LES ARCHITECTES-PAYSAGISTES DE LA VALLÉE DE MONTMORENCY

BARILLET, BERTHAULT, VARÉ, VISCONTI



De tous les architectes-paysagistes qui ont aménagé de nombreux parcs autour des châteaux du Val d’Oise, de la Révolution au second Empire, comme Édouard André1, Jean-Pierre Barillet2, Louis-Martin Berthault, les frères Bühler3, Gabriel Thouin4, Louis Sulpice Varé, nous verrons que seuls, pour la vallée de Montmorency, Louis-Martin Berthault et Louis Sulpice Varé sont attestés par les textes, pour la période du Consulat et du premier Empire (1799-1815), de la Restauration (1815-1830), de la monarchie de Juillet (1830-1848), de la IIe République (1848-1852) et le second Empire (1852-1870), et encore faut-il être très prudent pour ces attributions. Il en est de même pour les réalisations de l’architecte Louis Visconti dans la vallée de Montmorency concernant son association aux constructions des châteaux de Bury à Margency et de la « Maison Blanche » à Montlignon. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous le regroupons avec les architectes-paysagistes, leurs histoires étant liées par les sites sur lesquels ils ont œuvrés.


LOUIS-MARTIN BERTHAULT (ca. 1771-1823)


Louis-Martin Berthault, architecte naît à Paris vers 1771. Élève de Percier5, il montre beaucoup de goût pour la composition des parcs et des jardins anglais, très en vogue à l’époque. Il dessine ceux de La Malmaison, pour l’impératrice Joséphine ; ceux du château de Jouy-en-Josas, pour Oberkampf . Il est aussi l’auteur des parcs de La Jonchère près de Marly, de Compiègne, de Pontchartrain, de Ruslay, de Saint-Leu [-la-Forêt], du Raincy, de Beauregard, d’Armainvilliers, de Condé, de Basville et de Château-Margaux. Il s’occupe également de la restauration des hôtels d’Osmond et Récamier à Paris. Nommé sous l’Empire architecte du château de Compiègne et des bâtiments de la Légion d’honneur, il continue à remplir ces fonctions sous Louis XVIII. Il meurt à Tours le 16 août 1823. Une Suite de 24 vues de jardins anglais, exécutées par Berthault, a été gravée d’après ses dessins6.


Louis-Martin Berthault à Saint-Leu

Le 2 juin 1804, Louis Bonaparte, frère de Napoléon Ier (1779-1846), futur roi de Hollande de 1806 à 1810, acquiert les deux châteaux de Saint-Leu-la-Forêt et de Saint-Prix, grâce à un don de 600 000 francs consenti par l’Empereur. Il fait démolir celui « d’en haut », et s’installe avec son épouse, la reine Hortense née de Beauharnais (1783-1837), dans le domaine « d’en bas ». Leur fils cadet, le futur prince-président, puis Empereur Napoléon III, s’intéressera vivement à Saint-Leu-la-Forêt, et aidera la ville, en particulier, lors de la construction de la nouvelle église Saint-Leu et Saint-Gilles, en 18517.

Sur le plan, l’ensemble du domaine affecte approximativement la forme d’un quadrilatère d’environ quatre-vingts hectares, orienté est-ouest. Situé entre la vallée et la forêt de Montmorency, le terrain est assez fortement pentu, depuis une sinueuse ligne de crête au nord, que couronnent les frondaisons de la forêt, jusqu’à la route de Saint-Prix, en contrebas, qui limite en ligne droite la propriété au sud.


Berthault, a pour tâche principale de donner une unité paysagère à ces éléments sans doute disparates. Depuis le château de Saint-Leu-la-Forêt, situé à l’angle sud-ouest, et qu’il isole habilement du village, il ouvre vers l’est une grande perspective qu’il accélère quelque peu à son extrémité grâce à deux masses boisées qui se pressent de part et d’autre de la trouée vers Saint-Prix.

Perpendiculairement à cet axe, qui privilégie le point de vue du château, il dispose à flanc de coteau une série de plantations qui, en enchaînant subtilement les plans, structure la perspective. Pour compléter le décor hydraulique qu’a conçu, au XVIIIe siècle, le marquis de Laborde pour l’agrément du « château d’en bas », Berthault réalise un ambitieux projet à l’échelle de ce nouvel et vaste ensemble :

- à mi-pente, et parallèlement au grand axe, création d’un plan d’eau circulaire, que prolonge sur environ 400 mètres une rivière qui s’élargit à l’autre extrémité autour d’une île,

- en contrebas, un second plan d’eau, alimenté par le premier, et situé à proximité de la porte de Saint-Prix. Quelques ponts « rustiques », abris à bateaux, et fabriques viennent compléter cette « campagne » que la reine Hortense juge être « l’un des plus jolis lieux de France »8.

La reine Hortense, qui deviendra duchesse de Saint-Leu-la-Forêt en 1814, reste propriétaire du domaine après sa séparation d’avec Louis Bonaparte. La chute de l’Empire, en 1815, l’oblige à partir en exil au château d’Arenenberg, sur les bords du lac de Constance, où elle décède en 1837.

Le duc de Bourbon, prince de Condé, habite Saint-Leu-la-Forêt après le départ d’Hortense. Il y demeure jusqu’à sa fin tragique en 1830. Le domaine revient, par testament, à la baronne de Feuchères, et passe aux mains de M. Fontanille, qui le revend au détail. M. Vidal, qui s’est porté acquéreur du château et des alentours fait percer, dans le parc, deux allées rectilignes, les actuels chemins d’Apollon et de Madame. La rue des Vandales (actuelle rue du Château) est tracée perpendiculairement.

Puis l’ensemble est loti et dispersé entre une trentaine d’acquéreurs. Le château est détruit en 1837. Quant aux beaux arbres qui faisaient l’ornement de ce domaine, ils ont déjà été vendus, semble-t-il, par la baronne de Feuchères9… qui tente de vendre, pour aménager des lotissements, et surtout faire rentrer beaucoup d’argent, toute la partie nord-ouest de la forêt de Montmorency au-dessus de Saint-Leu-la-Forêt et de Taverny, mais aussi le domaine du château de la Chasse, qui fait partie du vaste domaine de Saint-Leu [-la-Forêt]-Taverny acquis en 1804 par Louis Bonaparte.


LOUIS- SULPICE VARÉ (1803-1883)


Laissons Daniel Baduel, auteur de plusieurs ouvrages sur le village de Saint-Martin-du-Tertre, nous conter l’histoire de la vie difficile de Louis Sulpice Varé, le « Le Nôtre du Val d’Oise », souvent oublié par rapport aux autres architectes-paysagistes, auquel il a consacré plusieurs articles10.

Les grands-parents paternels de Louis Sulpice Varé sont domiciliés à Précy-sur-Oise (Oise), où le grand-père est cultivateur. Originaire également de l’Oise, son père, Louis Jérôme, exerce la profession de menuisier quand il vient se fixer à Saint-Martin-du-Tertre où, un an plus tard, il épouse Marie Madeleine Geneviève Best. Le père de son épouse, Vital Best dit Marcellin11, est « entrepreneur de terrasses » et réside à Saint-Martin-du-Tertre.

Louis Sulpice naît le 15 mai 1803, à Saint-Martin-du-Tertre12. Un peu plus de deux ans après sa naissance, sa mère âgée de vingt-cinq ans décéde13. Louis Jérôme, son père, se remarie environ deux ans plus tard avec Marie Anne Prudence Charlotte Lévêque, issue d’une ancienne famille du village. De cette union, Louis Sulpice aura trois demi-frères, dont deux mourront jeunes, et une demi-sœur.

Quatre jours après ses vingt et un ans, lorsque le 11 mai 1824, Louis Sulpice s’unit à Marie Josèphe Sophie Hudde qui a vingt-huit ans. Il se déclare, déjà à ce moment, entrepreneur de terrasses14. De leur mariage naîtront quatre fils, dont un mort-né. À vingt-huit ans, il est nommé capitaine de la garde nationale de Saint-Martin-du-Tertre15.

Lors du mariage de sa sœur, Marie Anne Rose, le 25 mai 1837, Louis Sulpice est témoin, il déclare être maître-terrassier16.

C’est par l’acte de naissance d’Anthony Charles Ernest Varé17 - futur architecte -, fils de Louis Joseph et petit-fils de Louis Sulpice Varé, que nous apprenons que le père et le fils sont architectes-paysagistes et que les deux témoins, qui ne sont autres que les deux autres fils de Louis Sulpice, exercent la même profession18.

Louis Sulpice Varé est conseiller municipal, puis il occupe les fonctions de maire de la commune de Saint-Martin-du-Tertre de 1844 à 1870 et de 1878 à 1881, tour à tour nommé par le préfet ou élu par les habitants du village.

Le 16 mai 1883 à 21 h 30, il décède en sa propriété de Saint-Martin-du-Tertre. Il repose au cimetière du village. Sa chapelle funéraire jouxte son domaine19.


Ses réalisations dans la région

C’est assez jeune, et sous la conduite de son grand-père maternel, qu’il apprend le métier dans les parcs prestigieux du prince Louis-Napoléon Bonaparte à Saint-Leu-la-Forêt (vers 1830)20 ou du prince Joseph-Napoléon Bonaparte à Mortefontaine21 (Oise), entre autres.

Ses premières réalisations, il les effectue dans la région, à Herblay pour M. Sauné (1836) et pour le prince de Lascaletta au château d’Herblay (1841), à Beaumont-sur-Oise pour M. Sinoquet (1836) et pour M. Chéron (1851), à Saint-Prix pour M. Léopold Double, propriétaire du château des Vendôme (1854)22, à Enghien-les-Bains pour le baron de Montry (1855)23, à Saint-Martin-du-Tertre dans le parc de sa propriété.

À Châtenay-en-France, Martin Hérelle lui commande en 1836 un projet très important qu’il ne mènera pas à bien, car c’est le gendre, Édouard Moreau, du petit-fils de Félix Hérelle, qui fera achever cette création après le décès de Louis Sulpice Varé, en faisant appel aux frères Bulher.

Ses travaux sont remarqués et de nombreux propriétaires font appel à son art. Ses créations dépassent les limites du département de Seine-et-Oise. Il est appelé à travailler dans le Nord, dans la Marne, dans l’Yonne, dans l’Oise ainsi qu’en Seine-et-Marne. Là il œuvre pour Justinien Clary qui s’est rendu acquéreur d’un somptueux domaine à Seine-Port. Ce dernier fera élever un obélisque à la renommée du grand paysagiste, où les mots suivants seront gravés sur le monument24.

« L’an 1852, le vicomte J. Clary commença la transformation du parc du Pavillon-Royal d’après les plans de Louis Sulpice Varé, créateur du bois de Boulogne ».

C’est à Seine-Port, en Seine-et-Marne, perché sur une rive de la Seine que s’élève, dans la propriété de Justinien Clary, cet édifice en son honneur.

Si Louis Sulpice Varé reste méconnu, le « Le Nôtre du Val d’Oise », pour reprendre l’expression de Florence Collette25, devrait être célèbre. En effet, qui ne connaît le bois de Boulogne ? C’est en 1853 qu’il obtient son premier contrat officiel. Napoléon III, qui avait vécu en Angleterre, avant de pouvoir rentrer en France, sait bien que les jardins publics anglais sont supérieurs aux nôtres. Aussi songe-t-il, dès le début de 1852, à doter Paris d’un magnifique parc. L’État a cédé à la Ville de Paris le bois de Boulogne par décret. À peine est-il vendu que la Ville prend possession de son nouveau domaine de 846 hectares. Varé a travaillé pour la famille Bonaparte précédemment. L’Empereur s’en est peut-être souvenu. Il fait donc appel à cet habile architecte-paysagiste. M. Varé trace les plans du parc projeté d’après les indications que lui avait fournies l’Empereur26. À cette époque la Revue des Beaux-Arts écrit : « M. Varé est petit-fils et élève de M. Best-Marcellin [1745-1841], qui a créé pour le prince Louis Napoléon le parc de Saint-Leu [-la-Forêt], et pour le prince Joseph Bonaparte celui de Mortefontaine. Architecte-paysagiste, il connaît parfaitement la nature des différents arbres, l’aspect qu’ils peuvent produire et les lois de la culture. Le vert sombre des sapins contrastera agréablement avec le feuillage des autres arbres ; l’œil sera satisfait d’une grande variété de formes et de couleurs ; l’art, on peut le dire, entre ses mains triomphera de la nature ».

Louis Sulpice Varé crée, à Saint-Martin-du-Tertre au lieu-dit le Vivray, une maquette27 du bois de Boulogne avec rivière, pont, lacs sur un terrain qu’il a hérité de son grand-père. Napoléon III serait, paraît-il, venu découvrir et se rendre compte de la beauté du projet. Il reste, encore aujourd’hui, quelques vestiges de cette réalisation, sous le lavoir du Vivray, lequel mériterait d’être apprécié des Saint-Martinois.

La tâche est immense, ce sont 846 hectares qu’il faut aménager. Varé aura sous ses ordres de nombreux employés dont une demi-douzaine de jardiniers qui viendront de Saint-Martin-du-Tertre. Varé ne mènera pas à terme son œuvre. Une erreur de nivellement dans le tracé des pièces d’eau, entre le Rond Royal et la route de Mortemart, servira de prétexte à sa disgrâce28. En 1854, il sera remplacé par un ingénieur des Ponts et Chaussées, plus jeune et dans la mouvance du baron Haussmann, M. Jean Charles Alphand29.


Le bois de Boulogne vu par les pépiniéristes de Montlignon

Napoléon III qui a décidé en 1853 la remise en état du Bois de Boulogne et le renouvellement des plantations, fait appel à un paysagiste déjà connu pour ses travaux et dont le grand-père a créé le parc de la famille Bonaparte à Saint-Leu-la-Forêt : Louis-Sulpice Varé, de Saint-Martin-du-Tertre. Il s’agissait là d’un très gros chantier de 846 hectares, où travailleront six maîtres-jardiniers, 1200 ouvriers, 300 chevaux.

Louis-Sulpice Varé commande à son ami, et parrain de son fils, Antoine-Jean Monneau 400 000 arbres et arbustes, ainsi que des conifères ; mais, malgré l’importance de son exploitation, celui-ci ne peut fournir la totalité des plants demandés et proposa donc à ses collègues du village de l’aider à compléter la fourniture. Tous sont d’accord.

Même si Louis-Sulpice Varé ne réalise pas la totalité du travail prévu – le préfet Haussmann le fait remplacer, dès novembre 1854, par un homme plus jeune et plus diplômé, Alphand, qui aura la paternité du lieu – l’importance des ventes d’arbres et des transports de végétaux de Montlignon à Paris font aux pépinières de la commune une publicité flatteuse et commercialement intéressante.

Cet épisode est une occasion de remarquer la solidarité qui existe entre les pépiniéristes du pays, presque tous parents à divers degrés. Ils la pratiquent tout au long de l’année, depuis que Nicolas Monneau leur en a donné l’impulsion: lorsque l’un d’entre eux constate qu’il n’a pas, ou pas assez, de plants pour répondre à une commande, il va les prendre dans la pépinière d’un collègue et l’informe de son prélèvement. Réunis ensuite à la Pentecôte à l’auberge du pays, les pépiniéristes règlent leurs comptes et boivent à la santé de leur profession30.


Décoré par compensation ?

Peu après Louis-Sulpice Varé se verra nommé par l’Empereur dans l’Ordre de la Légion d’Honneur31. Est-ce une manière de le remercier élégamment ? Nous ne le savons pas, mais l’Empereur, d’une certaine façon le protégera. Son échec du bois de Boulogne, qui n’en est assurément pas un, aura un effet bénéfique, puisque la haute société titrée lui confiera la décoration de ses parcs. Il ira jusqu’à Marseille pour dessiner un parc…zoologique.


Sa technique

Au début de sa carrière, il exécute des compositions un peu simples où il limite le nombre des allées, avec des boisements moins découpés, l’implantation des bosquets moins compliquée et des pièces d’eau assez rares. Il fera preuve, par la suite, d’une grande maîtrise dans l’ordonnancement des parcs avec des allées très larges et fort dégagées, de grands espaces de pelouse délimités par des bosquets d’arbres, évitant toute symétrie32.


Autres réalisations de Louis Sulpice Varé

Certains parcs sont également mentionnés par d’autres sources écrites, citons ceux d’Asnières-sur-Oise, domaine de Touteville ; de Saint-Martin-du-Tertre, le parc de sa propriété de 5 hectares, mais aussi la maquette du Bois de Boulogne au lieu-dit « le Vivray ».

Certains parcs sont présumés être de Varé, selon la tradition orale. Citons ceux de Bouffémont (institut médical) ; Margency : Grand-Bury et Maugarny ; Méry-sur-Oise : le parc du château ; Nointel : le parc du château ; Presles : le parc du château de Courcelles, vers 1860, il passe pour être l’un des plus beaux que conserve le département, et enfin Saint-Martin-du-Tertre, le parc du château de Franconville-aux-Bois de M. Amiot.


LOUIS VISCONTI (1791-1853)


Louis Tullius Joachim Visconti, architecte français (Rome 11 février 1791- Paris 23 décembre 1853), fils de Ennio Quirino Visconti, archéologue italien (Rome 1751 – Paris 1818). Élève de Percier, il construit à Paris la fontaine Gaillon, celle de la place Louvois, la fontaine Molière et donne les plans de la fontaine « des Quatre-Évêques », place Saint-Sulpice. On lui doit également le tombeau de l’Empereur aux Invalides. Il est chargé en 1852 de réunir le Louvre aux Tuileries, et c’est Lefuel qui achèvera son œuvre33.

Voici comment sa biographie, très détaillée, et sa bibliographie principale sont données dans le Nouveau dictionnaire biographique et critique des architectes français, publié en 1887.

« Louis Tullius Joachim Visconti, fils d’Ennius Visconti, le célèbre archéologue, naît à Rome le 11 février 1791. Son père, ayant été obligé de quitter l’Italie par suite des évènements politiques, se réfugie en France avec son fils, en 1798, et le fait naturaliser Français, en 1799. En 1808, Louis Visconti entre à l’École des Beaux-arts et y étudie l’architecture, sous Percier34, jusqu’en 1817. En 1814, il remporte le second grand prix d’architecture (une bibliothèque-musée), et, en 1817, le prix départemental. Il débute modestement par les fonctions de conducteur des travaux de l’entrepôt des vins. En 1822, il est sous-inspecteur des travaux du Ministère des Finances, sous Destailleur35. En 1824, il est nommé inspecteur à la même agence et, en même temps, chargé de la construction de la fontaine Gaillon. En 1825, il remplace Lannoy comme architecte de la Bibliothèque royale. Il conçoit à cette époque plusieurs projets pour la reconstruction de cet édifice, mais aucun d’eux ne sera exécuté. Cependant, de 1829 à 1832, il y mène divers travaux d’appropriation. C’est aussi vers 1825, qu’il construit la maison de Mademoiselle Mars, rue de la Tour-des-Dames. En 1826, il est nommé architecte-voyer d’arrondissement de la ville de Paris ; puis, en 1848, architecte divisionnaire. En 1831, il restaure l’hôtel de Forbin-Jauson. En 1832, il est nommé conservateur de la 8ème section des monuments publics de Paris, comprenant : la Bibliothèque royale, le monument de la place des Victoires, les portes Saint-Denis et Saint-Martin et la colonne Vendôme. De 1835 à 1839, il éleve la fontaine Louvois. En 1836, il est chargé de l’organisation des fêtes publiques. En 1839, il est nommé architecte des portes Saint-Denis et Saint-Martin et du monument de la place des Vosges. En décembre 1840, il dirige les travaux de décoration relatifs à la rentrée des cendres de Napoléon Ier, et, en 1842, il est chargé, à la suite d’un concours, de la construction du tombeau de l’Empereur, dans l’église des Invalides. Cette même année, il termine la fontaine Molière, qui est inaugurée le 17 février. En 1843, il commence la fontaine de la place Saint-Sulpice, terminée seulement en 1849. En 1846, il est nommé membre honoraire du Conseil des bâtiments civils. En 1850, il est architecte de l’empereur, et, en 1851, il donne le plan général pour la réunion du Louvre aux Tuileries. La première pierre des bâtiments est posée à la fin de juillet 1852. En 1853, il est nommé membre de l’Académie d’Architecture, en remplacement de Blouet36. Outre les travaux que nous venons d’énumérer, on lui doit : l’hôtel de Pontalba, rue du faubourg Saint-Honoré (de cet hôtel reconstruit récemment, il ne reste plus que la porte principale) ; l’hôtel de Lauriston, avenue des Champs-Elysées (1845) ; l’hôtel Collot, quai d’Orsay ; et un autre, avenue Gabriel ; les tombeaux des maréchaux de Lauriston37, Gouvion Saint-Cyr38, Soult39 et Suchet40. Enfin une fontaine à Bordeaux, avec Gumery et Jouaust. Visconti, qui a été nommé chevalier de la Légion d’Honneur en 1831, et promu officier de l’Ordre en 1846, meurt, à Paris le 29 décembre 1853. (Almanachs du Bâtiment de 1827 à 1853 ; Archives de l’École des Beaux-Arts ; Bellier ; Comptes rendus de l’Académie d’Architecture, Discours de M. Raoul Rochette, du 3 janvier 1854 ; de M. Baltard, du 15 novembre 1873, de M. Hittorf, du 29 décembre 1859 ; Journal des Artistes, 1831 ; Moniteur des Architectes, 1881 ; Gabet ; Gourlier ; Lance ; Revue générale d’Architecture, tomes II et VI)41 ».


Son œuvre dans la vallée de Montmorency

Mais Louis Tullius Joachim Visconti, nous intéresse en particulier, en tant qu’architecte, pour son œuvre dans la vallée de Montmorency. Il est concepteur des châteaux de Bury à Margency42 et du « Château Blanc » de Montlignon43, dont il ne subsiste actuellement que l’Orangerie.


L’orangerie du château de Montlignon

Ce bâtiment est celui de l’ancienne orangerie du château, appelé Château Blanc ou Maison Blanche. À l’origine, l’ancien hôtel seigneurial et ses dépendances, propriété des chanoines de la Sainte-Chapelle de Vincennes, appelés Les Bonshommes44, depuis le XIVe siècle, don du roi Charles V, sont vendus comme biens nationaux lors de la suppression de la congrégation en 1790. Le Château Blanc, appartenant à M. Le Bas Duplessis, seigneur de Saint-Prix et en partie de Montlignon, ainsi que l’édifice qui l’a remplacé, construit sous la Restauration, est démoli après 1945. Le domaine très vaste, d’une superficie de près de 10 hectares, avec pièces d’eau, est devenu propriété de l’Éducation nationale et plus récemment, de la communauté d’agglomération Val-et-Forêt45.


Le château du Grand-Bury à Margency

Le domaine de Bury est délabré au début du XIXe siècle. Le Moulin Martinot a disparu. Au décès de Joseph Sanson, en 1808, les héritiers vendent la propriété à Dufossey de Breban, qui la garde jusqu’en 1818. Elle est achetée en 1822 par Ferdinand Tattet, agent de change, qui réside habituellement rue de la Grange-Batelière à Paris. Il fait démolir les vieux bâtiments longeant le chemin reliant Saint-Leu-la-Forêt à Montmorency et les remplace par le château actuel, bâti en 1834-1835 sur les plans de l’architecte Visconti, auteur de nombreuses constructions non seulement à Paris mais dans la vallée de Montmorency. Le parc du château du Grand-Bury46 serait dû à Louis-Sulpice Varé, comme celui du château de Montgarny (Maugarny), à moins qu’ils ne soient attribuables, comme certains l’écrivent47, à Jean-Pierre Barillet-Deschamps48.

Voici comment le docteur Perrochet le décrit en 183949 :

« Le parc, si bien dessiné, de Bury, appartenant à madame veuve Tattet, se fait remarquer par l’heureuse disposition de ses eaux, par le choix de ses arbres d’agrément, et par l’élégante architecture de sa maison ; du perron qui orne la façade principale, on jouit d’une vue champêtre des plus riantes, se terminant à Eaubonne sur la belle propriété de madame Pérignon. Il serait difficile de rendre l’effet merveilleux du petit labyrinthe à la suite de la grande pièce d’eau, entouré et sillonné de ruisseaux, hérissé de rochers, planté de grands arbres de toutes les contrées, et bruyant d’une foule de cascades. Tout le parc en général offre une promenade des plus agréables et des plus variées ».


Barillet aurait-il aménagé les parcs des châteaux de Bury et de Maugarny à Margency ?

Jean-Pierre Barillet-Deschamps aurait, selon certains50, remplacé Louis Sulpice Varé, après son soi-disant échec au Bois de Boulogne, et réalisé les aménagements respectifs (et bien antérieurs de 20 ans) des parcs des châteaux du Grand-Bury et de Maugarny (château Leroux) à Margency, et peut-être aussi celui du parc du « Château Blanc » à Montlignon, de près de 10 hectares de superficie. Les premier et dernier édifices au moins ayant été construits par le même architecte, Louis Tullius Joachim Visconti (1791-1853).

Compte-tenu du fait que le château du Grand-Bury à Margency fut bâti en 1834-1835, sur les plans de l’architecte Visconti (1791-1853) et que son parc fut lui aussi aménagé à la suite, dans la même période, et probablement avant le décès de l’architecte, il ne peut avoir été dessiné par Jean-Pierre Barillet, qui n’avait à l’époque que 10 ou 11 ans ! Et de surcroît, il n’arrive à Paris, suite à la requête du préfet Haussmann, qu’en 1855, à l’âge de trente-et-un ans, pour s’occuper de la suite de l’aménagement du bois de Boulogne, après le départ forcé de Louis Sulpice Varé, qui est remplacé dès novembre 1854, par Jean-Charles Alphand, plus jeune et plus diplômé

Nous conserverons donc, jusqu’à preuve du contraire, le nom de Louis Sulpice Varé associé aux aménagements respectifs des parcs des châteaux du Grand-Bury et de Maugarny à Margency, et peut-être aussi pour celui du parc du « Château Blanc » à Montlignon.

Mais puisque nous l’avons cité et qu’il a marqué la création des jardins du second Empire, nous nous permettons de publier en annexe le résumé de sa vie et de son œuvre.



Gérard Ducoeur,

mai 2010.



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Vaquier (A.), Le marquisat de Franconville [-aux-Bois], in Mémoires SHAPV, t. LXIV, Pontoise, p. 79-102.


Annexe


JEAN-PIERRE BARILLET (1824-1875)

Jean-Pierre Barillet est jardinier en chef de la ville de Paris. Né de parents cultivateurs à Saint-Antoine-du-Rocher (Indre et Loire), le 7 juin 1824, il entre, en 1845, comme surveillant et moniteur de jardinage à la colonie agricole et pénitentiaire de Mettray (Indre et Loire). Son intelligence attire sur lui l’attention de son directeur, M. Dumetz, qui l’envoie à Paris suivre les cours d’horticulture du jardin des Plantes et qui le charge, par la suite, d’organiser une école d’horticulture à Mettray. Vers 1850, Barillet, qui se faisait appeler Barillet-Deschamps s’établit à Bordeaux comme architecte-paysagiste. Il y crée, à Longchamp, en 1853, un jardin d’hiver comportant de grandes serres. Quelques années plus tard [1855], il est appelé à Paris et nommé jardinier en chef de la ville. Il travaille à la décoration florale des jardins, mais coopère également à l’aménagement des Champs-Élysées, du bois de Boulogne et du bois de Vincennes. Il crée le parc des Buttes-Chaumont, le parc Monceau et donne le plan du parc de l’Exposition de 1867.

Sa grande expérience le fait employer par des cours étrangères. Il travaille à l’amélioration du Prater, à Vienne (Autriche). En 1873, il est mandé au Caire par le vice-roi d’Égypte, qui le charge d’importants travaux qu’il ne peut exécuter, car il meurt au retour de son voyage en Orient, à Vichy (Allier), le 12 septembre 1875. Il a publié, en 1869, un beau livre intitulé : Les pensées, histoire, culture, multiplication, emploi, illustré de fines planches en couleur51.

Luisa Limido, auteur d’un ouvrage récent l’Art des jardins sous le Second Empire52, dit de lui :

« Il inaugure un nouveau type de jardin, caractérisé par les vallonnements, les formes sinueuses des allées et des pelouses, la richesse de la décoration végétale, qui exalte la modernité du second Empire et de la bourgeoisie, nouvelle classe dominante. Les jardins parisiens se font le reflet de la société, de ses désirs, principes et valeurs. Ils révèlent en même temps ses faiblesses et ses contradictions. Image fidèle de la bourgeoisie parisienne, le nouveau jardin est diversement accueilli dans les pays où il est exporté : en province, à Lille, Marseille, Avignon, Hyères, ainsi qu'à l'étranger : Genève, Milan, Turin, Vienne et Le Caire. Le jardin parisien du second Empire caractérisera l'art des jardins du XIXe siècle et marquera de son empreinte la plupart des réalisations paysagères du XXe siècle ».



Gérard Ducoeur,

mai 2010.



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1 André (Édouard), horticulteur français (Bourges, 1840-La Croix, I.-et-L., 1911). Il devint jardinier principal de la ville de Paris. Il a professé à l’École d’horticulture de Versailles.

2 Nous traiterons cependant en annexe du rôle de Jean-Pierre Barillet concernant ses réalisations à Paris où il a remplacé L.S. Varé. Nous rechercherons la vérité concernant la réalisation du parc du château de Bury à Margency.

3 Les frères Bühler : Denis (1811-1890) et Eugène (1822-1907), horticulteurs d’origine suisse. Ils réalisèrent l’achèvement de l’aménagement du parc du château de Châtenay-en-France à la suite de L.S. Varé de 1881 à 1884 pour Édouard Moreau.

4 Thouin (Gabriel), paysagiste français (Paris 1747-id. 1829). Fils de Jean-André Thouin († 1764), « Jardinier du Cabinet du Roi », depuis 1745 [futur Jardin des Plantes], et du château de Stors (à l’Isle-Adam), et frère d’André Thouin, célèbre botaniste. Il réalise en particulier un parc à l’anglaise pour Mathieu, comte de Molé, qui remet en l’état le château d’Épinay-Champlâtreux, après la Révolution.

5 Percier (Charles), architecte français (Paris, 1764-id. 1838). Prix de Rome en 1786, il retrouve en Italie Fontaine son camarade de l’atelier Peyre. Ils sont tous deux considérés comme les maîtres du style Empire.

6 Blumer (M.-L.), L.-M. Berthault, in Prévost M. et Roman d’Amat, (sous la dir.), Dictionnaire de Biographie française, t. 6, Paris, lib. Letouzey et Ané, 1954, coll. 181-182.

7 Ducoeur (D. et G.), Saint-Leu-la-Forêt, in Le Patrimoine des communes du Val d’Oise, Flohic, 1999, p. 759-770.

8 Devauges (J.-D.), Le parc de Saint-Leu. Berthault en Val d’Oise, in Collectif, Jardins en Val d’Oise, CGVO, 1993, p. 171.

9 Lempereur (L.), Roche-Bernard (G.), Du pittoresque au romantisme : le parc de Saint-Leu, in Collectif, Jardins en Val d’Oise, CGVO, 1993, p. 165-170.

10 Baduel (D.), Louis-Sulpice Varé, in Saint-Martin-du-Tertre vers la modernité : 1800-2000. Imp. Domont, Syndicat d’Initiative de Saint-Martin-du-Tertre, 2006, 440 p.

Baduel (D.), Louis Sulpice Varé, architecte-paysagiste. À la découverte de Saint-Martin-du-Tertre, in Bull. JPGF, Villiers-le-Bel, 2e trimestre 1997, 2e éd. 1998, p. 116-118.

11 Arch.mun. Saint-Martin-du-Tertre : Registre d’état-civil 1833-1842, année 1843, acte n° 6. Il est né à Craponne (Haute-Loire) de Marcellin Best et d’Anne Varenne. Il est déclaré maître terrassier, cependant dans un acte du 8 juin 1819 (Best-Delafléchelle), il y est déclaré comme cultivateur-propriétaire.

12 Arch.mun. Saint-Martin-du-Tertre : Registre d’état-civil an V- an XI. Année 1803, p. 11 v° et 12 r°, acte n° 22. Le 26 floréal de l’an XI (15 mai 1803) a été enregistré la naissance de Louis Sulpice Varé, né le 25 floréal à 6 heures du matin.

13 Arch.mun. Saint-Martin-du-Tertre : Registre d’état-civil an XII- an XIII, p. 5 r°, supplément.

14 Arch.mun. Saint-Martin-du-Tertre : Registre d’état-civil 1823-1832, année 1824, p. 10 r° et sq. Acte n° 19.

15 Arch.mun. Saint-Martin-du-Tertre : Registre d’état-civil 1823-1832, année 1832, p. 6 r°. Lors du mariage de son frère Julien Valérie, cet état y est décliné.

16 Arch.mun. Saint-Martin-du-Tertre : Registre d’état-civil 1833-1842, année 1837, acte n° 21, p. 15 v° et sq.

17 Il repose avec Élisa Sainte-Beuve, son épouse, au cimetière de Bouqueval.

18 Arch.mun. Saint-Martin-du-Tertre : Registre d’état-civil 1853-1862, année 1859, acte n°7, p. 14 r° v°.

19 Arch.mun. Saint-Martin-du-Tertre : Registre d’état-civil 1883-1892, année 1883, p. 7 r°-8 v°, acte n° 15. Sa chapelle funéraire, carré B 54 AC, a été restaurée en 1996.

20 Cf. nos articles « Les parcs et jardins en vallée de Montmorency » et « Histoire générale de Saint-Leu-la-Forêt ».

21 Césari (Dominique), Les jardins des Lumières en Île-de-France, éd. Parigramme, Paris, 2005, 127 p., Mortefontaine, en part. p. 110-111.

22 Cf. notre article « Histoire générale de Saint-Prix ».

23 Cf. notre article « Histoire générale d’Enghien-les-Bains ».

24 Collette (F.), Péricard-Mea (D.), Lempereur (G.), Pigeaud (M.), Le temps des jardins, Comité départemental du patrimoine de Seine-et-Marne, 1992, 557 p., en particulier p. 126-129.

25 Collette (F.), Louis Sulpice Varé, in Collectif, Jardins en Val d’Oise, CGVO, 1993, p. 181-187.

26 Joanne (Adolphe), Les environs de Paris illustrés, itinéraire descriptif et historique, Paris, 1856, p. 23.

27 Elle est encore visible aujourd’hui.

28 Gilbert (Marianne), Le Bois de Boulogne, Paris, 1958, p. 56.

29 Alphand (Jean-Charles), ingénieur français (Grenoble 1817-Paris 1891). Il fut chargé, en 1854, par le préfet Haussmann de l’administration des promenades et contribua aux grands aménagements de Paris (bois de Boulogne et de Vincennes, Buttes-Chaumont, boulevard Richard-Lenoir, parc Monceau, etc.).

30 Bastard (J.), Delaplace (J.), Montlignon d’hier et d’aujourd’hui, Valhermeil, 2009, p. 81-82.

31 Ampliation n° 227 du décret de nomination du ministère de l’Intérieur en date du 5 juillet 1854.

32 Baduel (D.), Louis Sulpice Varé, architecte-paysagiste. À la découverte de Saint-Martin-du-Tertre, in Bull. JPGF, Villiers-le-Bel, 2e trimestre 1997, 2e éd. 1998, p. 116-118.

33 Collectif, L. Visconti, Grand Larousse encyclopédique édition Prestige, t. 20, Larousse, Paris, 1970.

Collectif, L. Visconti, in La Grande Encyclopédie, t. 31, Larousse, Paris, [ca. 1885-1902], p. 1055.

34 Voir supra note 5.

35 Destailleur (François), architecte français (Paris 1787-id. 1852). Élève de Percier, il est architecte de la duchesse douairière d’Orléans (1814), des ministères des Finances (1817) et de la Justice (1819), de la Monnaie (1833), et construit l’hôtel du ministère des Finances, rue de Rivoli, incendié en 1871.

36 Blouet (Abel), architecte français (Paris, 1795-id. 1853). Prix de Rome en 1821, il restaure les thermes de Caracalla, dirige les recherches archéologiques de l’expédition de Morée, devient professeur à l’École des Beaux-arts (1846), membre de l’Académie des Beaux-arts, et est chargé de terminer l’arc de triomphe de l’Étoile.

37 Lauriston (Jacques Alexandre Bernard Law, comte, puis marquis de), maréchal de France (Pondichéry 1768-Paris 1828). Il sert successivement le Premier consul, Napoléon Ier, les Bourbons (1814).

38 Gouvion Saint-Cyr (Laurent, marquis de), maréchal de France (Toul 1764-Hyères 1830).

39 Soult (Nicolas Jean de Dieu), duc de Dalmatie, maréchal de France (Saint-Amans-la-Bastide, devenu Saint-Amans-Soult, Tarn, 1769-id. 1851). Très riche, il s’intéresse aux activités économiques des saint-simoniens dans le Midi.

40 Suchet (Louis Gabriel), duc d’Albufera, maréchal de France (Lyon 1770-château de Montredon, près de Marseille, 1826).

41 Bauchal (Ch.), L. Visconti, in Nouveau dictionnaire biographique et critique des architectes français, Paris, libr. Générale de l’architecture et des travaux publics, André, Daly fils et Cie, 1887, p. 733-734.

42 Cf. notre article « Histoire générale de Margency ».

43 Cf. notre article « Histoire générale de Montlignon ».

44 Les Bonhommes possédaient en outre le prieuré du Meynel, à Maffliers, don de Bouchard V de Montmorency, en 1169, à l’ordre de Grandmont, ce prieuré sera l’une des nécropoles de la famille de Montmorency. Cf. notre article « Le rôle social et économique des communautés religieuses dans la châtellenie de Montmorency ».

45 Ducoeur (G.), Montlignon, in Le patrimoine des communes du Val d’Oise, Flohic, 1999, p. 753.

46 Collectif, Bury Reflet, La Chaumette Rosaire, Assoc. Scolaire Bury-Rosaire, éd. publicité Ceme Medias, Paris, janvier 1999, 44 p., Bury en part. p. 11

47 Voir infra note 50.

48 Voir infra annexe : Jean-Pierre Barillet.

49 Perrochet (Dr.), Essai sur la thérapeutique des eaux minérales d’Enghien et sur la topographie physico-médicale de la vallée de Montmorency, par le docteur Perrochet, de Montmorency, Paris, Malteste, 1839, 112 p., en part. p. 98.

50 Cf. château du Grand-Bury sur Wikipédia « Le parc du domaine fut dessiné par J.-P. Barillet-Deschamps, le paysagiste du Bois de Boulogne ».

51 Le Tourneur (St.), Barillet, in Prévost M. et Roman d’Amat, (sous la dir.), Dictionnaire de Biographie française, t. 5, Paris, lib. Letouzey et Ané, 1951, coll. 465-466.

Carré de Busserolle (J.-X.), Barillet, in Dictionnaire géographique, historique et biographique d’Indre-et-Loire et de l’ancienne province de Touraine, t. 1, Tours, impr. Rouillé-Ladevèze, 1878, ré-éd. Mayenne, 1988, p. 135-136.

52 Limido (Luisia), L’Art des jardins sous le Second Empire. Jean-Pierre Barillet-Deschamps (1824-1873), préface d’Yves Luginbühl, coll. Pays/Paysages, éd.Champ Vallon, 2002, 282 p.