L’ÉGLISE SAINT-MARTIN DE GROSLAY



La toponymie : origine de cette région valmorencéenne

Groslay, Graulidum en 862, a été dérivée, avec le suffixe collectif latin –etum, de gravella « lieu pierreux » ; gravelle est aujourd’hui encore un substantif usité dans le vocabulaire commun avec le sens de « gravier, sable ». Le radical est celtique (comme pour Deuil : Diogilum en 862, est issu de Divo-ialo « lieu divin »). Pour Deuil, les textes hagiographiques parlent d’un lac sacré, tout proche, aujourd’hui le Marchais (« marais ») de saint Eugène. Eugène est le saint paroissial de Deuil… Le culte chrétien a dû succéder à un culte païen gaulois1.


Le plus ancien centre habité est le vicus miraculorum de Deuil, lieu saint, divoialum, du paganisme, assimilé par la légende chrétienne qui y situe le martyre d’Eugène, compagnon de saint Denis. En admettant qu’elle marque à Deuil l’influence de l’abbaye dionysienne qui y possédait quelques biens au IXe siècle, cette tradition est trop précise pour être négligée. Il y avait là, à l’aube des temps mérovingiens une cella, construite pour un haut personnage de la cour franque, Ercold, et la paroisse est attestée au VIIIe siècle. Le lieu du martyre de saint Eugène, le « marchais » Lacus Mercasii, sacré où il fut noyé, est enclavé dans la paroisse de Groslay, village attesté au IXe siècle, alors qu’il constituait un vignoble dionysien.

Groslay apparaît ainsi comme une annexe, et la titulature de son église à Saint-Martin ne suffit pas à exclure cette hypothèse. Le toponyme est roman, une allusion à la nature caillouteuse qui fit la richesse du vignoble.

Montmorency, qui domine Deuil et Groslay, est cité seulement à la fin du Xe siècle, ce n’était alors qu’un castrum capétien cédé par Robert le Pieux au féodal Bouchard, pour le dédommager de la perte de l’Ile Saint-Denis. Se basant sur l’identité des titres des églises de Groslay et de Montmorency, Lebeuf2 voyait dans la seconde un démembrement de la première. Cette supposition nous semble à rejeter du fait de la surface beaucoup plus considérable de la paroisse de Montmorency, mais attire l’attention sur la situation spécifique du village, au sommet du plateau boisé, position inusitée pour un primitif fundus Maurentiacus3.


Une tradition locale fait de Groslay la paroisse mère dont aurait été démembrée Montmorency, pendant le Haut Moyen-âge. Ainsi s’expliquerait la dédicace à saint Martin de la collégiale de la ville voisine identique à celle de l’église de Groslay. L’église est donc anciennement fondée lorsqu’à la fin du XIIe siècle la collation du bénéfice paroissial est confiée par l’évêque de Paris au prieuré de Deuil, donation confirmée par le pape Alexandre II4.


Historique de l’édifice5

Du sanctuaire médiéval subsistent quelques éléments romans inclus dans les maçonneries du clocher actuel.

Au XIIIe siècle, l’église est reconstruite et, dans la nef, quatre travées sont datables des années 1200 à 1220. L’église est alors moins longue qu’aujourd’hui et l’abside occupait le centre du chœur actuel.

En 1420, l’évêque de Paris Guillaume Chartier consacra cinq autels au titre de saint Martin, pour le maître-autel, saint Michel, saint Jean-Baptiste, saint Nicolas et Notre-Dame.

Au XVIe siècle, une extension vers l’est entraîna la démolition de l’abside ancienne. Les travaux ont sans doute commencé par le bas-côté nord et les travées situées à l’emplacement de l’ancienne abside. On peut dater ces opérations grâce à une date inscrite à l’extérieur : 1542.

Quelques années plus tard, tout au plus vers 1560, ce bas-côté nord est prolongé d’une travée courbe. A-t-on tenté de se raccorder au chevet conservé de l’ancienne église ? Ou cette forme est-elle liée à des contraintes topographiques ? Quoi qu’il en soit, l’église garde un plan irrégulier.

Dans la foulée, l’abside est construite en même temps que l’on reconstruisait le bas-côté sud en le prolongeant une travée plus loin vers l’est que son symétrique et en l’achevant cette fois par un mur droit. Cette seconde phase des travaux a pu se terminer dans les années 1570, car des fragments de vitraux qui y étaient situés portaient les dates de 1572 et 1575.

Au XVIIe siècle, la façade ouest a été reprise et les parties hautes du clocher reconstruites en moellons et plâtre.

Au XIXe siècle, d’importants travaux sont réalisés pour unifier l’espace intérieur. Ils portent pour l’essentiel sur le voûtement. Les quatrième et cinquième travées de la nef n’avaient pas été voûtées lors des travaux des années 1540, et seul demeurait un doubleau gothique. Des ogives copiées sur celles du bas-côté nord sont alors lancées dans ces deux travées en 1882, date inscrite au-dessus du premier doubleau de la nef, dans le mur servant à occulter la différence de niveau entre les voûtes des deux campagnes.

Le collatéral sud, simplement plafonné lui aussi, suite à des réfections, est pourvu de voûtes d’ogives en plâtre. Les supports nord des quatre premières travées sont également refaits.

Comme les bâtisseurs avaient doublé au XVIe siècle, les colonnes gothiques de la nef par des piliers pour ne pas les surcharger, ce dispositif est supprimé et des colonnes corinthiennes semblables à celles des travées suivantes ont été érigées.


Visite extérieure de l’édifice6

L’aspect hétérogène résulte des différentes phases de sa construction. La nef est, à l’extérieur, sans aucun caractère. Ses murs enduits ainsi que la façade ouest, peu accessible, ne révèlent en rien leur âge. Le flanc nord est sans doute l’élément qui présente le plus d’unité, avec l’ordonnancement sage des grandes fenêtres gothiques du XVIe siècle, portées par un haut soubassement de façon à récupérer la pente.

Les grands contreforts portent, au larmier, des animaux fantastiques. L’abside a reçu un intéressant traitement en rotonde visant à éliminer ses pans. Les baies s’inscrivent entre de grands contreforts scandés par trois corniches successives. À leur sommet est ébauchée une frise d’entablement dorique aniconique dont la corniche court sur l’ensemble de l’abside.

Le couronnement des contreforts est constitué de piédestaux portant chacun un fleuron. En arrière, autre originalité, on trouve une ébauche d’étage attique percée d’oculi elliptiques dressés, placés dans des cadres en légère saillie. À l’abside s’accolent, au sud, la sacristie, et le pignon du bas-côté nord, qui, suite à une réfection postérieure, est venu se fondre dans un des contreforts.

Sur le flanc sud, le bas-côté a été bâti en deux campagnes successives. Les trois travées les plus à l’est, sont épaulées par deux contreforts surmontés de sphères.

La porte principale de l’église s’ouvre de ce côté. Elle est précédée d’un porche à deux arcades du XVIIIe siècle. L’étage supérieur, avec ses trois fenêtres et sa couverture en pavillon, servait de logement au bedeau. Le clocher s’élève en arrière, au-dessus du bas-côté. Il se compose de deux étages simplement édifiés en moellons et plâtre couverts par une toiture à quatre pans. À l’intérieur de sa partie basse, on peut encore voir les restes du clocher roman, avec ses baies en plein-cintre datable du milieu du XIIe siècle.




Visite intérieure de l’édifice7

Les quatre travées occidentales de la nef ont conservé, du côté sud, l’ordonnancement originel des supports. Suivant une formule courante depuis la fin du XIIe siècle et mise en pratique à Notre-Dame de Paris et à Saint-Germain des Prés, les supports sont constitués de colonnes à chapiteaux à feuillages sur le tailloir desquelles repose un faisceau de trois colonnettes. Ces colonnettes portent des chapiteaux à feuillages unis par un même tailloir sur lequel retombent les ogives.

Les grandes arcades ont pour mouluration deux tores, un par face. Au niveau du clocher, dont la présence altère le profil du bas-côté en obligeant un renforcement des supports, les dispositions sont différentes. Contre la tour, deux demi-piles composées présentent chacune une colonne engagée du côté de la nef.

Ces éléments semblent légèrement postérieurs au reste des parties du XIIIe siècle, mais la rupture de rythme peut aussi bien marquer le début du chœur liturgique de l’ancienne église, avant son rallongement au XVIe siècle. Dans la travée sous clocher, on note la présence d’intéressants mascarons grimaçants.

De toutes les parties élevées au XVIe siècle, le bas-côté nord est incontestablement la plus élégante. Le long du mur, des colonnes engagées portent les voûtes. Leurs bases portent des griffes, qui les rapprochent de celles de Goussainville. Leurs chapiteaux sont ornés de guirlandes et de frises de putti très abîmées mais d’un grand raffinement.

En revanche, ce sont des colonnes corinthiennes qui séparent le collatéral du vaisseau central. Quand ils ne sont pas des réfections du XIXe siècle, les chapiteaux très ornés évoquent le travail des Lemercier à Pontoise, ou encore les éléments les plus tardifs du château d’Écouen.

À part un cas isolé à Ézanville, il n’existe pas d’autres exemples de colonne corinthienne dans les églises Renaissance du Pays de France et de la vallée de Montmorency, où le dorique et l’ionique ont été presque systématiquement préférés pour les supports principaux.

Les voûtes retombent directement sur ces chapiteaux. Il s’agit d’ogives très linéaires, chargées de liernes et de tiercerons, avec des clefs retombantes ornées de cabochons. Les deux plus belles sont celles des voûtes placées dans la partie hémicirculaire, auxquelles une récente restauration a rendu leur polychromie. L’intrados des grandes arcades, en tiers point assez accusé, est orné de caissons rectangulaires ou losangés.

L’abside, la dernière grande arcade côté nord et les trois dernières travées du bas-côté sud relèvent d’une autre campagne. Les arcs, pourvus eux aussi de caissons, adoptent un profil surhaussé qui permet, par une ondulation des piles, d’esquisser un second niveau sommé par des retombées de voûtes.

Ainsi les parties du XIIIe siècle et celles du XVIe siècle entrent-elles en harmonie en ayant une élévation semblable. Peut être le recours au corinthien dénote-t-il aussi une volonté de continuité avec les piles à feuillages du XIIIe siècle, comme le faisait remarquer André Lapeyre8 ?

Dans l’abside, on trouve, adossé à l’hémicycle entre chaque baie, une colonne engagée à chapiteau corinthien.


Le mobilier et décor des vitraux de l’édifice9

Deux tableaux retiennent l’attention. Le premier est une Nativité du début du XVIIe siècle, le second une Sainte Clotilde attribuée à Auguste de Châtillon (1808-1881), portraitiste attitré de la famille de Victor Hugo.

Les vitraux comportent de très belles compositions du XVIe siècle. Il est intéressant d’en offrir une lecture assez détaillée. L’ensemble, déposé en 1940, a été très restauré et les vitraux ont été reposés par Daumont Tournel dans leur position actuelle assez tardivement, en 194910.


Baie 0 : Ont été regroupés ici des panneaux provenant de trois verrières distinctes. Au registre supérieur, on trouve une Résurrection assez tardive, des années 1560 ou 1570. On notera la scène du Noli Me tangere représentée à l’arrière plan. Au registre médian, la Messe de saint Grégoire date des années 1520. Des rapprochements formels ont permis d’établir qu’elle était l’œuvre du fameux « maître de Montmorency » qui travailla à la collégiale et qui peut être identifié comme étant le peintre-verrier parisien Jean Chastellain. Le registre inférieur comporte un panneau des années 1550 représentant sainte Geneviève portant un cierge dont un ange protège la flamme alors qu’un diable tente de l’éteindre avec un soufflet.


Baie 8 : Différents fragments ont été placés dans cette baie lors des restaurations. La plupart d’entre eux se rapporte au cycle de la Noël. Deux Nativités ont été associées : dans la lancette de gauche, c’est un petit panneau à l’émail des années 1570. Dans celle du centre, la même scène figure sur un panneau presque entièrement traité à la grisaille, des années 1560. Dans la lancette de gauche, l’Adoration des Mages présente des analogies frappantes avec le panneau illustrant ce thème à Saint-Acceul d’Écouen. Si ce n’est une reprise de carton, il s’agit toutefois d’une production très voisine, datable de 1545 environ. On trouve aussi la mention d’un donateur, un certain Montléon, peut être une graphie ancienne de Mauléon, un des fiefs de Saint-Brice11. La partie supérieure de la baie a été peuplée d’architectures flottant dans les airs par les restaurateurs qui y ont également fait figurer le château d’Écouen.


Baie 10 : On trouve ici les fragments d’un vitrail narratif consacré à la vie de saint Martin, traitée essentiellement à la grisaille et au jaune d’argent. Il s’agit de l’Apparition du Christ à saint Martin, de la Chute du pin sacré, de la Messe miraculeuse. On voit aussi un personnage issu d’une Adoration des Mages et la figure très recomposée d’un donateur.


Baie 12 : Ce vitrail est, à juste titre, le plus célèbre de Groslay : l’Arbre de Jessé. Il daterait, d’après une inscription disparue, de 1572. Une composition tout à fait semblable, réalisée par le même atelier sur un même carton se trouve à l’église de Sully-sur-Loire (Loiret). Le visage de Jessé endormi est superbement traité à la sanguine. Les rois d’Israël sont ensuite disposés en trois registres divisés en quatre lancettes et portent chacun leur attribut et un phylactère à leur nom. Deux prophètes, Isaïe et Moïse ont étrangement trouvé place dans la composition. Au sommet de la descendance de Jessé, qui s’épanouit tel un arbre, s’en trouve la principale fleur : la Vierge Marie, et le principal fruit, l’Enfant Jésus. Il est possible que ces deux derniers personnages proviennent cependant d’un autre vitrail.


Baie 5 : Ce vitrail est une composition narrative très intéressante des années 1540. Il illustre le martyre de sainte Barbe, tel qu’il est rapporté dans la Légende Dorée de Jacques de Voragine. Du point de vue de sa composition, il garde les caractéristiques du vitrail narratif, mais les scènes s’enchaînent les unes aux autres sans rupture.

Le registre inférieur se lit de droite à gauche. Barbe est condamnée à mort par son propre père, juge païen. Dans les arrières plans, on la voit subir d’atroces supplices : on la frappe à coups de bâton après l’avoir allongée sur des épées, on lui arrache les seins.

Au registre supérieur, qui se lit de gauche à droite, elle sort de la tour où elle était enfermée et elle est décapitée. Au-dessus du corps, on voit la sainte accueillie aux cieux et, à droite, une pluie de feu qui en descend pour tuer son père et bourreau. Une Trinité souffrante et deux anges apportant les insignes du martyre se trouvent au tympan. Cette iconographie très crue, soulignée par des quatrains explicatifs rédigés en français sont très loin des codes de bienséance qui furent bientôt imposés par l’application du Concile de Trente.


Baie 9 : Le Baptême du Christ est une grande composition des années 1560 dans laquelle les émaux apparaissent très discrètement. Les ailes de l’ange sont encore une belle composition en pleine couleur.



Mathieu Lours

texte augmenté en juin 2009 par

Gérard Ducoeur




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Publié sur le site de Valmorency (Association pour la promotion de l’histoire et du patrimoine de la Vallée de Montmorency) : www.valmorency.fr

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1 Mulon (M.), Noms de lieux d’Ile-de-France. Introduction à la toponymie, Bonneton, 1997, p. 46 et 148.

2 Lebeuf (abbé J.), Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, Paris, t.1, 1758, ré-éd.1883, p. 608-614.

3 Roblin (M.), Le terroir de Paris aux époques gallo-romaine et franque, Picard, Paris, 1971, p. 246-247.

4 Cf. « Les seigneurs de Montmorency et le rôle social et économique des églises, abbayes, prieurés dans la châtellenie de Montmorency ». « Historique du prieuré bénédictin de Saint-Eugène de Deuil ». Ainsi que l’article : « L’église Notre-Dame et Saint-Eugène de Deuil ».

5 Lours (M.), Groslay, Saint-Martin. in Églises du Val-d’Oise, Pays de France, Vallée de Montmorency, Dix siècles d’art sacré aux portes de Paris, SHAGPDF, 2008, p. 148-149.

6 Lours (M.), op. cit. p. 149.

Patoueille (L.), Groslay, son origine, son histoire, son église, Publiroc, Marseille, 1958, p. 7-14.

7 Lours (M.), op. cit. p. 149-150.

8 Lapeyre (A.), Des façades occidentales de Saint-Denis et de Chartres aux portails de Laon, Etudes sur la sculpture monumentale dans l’Ile-de-France et les régions voisines au XIIe siècle. Université de Paris, Faculté de Lettres, 1960.

9 Lours (M.), op. cit. p. 150-153.

Poisson (G.), Groslay, in Evocation du grand Paris. La banlieue nord-ouest de Paris, t. II, 1960, p. 512-513.

Marsaux (abbé L.), Vitraux de l’église Saint-Martin de Groslay, Mémoires SHAPV, t. 12, Pontoise, 1889, p. 5-12.

10 Collectif, Groslay, in, Les Vitraux de Paris, de la région parisienne, de la Picardie et du Nord-Pas-de-Calais, coll. Corpus Vitrearum, Recensement des vitraux anciens de la France, n° 1, éd. CNRS, IGMRAF, 1978, 312 p., p. 117-118.

11 En réalité, cette famille est bien implantée dans la Vallée de Montmorency dès le XIIIe siècle, même si nous ne savons pas d’où elle est originaire, mais elle est principalement possessionnée avec la seigneurie de Cernay à Ermont, et celle du fief de Saint-Lor à Sannois, avant d’être possessionnée à Sarcelles au milieu du XIVe siècle. Cf. « Les Mauléon seigneurs de Cernay et du fief de Saint-Lor à Sannois ». Serait-il possible que Mathieu Lours ait identifié un descendant de Jean ou de Robert de Mauléon, tenant un arrière fief, à Sarcelles, vers le milieu du XIVe siècle, et qu’un des leurs soit le donateur d’un vitrail à l’église Saint-Martin de Groslay, vers le milieu du XVIe siècle ? Serait-il alors à identifier comme l’un des descendants de la famille des Mauléon, seigneurs du fief de Saint-Lor à Sannois et de la seigneurie de Cernay à Ermont ?