1793). Il réalise en 1748, alors qu’il est tout jeune, une belle opération de relations publiques qui le rendra célèbre dans le monde du bâtiment et de l’architecture, en éditant, avec une préface et des commentaires, les notes de cours du célèbre architecte Antoine Desgodets (1653-1728) sur « Les Loix des bâtiments suivant la coutume de Paris, traitant de ce qui concerne les servitudes réelles, les rapports des jurés-experts, les réparations locatives, douairières, usufruitières, bénéficiales, etc. ». Cet ouvrage devient vite un texte de référence pour toute la profession et sera constamment réédité jusqu’à la Révolution (cf. ci-après).
À partir de 1770, il réalise une importante opération de spéculation immobilière à Paris, à savoir le lotissement du faubourg Poissonnière (10ème arrondissement), sur des terrains acquis de la communauté des Filles-Dieu. Il y construit plusieurs hôtels encore visibles de nos jours (cf. ci-après). Il y résidera, ainsi que sa famille, en alternance avec son château d’Eaubonne, jusqu’à sa mort.
Goupy devient conseiller-secrétaire du Roi en 1779.

Vie familiale

Claude-Nicolas Goupy épouse le 15 novembre 1756, à Paris, Paroisse Saint-Sauveur, Marie, Anne, Charlotte Mazure, fille de Marc Mazure, maître-couvreur à Paris et de Marie, Jeanne Verry, qui lui donne cinq enfants :
- Guillaume, Louis, Isidore Goupy, né le 10 mars 1760 à Paris et qui épouse le 25 mars 1790 Marie, Victoire Busoni, fille de Jean, Marie, Gaspard Busoni, banquier. Il deviendra lui-même Régent de la Banque de France, IIème Siège, du 27 janvier 1814 jusqu’à sa mort le 26 avril 1818.
- Catherine, Emilie Goupy (date de naissance non connue), qui épouse le 21 novembre 1784 à Eaubonne, Pierre Boulanger, avocat au Parlement et fils d'un huissier commissaire-priseur au Châtelet de Paris. Elle décède le 26 janvier 1794.
- Marie, Adélaïde, Aglaé Goupy, qui épouse, le 9 décembre 1784, François, Alexandre Page, agent de change à Paris. Elle décède le 30 août 1844.
- Marie, Jeanne, Rosalie Goupy, qui épouse le 15 octobre 1786 à Eaubonne, Charles, René Poultier, avocat au Parlement et notaire au Châtelet de Paris.
- Andrée, Adélaïde Goupy, née le 1er mars 1771 et qui épouse le 29 janvier 1791 Elie, Thomas Geoffroy. Le 30 novembre 1801, elle épouse en secondes noces Théodore Béjot, agent de change à Paris. Elle décède le 25 septembre 1820 à Paris.

Goupy à Eaubonne

Goupy achète en 1769 le manoir et les terres du fief de Meaux à Jean-Pierre Tricher, bourgeois de Paris, qui connaît de mauvaises affaires. Plus exactement, c’est Jean-Baptiste Lazare Lendormy, sieur des Enclos, qui acquiert l’ensemble de ces biens pour le compte de Goupy. Ce dernier aménage probablement le château que l’on trouve encore aujourd’hui au 1 rue Voltaire (Château de la Chesnaie, à l’angle de l’avenue de Paris/RN 328), mais on sait peu de chose sur les travaux entrepris. Il s’agit d’un bâtiment néo-palladien dont la ressemblance avec l’hôtel de Mézières (construit autour de 1776) est frappante, ce qui a fait dire à certains qu’il est peut-être dû à l’architecte Ledoux. Cette hypothèse est peu vraisemblable : compte tenu du différend opposant Goupy et Joseph-Florent Lenormand de Mézières, seigneur du lieu, il est douteux que Ledoux, client de ce dernier, se soit risqué à travailler pour son concurrent. Au surplus, Goupy n’était-il pas lui-même architecte ? Admirateur d’Antoine Desgodets, grand connaisseur de l’architecture italienne, il a certainement puisé dans sa propre documentation les références palladiennes qui ont guidé l’aménagement de son château.



Il est très difficile, d’après les documents dont nous disposons actuellement, de discerner ce qui est dû à Goupy et ce qui relève des importants travaux entrepris vers 1753 par ses prédécesseurs, les frères Tricher. Dans l’acte de vente du fief de Meaux en 1769 (Archives nationales), il est signalé que « la plus grande partie desquels bâtiments a été reconstruite par le Sieur Tricher (Jean-Pierre) et le Sieur son frère (Pierre) » [1]. Mais les travaux réalisés par Goupy semblent importants, au point de loger chez lui un terrassier. Les registres paroissiaux font état, en effet, en 1772 d’un certain « Claude Valentin, terrassier, demeurant chez Monsieur Goupy ». En tout état de cause, le château actuel a été visiblement construit en deux fois : une aile a été ajoutée à la construction primitive.
En acquérant son domaine eaubonnais, Goupy devient seigneur du fief de Meaux. Mais il se heurte vite à la volonté de puissance du seigneur d’Eaubonne, qui lui contestera ses titres, au cours des années 1774-1787, au point de ne lui laisser que celui de « Seigneur du fief Spifame », tenu de faire allégeance à la « Seigneurie directe et foncière d’Eaubonne » [2]. On voit par là que les relations de Goupy avec le Prince de Condé, suzerain de tout le duché de Montmorency (redevenu à l’époque, duché d’Enghien) ne lui auront été d’aucun secours.
Goupy participe, en 1790, à l’élection du premier maire d’Eaubonne, Sébastien Fournier. Après le décès de son mari en 1793, Mme Goupy occupera le château d’Eaubonne, en alternance avec sa demeure parisienne, jusqu’à sa mort le 17 juillet 1822 à Paris. Sa propriété sera acquise en 1823 par Mme Pérignon, belle-mère du Maréchal de France Guillaume Dode de la Brunerie.

Les principales réalisations de Goupy

Claude, Martin Goupy est parfois présenté (cf. Charles Lefeuve [3], repris par Armand de Vismes [4]) comme « auteur » ou « constructeur » du palais Bourbon. Or, son nom ne figure pas sur la liste des architectes qui ont participé aux multiples modifications qu’a subi le palais du Prince de Condé qui deviendra l’Assemblée Nationale [5]. Tout au plus, peut-on lire dans un ouvrage de Henry Coutant consacré à L’histoire du Palais-Bourbon au XVIIIème siècle que « son Altesse le Prince de Condé a fait acquérir le 20 janvier 1776 par les sieurs Goupy et Lemonnier, entrepreneurs de bâtiments, le petit hôtel de Conti appartenant au Comte de la Marche, ainsi que le jardin qui en dépendait », et comme Goupy était au service du Prince de Condé, il a pu participer aux travaux de transformation du palais Bourbon, au moins en qualité de maître d’oeuvre.

On lui doit, d’une manière plus sûre, les ouvrages suivants :
- À partir de 1770, le lotissement du faubourg Poissonnière à Paris. Plusieurs hôtels remarquables, bâtis au début de la période néo-classique, subsistent encore aujourd’hui. Le développement du faubourg prend un nouvel essor dans la première moitié du XIXème siècle. Le percement des rues d’Enghien et d’Hauteville, à la fin du XVIIIème siècle, est achevé et permet l’édification de nombreux immeubles. Autrefois clos de grilles à chacune de ses extrémités, cet ensemble immobilier est exemplaire de l’urbanisme harmonieux de la Restauration. La fin de la Monarchie de Juillet marque cependant le début du déclin qui s’accélère avec le changement de fortune des Grands Boulevards dès le Second Empire et la reconversion du quartier dans le commerce.
On lui doit également :
- La caserne pour les Gardes-françaises, sur les plans de son père, au 7, 9 et 11 rue Tournefort à Paris 5ème, vers 1775 (classée Monument Historique en 1973).
- Le presbytère des Saints-Innocents (1770-1771) dans le 1er arrondissement de Paris, attenant à l’ancienne église paroissiale, construite au XIIe et détruite en 1786. Celle-ci se trouvait à l'angle Nord-Est de la rue aux Fers, le chevet donnant sur la rue Saint-Denis. L'entrée se trouvait dans un vaste cimetière (aujourd'hui square et rue des Innocents).
- L’Hôtel Titon, situé entre la Rue du Faubourg-Poissonnière et la Rue d'Hauteville (Cité du Paradis) à Paris 10ème, construit vers 1775 pour le marchand Maximilien Titon. Il a perdu son jardin avec des fabriques, qui reliait les deux rues. L'hôtel a été surélevé deux fois au fil des années et abrite aujourd'hui des bureaux. Le corps de logis et la belle cour avec ses statues, ainsi que la cage d'escalier également classée, ont été récemment restaurés et l'ensemble va être converti en appartements. Un exemple d'une restauration heureuse.
- L’Hôtel Cardon, édifié au 50 rue du Faubourg Poissonnière à partir de 1773-1774 pour le sculpteur et directeur de l'académie de Saint-Luc, Nicolas Vincent Cardon. Sa façade sur cour subsiste malgré des dégradations. élévation animée d'une rotonde à pilastres composites. Le salon circulaire du rez-de-chaussée possède encore quelques éléments de décor ancien.
- Un autre hôtel construit vers 1775 pour Pierre, Hyacinthe Deleuze, peintre-décorateur de l'académie de Saint-Luc, au 52 de la même rue. On remarque sur cour, les deux lucarnes feunières conservées se faisant face sur chacune des ailes.

- La chaumière aux coquillages à Rambouillet, vers 1770-1780, avec jardin anglais et ermitage. Construite pour la belle-fille du duc de Penthièvre, la princesse de Lamballe, cette bâtisse est révélatrice de l'engouement pour le pittoresque campagnard qui se développe à partir de 1760 et dont attestera également le hameau de la Reine à Versailles (construit entre 1783 et 1787). D'extérieur, cette construction ressemble à une chaumière, et elle était d'ailleurs, à l'origine, couverte en chaume, mais l'intérieur est très richement décoré (marbre, coquillages, nacre).
- Le bâtiment de l’Intendance à Sceaux, érigé à la demande du duc de Penthièvre, dans la seconde moitié du XVIII° siècle, au nord des communs du Château. Goupy lui donna un plan rigoureux et une élévation aux lignes sobres. Il abrite aujourd’hui plusieurs services du département des Hauts-de-Seine. La réfection de la couverture et les aménagements des bureaux de la Direction des parcs, jardins et paysages devaient être terminés fin décembre 2006.

Note sur l’édition par Goupy de l’ouvrage d’Antoine Desgodets « Les Loix des bâtiments... »
Antoine Babuty Desgodets (1653-1728) est un célèbre architecte français, né et mort à Paris. Ses parents lui font apprendre le dessin, la géométrie et l´architecture, qu’il approfondit en assistant, en 1672, aux conférences de l´Académie royale d´architecture, qui se tiennent à l’époque au Palais-Royal.
À la fin de 1674, alors qu’il n’a que 21 ans, Colbert le nomme pour rejoindre à Rome les jeunes académiciens que le roi y entretient pour étudier l´architecture, la peinture et la sculpture. Le vaisseau sur lequel il s´est embarqué, en compagnie d’Augustin Charles d’Aviler, est attaqué et pris par les corsaires  d´Alger, où il est conduit en captivité. Les deux jeunes hommes restent prisonniers durant seize mois jusqu’au moment où la caisse royale paie leur rançon. Desgodets arrive à Rome début 1676. Au cours d’un séjour d’environ seize mois, il conçoit et exécute l´ouvrage qui fera sa réputation : Les édifices antiques de Rome, dessinés & mesurés très exactement, par Antoine Desgodets, publié à Paris en 1682.
Il devient contrôleur du château de Chambord en 1690. Membre de l'Académie d'architecture en 1694, il est désigné comme architecte de la maison du Roi en 1699,
Il est nommé, en remplacement de M. de la Hire, professeur de l´Académie royale d´architecture où il commence ses leçons publiques, le 5 juin 1716, et les continue jusqu´à sa mort brutale, le 20 mai 1728. Au cours de ces années d’enseignement, il traite « des ordres d´architecture, de la construction des dômes, des églises, des palais, de la décoration de différents édifices, du toit des bâtiments, et de la coutume de Paris sur les édifices et rapports des jurés ».
Des notes de cours manuscrites, rédigées par des élèves, circulent pendant de nombreuses années et commencent à faire jurisprudence. L’idée de génie de Claude Martin Goupy est de rassembler ces copies en un seul ouvrage, qu’il entreprend de « mettre au jour avec les augmentations & changements dont il étoit susceptible depuis sa composition », comme il l’explique dans sa préface. Il s’agit, en fait, du premier ouvrage imprimé consacré au droit français de la construction et de l’architecture, car « un architecte ne peut avec sûreté se charger de la conduite de quelque bâtiment, s´il n´est instruit des lois de la coutume ; autrement, il court le risque, à chaque instant, de faire des fautes qui détruisent sa réputation et qui ruinent les propriétaires ou les entrepreneurs qui, dans certains cas, sont responsables des événements. Car il ne peut fonder un bâtiment, s´il ne fait ce qui doit s´observer entre voisins pour les clôtures, pour les puits, les fosses d´aisance, les puisards, etc ». Cette présentation synoptique des coutumes urbanistiques est très caractéristique de l’encyclopédisme juridique de la fin du XVIIIème siècle. En plus de ses annotations, Goupy énumère sur une trentaine de pages l’ensemble des bornes de la ville et des faubourgs de Paris, posées en 1724 pour délimiter chacun des quartiers.

Historique des éditions (liste non exhaustive et qui demande à être complétée)

- 1748. Édition originale, sans indication d’éditeur. In-8°. Deux parties de XXXVI-437 pp. et  de 204-XXXVII pp.
- 1766. Sans indication d’éditeur. In-8°, deux parties de XXXVI-431 pp. et 198-XXXVII pp.
- 1768. Paris, Babuty fils. In-8° de XXXII-700 pp.
- 1770. Paris, De Bure fils. 2 parties en un vol. in-8° de XXXII-360 pp. et de 282-XXIV pp.
- 1773. Paris, Barrois. in-8°, XXXII-702 pages, reliure plein veau brun.
- 1776. Paris, De Bure fils. In-8°, XXXII-702 pp.
- 1777. Paris, Barrois. In-12°. 702 pp.
- 1777. Paris, Bailly. in-8°, XXXII-780 pp.
- 1777. Paris, De Bure fils. 2 parties reliées en 1 volume in-8°
- 1787. Paris, Les Libraires Associés. 8 volumes. 700 pp., sans illustrations.
- 1787. Rouen, J. Racine. In-8° de XXXII-364-100 pp.
- 1802. Avignon, Chambeau. In-8°.
Tous ces ouvrages sont en vente auprès de libraires spécialisés dans les livres anciens (consulter les moteurs de recherche sous Desgodets Loix) ou sont consultables à la BNF. Le prix varie entre 125 et 430 €, selon les éditions, le type de reliure (en général, plein cuir) et l’état de conservation de l’exemplaire).
À noter également, la reprise de l’ouvrage par Lepage (P.). Lois des bâtiments ou le nouveau Desgodets, traitant suivant les codes Napoléon et de Procédure. Paris, Garnery, 1808. Petit in-4°. Nouvelle édition chez Garnery en 1811 et à Bruxelles en 1836.

Notes
[1] On a découvert par ailleurs en 1941 un dessin d’ébénisterie à la mine noire portant la date de 1766, trois ans avant la vente du fief de Meaux.
[2] Lire à ce sujet : Hervé Collet. Eaubonne au XVIIIème siècle. Éditions du Cercle historique et archéologique d’Eaubonne et de la Vallée de Montmorency, Eaubonne, 1972, pp. 47-50.
[3] Charles Lefeuve. Le tour de la Vallée (1856). Chapitre Eaubonne.
[4] Essai sur Eaubonne
[5] Le palais Bourbon a été construit pour Louise Françoise de Bourbon, Mademoiselle de Nantes, fille légitimée de Louis XIV et de Madame de Montespan, qui avait épousé Louis III de Bourbon-Condé, duc de Bourbon et 6e prince de Condé. La construction du bâtiment commence en 1722. Plusieurs architectes se succèdent, Giardini, Pierre Cailleteau dit « Lassurance », tous deux prématurément décédés, puis Jean Aubert et Jacques V Gabriel qui termine les travaux en 1728. Il devient la propriété du Prince de Condé qui l'agrandit en 1764. Il a alors la forme d'un vaste palais dans le style du Grand Trianon à Versailles et proche de l’hôtel de Lassay, construit simultanément et auquel il va bientôt être rattaché par une galerie (source : Wikipedia).
Notons que le bâtiment qui abrite l’Assemblée Nationale s’écrit le « palais Bourbon », tandis que l’institution politique s’écrit « le Palais-Bourbon » (comme on dit le Palais du Luxembourg).

Hervé Collet,

président du Cercle Historique et Archéologique d’Eaubonne
et de la Vallée de Montmorency (Val d’Oise). Janvier 2007.

Publié sur le site de Valmorency (Association pour la promotion de l’histoire et du patrimoine de la Vallée de Montmorency) : www.valmorency.fr
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