LES HISTORIENS DE LA VALLÉE DE MONTMORENCY


Un nombre important d’écrivains, au cours des trois ou quatre derniers siècles, ont retracé l’histoire des territoires qui constituent ce que l’on nomme la Vallée de Montmorency (cf. la définition dans notre article Présentation de la Vallée de Montmorency).

La grande majorité d’entre eux ont concentré leurs travaux sur une seule commune. Leurs productions ont pris deux formes essentielles :

- Une publication couvrant la totalité du passé de la commune, en un ou plusieurs volumes. On l’appelle généralement une monographie communale.

- Un ouvrage traitant une époque ou un thème particulier. Il peut s’agir, notamment, d’un personnage ayant habité la localité.

Nous leur donnons l’appellation d’historiens « communaux ».

Certains auteurs, beaucoup moins nombreux, ont couvert plusieurs communes, en compilant et résumant leur histoire. Nous les appelons des « compilateurs » (ce terme n’est pas péjoratif : tous les historiens, à un titre ou à un autre, font à un moment donné de la compilation, à condition toutefois de vérifier leurs sources). La presque totalité d’entre eux ont fait porter leurs recherches sur une zone géographique dépassant largement la Vallée de Montmorency, par exemple :

- L’Île-de-France ou « Les environs de Paris ».

- Le Nord de Paris

- La Seine-et-Oise et, depuis sa création en 1967, le Val d’Oise.

On trouve aussi, à l’échelon intercommunal, des rédacteurs d’ouvrages ou d’articles de revues, qui abordent une problématique particulière, par exemple : les découvertes archéologiques, les parcs et les jardins, l’exploitation des carrières de gypse, etc. Nous leur donnons l’appellation d’écrivains « transversaux ». De la même manière, sur ce site, un article qui couvre, sous un angle particulier, l’ensemble ou une grande partie des communes de la Vallée, est qualifié de « transversal ».


Tous les écrivains qui explorent le passé ne sauraient être qualifiés d’historiens. Certains d’entre eux sont des journalistes, des chroniqueurs, des « fureteurs ». Leurs productions sont utiles et intéressantes, mais les indications qu’ils donnent doivent être examinées avec précaution et recoupées avec d’autres sources. Sans aller jusqu’à exiger des diplômes universitaires de très haut niveau, la recherche historique suppose une démarche à caractère scientifique, avec des règles précises

Par ailleurs, les travaux portant d’une manière ciblée sur la Vallée de Montmorency présentent un caractère récent. Sans les dater d’une manière immodeste à la création de Valmorency, il faut reconnaître que jusqu’à une période très proche, les recherches historiques sur la Vallée étaient essentiellement limitées à des monographies communales ou des publications transversales débordant largement le cadre valmorencéen.


Notre projet

Dans cette rubrique « Historiens valmorencéens », nous entendons mettre en valeur les précurseurs ou les acteurs contemporains d’une démarche visant à reconstituer l’histoire de l’ensemble de la Vallée de Montmorency.

Nous proposons, en conséquence la définition suivante : « Un historien valmorencéen est un auteur adoptant une démarche critique et référencée, dont les travaux portent ou ont porté sur plus de deux communes de la Vallée de Montmorency ».

Nous aurons, bien entendu, l’occasion d’évoquer quelques historiens qui ont produit des ouvrages, scientifiquement documentés, portant sur une seule commune. Mais dans un premier temps, nos articles porteront sur les écrivains qui ont délibérément adopté une approche transversale, c’est-à-dire, portant :

- soit sur le résumé du passé de plusieurs communes

- soit sur une thématique à caractère intercommunal permettant d’approfondir l’originalité de la Vallée.

NB. Nous n’abordons pas, dans cette rubrique :

- Les historiens qui, bien qu’ayant séjourné en vallée de Montmorency, ont écrit sur d’autres sujets que la vallée de Montmorency. Par exemple, Théophile Gautier.

- Les hommes de lettres qui ont apporté des éclairages sur la Vallée, sans être des historiens. Par exemple, Sainte-Beuve.

Ce qui ne nous empêchera pas de les évoquer, au titre d’une autre rubrique.

Par ailleurs, nous renvoyons nos lecteurs à l’article : Les principales sources de l’histoire valmorencéenne (à venir), où figureront, outre une bibliographie d’articles ou d’ouvrages historiques variés, des fonds anciens, des bibliothèques, des centres d’archives, des minutiers de notaires, des centres de documentation, etc.


Hervé Collet et Gérard Ducoeur,

avril 2010.



Publié sur le site de Valmorency (Association pour la promotion de l’histoire et du patrimoine de la Vallée de Montmorency) : www.valmorency.fr

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