HISTOIRE GÉNÉRALE DE DEUIL-LA BARRE



Le territoire communal de Deuil-la-Barre compte actuellement 385 ha, implantés sur le coteau et au pied de la butte témoin de Montmorency1, les quatre cinquièmes de son sol s’inclinant vers la Seine, entre 35 et 110 m d’altitude. Il porte le seul nom de Deuil jusqu’au 28 avril 1952, date à laquelle une loi autorise la municipalité à accoler le suffixe La Barre, du nom d’une de ses anciennes et prestigieuses propriétés, possédées entre autres par le chancelier Séguier.

Avant la création de la commune d’Enghien-les-Bains le 7 août 1850, le village de Deuil comprend le quartier d’Ormesson et longe l’ancien Estang de Montmorency, qui deviendra au XXe siècle le lac d’Enghien. Dans un premier temps, en 1850, Deuil perd 27,6 ha, à savoir une partie du quartier d’Ormesson, ainsi que l’accès au plan d’eau, qui porte à ce moment le nom de lac de Saint-Gratien. Le 25 janvier 1864, la commune se voit encore amputée d’un morceau de territoire (environ 30 ha), à savoir le hameau d’Ormesson. En compensation, elle reçoit un pavé de maisons, retiré à Montmorency et appellé la pointe de la Barre.

L’ancien village de Deuil ne dispose pas de véritables cours d’eau. Le ru d’Ormesson se contente de récupérer les fossés d’écoulement des eaux d’affleurement et des eaux pluviales. Des mares assurent l’approvisionnement du bétail2.


Une origine ancienne

L’étymologie du nom Deuil reste encore hypothétique. Beaucoup d’explications possibles ont été données. Aucune n’est déterminante. La forme carolingienne Diogilum conduit à la forme celtique latinisée Divoialum, signifiant lieu saint. Cette piste mène à l’idée d’une « clairière sacrée, c’est-à-dire un lieu entouré de bois avec une source ou un étang » ou d’ « un enclos sacré, sorte de temple rustique ou sylvestre au milieu d’une nature déjà domestiquée »3. D’où l’hypothèse de faire du lac Marchais l’emplacement d’un culte celtique pré-chrétien, qui serait à l’origine de la légende du martyre de saint Eugène à Deuil. En tout état de cause, des vestiges gallo-romains ont été retrouvés dans divers lieux de Deuil, comme dans les communes environnantes traversées par la célèbre chaussée Jules César : Soisy, Épinay, Montmagny. Sur les bords du lac Marchais ont été découvertes, à la fin du XIXe siècle, des poteries gallo-romaines, des monnaies romaines conservées au Musée municipal de la Chevrette4. Une portion d’aqueduc en pierre de taille existe encore dans les égouts de la ville. Une tradition, par ailleurs, rapporte qu’il y aurait eu un temple, au milieu du village, consacré à Mars ou à Mercure5.

Selon Mariane Mulon, Deuil, Diogilum en 8626, est issu de Divo-ialo « lieu divin ». Les textes hagiographiques parlent d’un lac sacré, tout proche, aujourd’hui le lac Marchais (« marais ») de saint Eugène. Eugène est le saint paroissial de Deuil… Le culte chrétien a dû succéder à un culte païen7.


Présentation générale du village de Deuil jusqu’au milieu du XIXe siècle

Jusqu’en 1850, date de la création de la commune d’Enghien-les-Bains, le territoire de Deuil sur s’étend sur 450 hectares environ. Il borde l’Estang de Montmorency (puis d’Anguien) qui deviendra le lac d’Enghien, et se trouve limitrophe de Soisy au niveau de l’actuelle gare d’Enghien8.

Extrait du plan de l'abbé De Lagrive 1740

Pendant tout l’Ancien Régime et jusqu’au milieu du XIXe siècle, le village est réparti en cinq grands quartiers :

- Le bourg concentre la très grande partie de la population, groupée autour de l’église. On y trouve également les fiefs Becquet, de Crissay (ou Crissé), Thibault-de-Soisy, du Pin, auxquels il faut ajouter le domaine du Prieuré.

- Le hameau de la Chevrette longe la grande route d’Auvers à Saint-Denis, vers le nord.

- Le hameau de la Barre lui fait face, à l’ouest.

- Le hameau d’Ormesson s’étend au sud, en limite d’Épinay. Il formera un quartier d’Enghien, en deux temps : 1850 et 1861.

- Au nord-est, sur la pente qui monte vers Montmorency, on trouve les riches terres qui entourent le lac Marchais9.

Le rapport à l’eau

Si le village n’est traversé par aucun grand ruisseau, il est baigné à ses extrémités par deux plans d’eau (d’inégale étendue, il est vrai), mais qui ne sont pas potables : le lac Marchais est surtout utilisé comme lavoir (quand il ne s’assèche pas brusquement) et l’étang qui deviendra le lac d’Enghien. Celui-ci, à vrai dire, est surtout un grand marais, voire un ensemble de marécages difficilement accessibles.

En fait, le rapport de Deuil à l’eau est complexe : le village n’en manque pas, mais pas tout à fait comme les habitants le souhaiteraient. Voilà ce qu’en dit Michel Bourlet :

« On a souvent écrit que la ville ne possédait aucune source, ce qui n’est qu’en partie vrai. En réalité, les eaux du coteau s’infiltrent lentement entre les couches de glaise : elles affleurent assez faiblement par places et forment quelques rares sources utilisables. La toponymie nous garde trace de la fontaine aux rayons (ou Oreillon) et autre Mortefontaines par exemple. Mais ces inflitrations contribuent à maintenir dans le sol et surtout dans le sous-sol une humidité gênante à plusieurs points de vue. Cette influence se manifeste dans toute la plaine basse par l’aspect des poiriers et des vignes atteints d’une jaunisse rebelle. Quant aux rues du village, elles sont aussi pendant la bonne moitié de l’année dans un état d’humidité boueuse qui n’y rend pas la circulation fort agréable pour les piétons »10.

La première trace écrite d’une fontaine publique date de 1716, quand le propriétaire du château de la Chevrette, Dru de Mongelas, veut doter son domaine d’un canal et d’un bassin, grâce à la pose de conduites forcées amenant les eaux depuis la colline. Il en profite pour offrir aux habitants un point d’eau qui sera le seul, à notre connaissance, à desservir le bourg jusqu’à la fin du XIXe siècle. Les grandes propriétés, quant à elles, bénéficient de puits artésiens.

Une exposition favorable à la vigne

En 1839, le docteur Perrochet décrit le village comme un endroit sain, protégé des « mauvais vents du nord-ouest et du sud-ouest » :

« Les vents de nord-est et d’est y soufflent en toute liberté par l’ouverture de la gorge qui court de ce côté entre Montmorency et la butte de Pierrefitte, avantage qui sauve de bien des affections endémiques toujours entretenues et développées par la constitution atmosphérique des lieux bas et humides lorsque les vents secs ne peuvent y aborder »11.

En raison de son exposition au midi et de sa situation de coteau, le terroir de Deuil est, depuis l’origine jusqu’au milieu du XIXe siècle, consacré principalement à la vigne12. Le vin deuillois est réputé. Bien abrité des vents du nord, le vignoble y occupe une place importante : 35 % du territoire en 1786, et déjà en 862, Diogilum, le futur Deuil, doit fournir aux moines de Saint-Denis leur boisson quotidienne. C’est une des raisons pour lesquelles cette abbaye tiendra longtemps à garder une emprise sur le village.

L’activité viticole est la principale ressource de Deuil. C’est en effet l’un des bourgs viticoles de forte production pour la Vallée, après Sannois et avant Eaubonne (2 188 muids). Pour l’année 1788, la production de vin est de 2 661 muids, soit 606 708 litres, tandis que Sannois, par exemple, gros bourg viticole, produit la même année 4859 muids, soit un peu plus de deux fois celle de Deuil (soit 54,76 % de la production de Sannois), et qu’à Montmagny13, sa voisine, la production n’est que de 918 muids, soit un peu plus d’un tiers celle de Deuil (34,50 % de la production de Deuil)14.


LE ROLE STRUCTURANT DU MARTYRE DE SAINT EUGÈNE


La vie et la mort légendaires de saint Eugène ont joué un rôle structurant dans le développement de la paroisse de Deuil, dans la mesure où l’église du village est placée sous le patronage de ce saint jusqu’à la période contemporaine.

Le saint Eugène dont il est question sur Deuil a été longtemps confondu avec le saint éponyme évêque de Tolède, celui que les Acta Sancti Eugenii nous présentent comme étant Eugenius  Marcellus, né sous le règne de Tibère, qui devint disciple de Denis l’Aréopagite et qui évangélisa les Espagnes (mort martyr le 15 novembre 95). Les historiens modernes et contemporains ont formellement mis en cause cette confusion, à commencer par Octave Comartin, historien de Groslay, en 1865 :

« Par une de ces méprises quelquefois volontaires dont on trouve d'autres exemples, on a mal à propos confondu saint Eugène de Deuil avec saint Eugène, évêque de Tolède. Ces deux personnages n'ont jamais eu rien de commun, si ce n'est leur nom »15.

Michel Bourlet, à la suite de Maurice Gachelin, réfute également la confusion des deux saints, mais se demande, légitimement, à quelle date situer le martyre du saint Eugène de Deuil, d’autant que l’on compte près d’une trentaine de saints portant ce nom. Nous renvoyons les lecteurs à sa très fine analyse, mais qui n’apporte pas de conclusion péremptoire16. Nous nous contenterons d’évoquer la légende deuilloise, telle qu’elle s’est propagée pendant des siècles, rapportée par Comartin :

« C'est au nord de Lutèce, aux environs des lieux incultes où furent plus tard Enghien et Montmorency, que saint Eugène, s'armant d'un courage héroïque, essaie de propager la parole divine. Tantôt c'est dans de sombres vallées ou sur des rocs escarpés, tantôt c'est aux carrefours des bois qu'il prêche la doctrine du Christ et qu'il tâche de conquérir à l'Évangile les païens endurcis ou les âpres sectateurs de Teutatès. Ses efforts ont à se déployer tout à la fois contre le polythéisme officiel soutenu par le sacerdoce romain et contre les préjugés enracinés d'un druidisme opiniâtre, dont les monuments de pierre sont restés debout dans les lieux d'alentour. Arrêté dans le cours de ses laborieux exploits, traduit devant le juge romain, saint Eugène paie de sa tête son ardeur invincible. Il est décapité au lieu même de ses prédications, dans la bourgade de Deuil (Dioilum). D'après une légende qui date du Xe siècle, son corps aurait été précipité dans un étang voisin, appelé le lac Marchais (Lacus Mercasii) et y serait resté pendant plusieurs siècles. (…) Vers l'an 629 de l'ère chrétienne, dit un écrivain très autorisé, alors que le paganisme expirant fuyait devant le christianisme marchant à pas de géant à travers l'humanité renaissante, une mission divine fut donnée en songe à un vieillard infirme nommé Hercold, homme noble et riche et d'une grande piété, pour retirer des eaux du Marchais le corps de saint Eugène, martyr, et lui rendre les honneurs de la sépulture. Aussitôt, Hercold obéit et trouva en effet, dans les eaux marécageuses au fond de l'étang, le corps du saint, exempt de toute souillure, quoiqu'il y eût été jeté depuis plusieurs siècles. Puis attelant ses bœufs à son chariot, il y plaça le corps de saint Eugène et se mit en devoir d'accomplir sa mission. Après avoir parcouru une assez grande distance, il arriva au village de Deuil, à la place où avait été élevé le temple dédié par les païens au culte du dieu Mars17 ; là, son attelage fut frappé d'immobilité, ses bœufs s'arrêtèrent et aucune puissance humaine ne put vaincre leur résistance : Hercold, comprenant que ce champ qui était sa propriété, était celui qui lui avait été marqué par saint Denis, dans sa vision, pour y établir le tombeau de saint Eugène, y déposa le corps du martyr, et lui rendit avec respect les honneurs de la sépulture ; il édifia de ses propres mains un oratoire, qui, remplacé d'abord par une chapelle, fut rebâti plus tard, à deux époques distinctes, sur de plus larges proportions »18.

Les tribulations des reliques de saint Eugène

Les reliques de saint Eugène, conservées dans l’église de Deuil, multiplient les miracles de guérison, ce qui attire les pèlerins, mais aussi la jalousie de l’abbaye de Saint-Denis, toute puissante à cette époque et à qui Charles le Chauve a donné en 862 des vignes à Deuil, en dédommagement des raids normands qui ont dévasté toute la région.

Les moines de Saint-Denis voient la concrétisation de leurs espérances, le 3 juin 918, dans des circonstances que la tradition a rapportées comme étant le fruit d’un « miracle », mais dont il est permis à l’historien de penser que la main des hommes a été plus opérante que celle de Dieu : quand les Normands ravagent les Gaules, les habitants de Deuil, craignant pour leur trésor, transportent le corps du saint à l'abbaye de Saint-Denis, pensant qu’il sera en plus grande sécurité dans ce monastère fortifié. Les invasions des Normands ayant cessé, les moines du prieuré de Deuil veulent rapporter les saintes reliques dans leur église, mais ils se heurtent à une « manifestation divine » :

« Ils partirent, suivis d'une grande foule de peuple : après avoir invoqué l'intercession du saint pour obtenir les secours qu'ils espéraient et accompli leur mission, les pèlerins voulurent se mettre en devoir de regagner leur pays ; mais, tout à coup, une manifestation divine et miraculeuse se produisit, les porteurs de la châsse furent frappés d'immobilité et tellement attachés au sol que, malgré leurs efforts réitérés, ils ne purent se mettre en marche19. Les moines comprirent que désormais, Dieu le voulant ainsi, ils devaient se soumettre et laisser le corps de saint Eugène dans cette église où reposait depuis plusieurs siècles et dès avant sa fondation, celui de saint Denis, évêque, son maître et son ami, et reprenant tristement le chemin de leur monastère, ils abandonnèrent leur trésor. Les religieux, remplis d'une sainte joie pour une faveur aussi inattendue, en rendirent grâces à Dieu, enlevèrent la châsse et la placèrent solennellement dans une chapelle qui existe encore de nos jours, derrière le maître-autel. Elle fut sauvée, avec d'autres reliques de l'abbaye de Saint-Denis, pendant la tourmente révolutionnaire, par dom. Verneuil, dernier grand prieur de ce lieu. (…)

La vénération dont le saint était l'objet à Deuil lui fut continuée dans l'antique basilique, et il étendit, comme par le passé, sa puissante protection sur ceux qui l'invoquaient. Les légendaires ou les cartulaires de l'abbaye de Saint-Denis mentionnent de nombreux miracles obtenus par son intercession ; à la suite, se trouvent les noms des supérieurs du prieuré et des curés qui ont desservi plus tard la paroisse du village de Deuil ».

Plus tard, un bras de saint Eugène partira dans des conditions tout aussi « miraculeuses » à l’abbaye des Bénédictins de Brogne, dans le comté de Namur, dans l’actuelle Belgique. L’auteur de cette opération est un noble seigneur, Gérard, qui se découvre une vocation religieuse au cours d’une vision nocturne :

« Là (N.B. dans une église, au soir d’une chasse), pendant qu'il attend le prêtre qui doit venir célébrer l'office, Dieu lui envoie un songe dans lequel lui apparaissent les apôtres saint Pierre et saint Paul : saint Pierre s'approche de lui, le prend par la main, lui fait faire le tour de la chapelle et de la cour voisine ; puis il lui ordonne de reconstruire cette chapelle dans laquelle ils se trouvent sur un plan plus vaste, de lui donner pour dimension le cercle qu'ils ont parcouru ensemble, et de placer dans la nouvelle église les reliques de saint Eugène. Revenu de sa vision, Gérard résolut d'accomplir l'ordre qu'il venait de recevoir du ciel ; il se mit aussitôt à l'œuvre : il réédifia l'ancienne église de Brogne, et il y adjoignit une congrégation de clercs vivant selon la règle des chanoines, c'est-à-dire de la vie commune, ce qui constituait un véritable monastère. Cependant, il n'avait encore rempli qu'une partie de son vœu, il lui restait à découvrir et surtout à obtenir les reliques de saint Eugène ».

Gérard, apprenant que les reliques du saint se trouvent à Saint-Denis, entreprend de convaincre les religieux de l’abbaye royale de lui donner un morceau de relique. Il réussit d’autant plus dans sa mission qu’il a donné aux moines de Saint-Denis, lors de son entrée en sacerdoce, les bénéfices de son église de Brogne et ses biens situés en Lotharingie. Il repart donc avec un bras du saint.

Plus tard, sous le pontificat d'Eugène III, Rémo, archevêque de Tolède, se rend en France à l’occasion d’un concile se tenant à Reims. Passant à l’abbaye de Saint-Denis, il découvre l’inscription « Ici repose saint Eugène, martyr, premier évêque de Tolède ».

« Il s'en étonna grandement, car on avait perdu en Espagne le souvenir de ce fait, par suite de la longue domination des Maures... De retour en Espagne, après le concile, il rendit compte au roi Alphonse VII de ce qu'il avait trouvé et vu de ses yeux dans l'abbaye de Saint-Denis, le priant de se procurer quelques reliques de saint Eugène, afin que l'église de Tolède pût honorer la mémoire de celui qui y avoit planté la religion chrétienne. Le roi Alphonse y consentit volontiers, et il trouva bientôt l'occasion de satisfaire ce pieux désir »20.

Louis VII, roi de France et gendre d'Alphonse, consent à la demande, et lui envoie le bras droit du saint. La translation a lieu en 1156. En 1565, Philippe II demande le corps de saint Eugène au roi Charles IX et à sa mère Catherine de Médicis, qui gouverne le royaume pendant la minorité de son fils. La régente y ayant consenti, un chanoine de Tolède, d'une naissance illustre, est chargé par le chapitre d'aller chercher en France ce précieux trésor. La fête de translation des reliques est grandiose, en présence du roi Philippe II, de son fils Don Carlos, et des deux archiducs d'Autriche, fils de l'empereur Maximilien II.

Cependant, l’abbaye de Saint-Denis conserve l’autre bras du saint, dans un reliquaire qui sera vandalisé à la Révolution. Une partie de ces reliques se trouve cependant de nos jours en l’église Notre Dame de Bonne Garde de Longpont, laquelle a fait don d’une partie de son dépôt à l’église Saint-Eugène de Paris en 1859.

Il faudra attendre 1761 pour que la paroisse de Deuil récupère une petite partie du trésor dont elle a été dépossédée. Appuyé par le seigneur de l’époque, M. de Lalive d’Épinay, le curé François-Joseph Martin obtient un os du poignet de Saint-Eugène, tiré des reliques conservées par l’abbaye de Saint-Denis. La châsse renfermant le précieux reste est solennellement transportée à Deuil le 21 septembre 1761 et suspendue à la voûte du chœur.


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1 Bedos (B.), La Châtellenie de Montmorency des origines à 1368, Aspects féodaux, sociaux et économiques, SHAPVOV, 1980, p. 121-124.

Cf. notre article « Le rôle social et économique des communautés religieuses dans la châtellenie de Montmorency ».

2 Cet édifice, dont il ne reste plus de traces en surface (mais qui conserve encore des caves), serait situé, d’après Michel Bourlet, à l’emplacement de l’ancienne villa franque du seigneur Ercold, près de l’église.

3 En 1184, l’accroissement de la population nécessite l’érection de la chapelle Saint-Thomas de Montmagny en paroisse. Afin de ne pas léser le prieuré dans ses droits ecclésiastiques, Bouchard V décide que la nouvelle cure sera à la présentation du prieur de Deuil, qui pourra garder les droits et les parts qu’il détient dans la grande et petite dîme.

4 Pendant tout l’Ancien Régime, l’église de Verneuil au Perche (Eure), qui deviendra Verneuil-sur-Avre, restera liée au prieuré de Deuil par une double dépendance : perception de la dîme et présentation à la cure.

5 Bourlet (M.), Les origines du village de Deuil, p. 44. Cf. également Troupeau (G.), L’aventure amoureuse d’Héloïse et Abélard, in Vivre en Val d’Oise, n° 52, nov. 1998, p. 32-41.

6 Cf. notre article « La lettre de consolation de Foulques, prieur de Deuil, à Abélard ».

7 Cf. Bedos (B.), La châtellenie de Montmorency, p. 121-124.

8 Prache (A.), (sous la dir.), Île-de-France romane, coll. La nuit des temps, 60, éd. Zodiaque, 1983, 500 p., Deuil, p.468.

Aubert (M.), (sous la dir.), L’Art Roman en France, éd. Flammarion, 1961, 465 p., Deuil, p.19.

Lapeyre (A.), Les chapiteaux historiés de l’église de Deuil (Seine et Oise), Bull. Monumental, 1938, p. 397-423.

9 Charron-Gibour (P.), Deuil-la-Barre, église Notre-Dame, in Poisson (G.), (sous la dir.), Dictionnaire des monuments d’Ile-de-France, Hervas, Paris, 2001, p. 285.

Cf. notre article « L’église Saint-Eugène de Deuil »

10 Rey (A.), Le château de La Chevrette et madame d’Epinay, Paris, 1904, 283 p.

11 Lours (M.), Deuil-la-Barre, Notre-Dame et Saint-Eugène in Eglises du Val-d’Oise, Pays de France, Vallée de Montmorency, Dix siècles d’art sacré aux portes de Paris, SHAGPDF, 2008, p. 80-82.

Cette châsse échappe au vandalisme révolutionnaire grâce à l’ingéniosité du bedeau, Étienne Sény, qui arrive à la cacher dans une des armoires de l’autel, en mai 1794. Elle est aujourd’hui conservée au Musée de la Chevrette.

1 Cf. notre article « Géologie de la vallée de Montmorency dans le Parisis ».

2 Cf. notre article « La présence de l’eau dans la vallée de Montmorency, Le lac d’Enghien, ou étang de Montmorency».

3 Bourlet (M.), De Deuil à Deuil-la-Barre, du village à la ville, de 1789 à 2004. Chronique deuilloise de la Révolution à nos jours, CEHD, Deuil, 2005, p. 13.

4 Ce Musée municipal est installé dans l’ancienne orangerie du château de la Chevrette, seul bâtiment sauvé de la destruction par son propriétaire en 1786.

5 Voir infra, « Les tribulations des reliques de saint Eugène ».

6 Arch. nat. K13 n° 10-1. Confirmation par le roi Charles le Chauve du partage des biens de l’abbaye de Saint-Denis. Précepte du 19 septembre 862, au palais de Compiègne.

7 Mulon (M.), Noms de lieux d’Ile-de-France. Introduction à la toponymie, éd. Bonneton, Paris, 1977, p. 46.

8 Ce qui n’est plus le cas actuellement.

9 Urbain Guérin indique, en 1887, que « les terres cultivées sur son emplacement passent pour les plus fertiles de la commune. Lorsque l'une d'elles est en vente, les acquéreurs se la disputent avec passion ». Cf. Guérin (U.) Cultivateur-maraîcher de Deuil (coll. Les Ouvriers des deux mondes, F. Le Play, [sous la dir.]), Paris, Firmin-Didot, 1886. Ré-édition par le Cercle historique et archéologique d'Eaubonne et de la Vallée de Montmorency sous le titre : La Vie quotidienne d'un cultivateur en vallée de Montmorency au temps de Jules Grévy, préface de Jean Lebrun, 1978, p.

10 Bourlet (M.), op. cit., p. 127.

11 Idem, p. 106.

12 Cf. notre article « La vigne et les vignerons en vallée de Montmorency ».

13 Cf. notre article : « Histoire générale de Montmagny ».

14 Lachiver (M.), Vin, vigne et vignerons en région parisienne du XVIIe au XIXe siècle, SHAP VOV, 1982, p. 858.

Arzalier (F.), Les communautés villageoises de la vallée de Montmorency au XVIIIe siècle, in Des villages dans l’histoire, vallée de Montmorency (1750 à 1914), éd. Pr.Univ. Septentrion , Lille, 1996, p. 30.

15 Société française d'archéologie, Musée des monuments français, Bulletin monumental, Volume 34, 1868, p. 496.

16 Bourlet (M.), Les origines du village de Deuil. Les grandes heures de l’église Notre-Dame et du prieuré Saint-Eugène, Cercle d’études historiques de Deuil-la-Barre (CEHD), Deuil, s.d. vers 2000,.

p. 19.

17 Légende évoquée plus haut.

18 Octave Comartin, Recherches archéologiques sur l'église et le village de Groslay (Seine-etOise), précédées d'une étude sur l'histoire et la sépulture de saint Eugène, martyr au village de Deuil, par Octave Comartin, maire de Groslay. In-8° de 224 pages, de 5 tableaux chronologiques et historiques, et de 3 plans, 1865, Chaix, p. 44.

19 Cette immobilisation ressemble étrangement à celle qu’a connue l’attelage d’Hercold lorsqu’il s’est arrêté à Deuil avec le corps de saint Eugène.

20 Éduard Daras, Les vies des saints et fêtes de toute l'année, vol. 11, L. Vivès, 1857, p. 263.