HISTOIRE GÉNÉRALE D’ERMONT


Étymologie du nom d’Ermont.

André Vaquier a étudié les différentes graphies sous lesquelles Ermont a pu être écrit au cours de son histoire : les textes anciens donnent Armont, Bermonde, Ermon, Ermond, Hermont, Ormont. Nous ne reprendrons pas ce sujet déjà bien traité. Simplement, nous voudrions donner ici, à partir du texte le plus ancien sur Ermont, l’étymologie - ou plutôt les hypothèses de recherche les plus probables sur cette étymologie - que l’on peut proposer à la lumière des fouilles archéologiques et des recherches historiques menées actuellement sur le Parisis.

Nous trouvons la première mention dans la charte de l’abbaye de Saint-Denis, écrite par l’abbé Hilduin en 835 :

« … in dotem viculum qui Ermedonis dicitur cum suis omnibus et mansum in Aquaputa quem Gothadus habuit cum omnibus ad se pertinentibus tradidi ad mulinaria exinde providenda ».

C'est-à-dire :

« … pour en assurer le luminaire, je l’ai dotée du petit bourg appelé Ermedon et de le manse d’Eaubonne qui a appartenu à Gothadus, avec toutes leurs dépendances ».

Dans l’aveu et dénombrement de Mathieu le Bel à Suger, abbé de Saint-Denis, daté de 1146, sont cités les fiefs de reprise qu’il octroie à son frère Raoul, au nombre de seize, dont :

« … le treizième est de Berre de l’Ile, le bois et la terre à Hermenon ».

Ce fief pourrait bien être celui d’Ermont ou celui d’Arnouville. Il cite en outre les dîmes, les églises avec leur casuel, les marchés et les péages :

« … Raoul Ansoldi de Dogalio (Deuil) du fief à Ermenon, à savoir le tiers de la dîme et à Mesiafin (ancêtre de Margency), six sols de cens le pressoir et la voirie. »

Il s’agit bien ici du fief d’Ermont, dépendant de Deuil.

Dans la bulle du pape Alexandre III, du 13 février 1170 (n. st.), confirmant les biens de l’abbaye Saint-Martin de Pontoise1, on lit :

« … apud Hermenon hospites et redditum », soit « … à Ermont, les hôtes et les rendus ».

Il faut donc y voir une origine commune et locale du radical herment ou herm, provenant de l’ancien français ermi ou hermi et du substantif latin eremum, emprunté au grec, signifiant : désert, inculte et ermitage2, que l’on pourrait mettre en relation, pour Ermont, avec saint Flaive, ermite et second patron de la paroisse3.

Ce radical pourrait aussi venir du nom d’homme germanique Ermido4, que l’on retrouve aussi au niveau toponymique et étymologique régional dans Arnouville, cité en 898 sous la forme Ermenoldus villae, le domaine d’Irminold, ou dans Ermenonville (Oise), cité en 1131 sous la forme Herminoltvillare.


On ne saurait par ailleurs exclure l’hypothèse de Michel Roblin, donnant une origine celtique, une formation en magus5 : plaine, champ de foire, marché routier, qui serait l’équivalent du latin forum. Pour mémoire : lors des fouilles archéologiques de 1983, à Ermont, sous la place de l’ancien marché, aujourd’hui bibliothèque André Malraux, nous avons mis au jour le forum rustique, daté du Ier au IVe siècle de notre ère6, place publique gallo-romaine, ancêtre du marché d’Ermont7.

Le village d’Ermont, de l’antiquité à nos jours

Un premier village gaulois est bâti au Ier siècle avant notre ère8, puis un vicus de carrefour gallo-romain, créé le long de la Chaussée Jules César, sur une longueur de 1 500 m environ, venant de Lyon et rejoignant la Manche à Harfleur, au croisement d’une voie gauloise venant de Lutèce par Argenteuil et Sannois. Ce village, détruit à la fin du IIIe siècle lors des invasions germaniques, est rebâti au IVe siècle9 et prospère à nouveau pendant la période mérovingienne, du VIe au VIIe siècle, autour de son premier lieu de culte, peut-être bâti dans une ancienne villa gallo-romaine dès le Ve siècle. Au IXe siècle, un acte de l’abbaye bénédictine de Saint-Denis cite le viculum Ermedonis et un sanctuaire chrétien est édifié en partie sur la nécropole mérovingienne10. Non loin de ce noyau villageois, cantonné à son carrefour, se développe durant tout le Moyen Âge le hameau de Cernay, du nom de la seigneurie qui s’y installe11, sous la suzeraineté des seigneurs de Montmorency12. Au cours du XIIIe siècle, l’implantation d’une commanderie du Temple de Paris à Cernay13 est favorisée par les seigneurs locaux. L’église médiévale est attestée au XIIIe siècle : le pouillé parisien, vers 1205, fait état de « l’ecclesia de Ermon », qui est dédiée à Saint-Etienne et à Saint-Flaive, au moins en 1629.

D’autres communautés religieuses sont possessionnées à Ermont, notamment l’abbaye de Saint-Victor de Paris, par le biais de son prieuré du Bois-Saint-Père à Bouffémont, puis transféré à Saint-Prix au XVIe siècle14, ainsi que les Célestins de Rouen, dès le XVe siècle.

Mais la population ermontoise reste faible : 40 habitants seulement en 1471. La Jacquerie de 1358, les compagnies anglaises de la guerre de Cent Ans, puis la Fronde, de 1648 à 1652, ont ravagé la vallée de Montmorency.

L’activité essentielle est l’agriculture, avec l’exploitation des terres à blé, mais aussi la viticulture très présente dans la vallée15. Celle-ci régresse fortement à partir du XVIIIe siècle, au profit de la culture légumière et arboricole16, mise en place par les plus gros marchands laboureurs.

À la fin de l’Ancien Régime, la population du village est de 514 habitants en 1790. Le château de Cernay abrite un salon littéraire et philosophique renommé, mené par Mme Broutin, femme du dernier seigneur d’Ermont. Elle accueille notamment André Chénier et l’Abbé Morellet17. Elle cachera pendant la Terreur des députés Girondins, tels Lacretelle, Mathieu et Le Roy18. La commanderie de Cernay se trouve sous la tutelle du Grand prieur de France. Nicolas-Médard Audinot (1732-1801), créateur du théâtre de l’Ambigu Comique à Paris, installe sa « campagne », avec un petit théâtre, à Cernay, pendant que de petites gens prennent en nourrice des enfants des « bourgeois » de Paris et de la région pour compléter leurs faibles revenus19


L’armorial d’Ermont

La description héraldique des armes de la commune d’Ermont est la suivante : « de gueules au cep de vignes arraché, tigé et feuillé d’argent, fruité de trois pièces d’or ; à la bordure du même chargée de neuf tourteau de sable ; au chef d’azur semé de fleurs de lys d’or brochant sur la bordure et chargé d’une mitre d’argent »20.

Autour du blason se trouvent ce qu’on appelle les ornements extérieurs. L’écu est timbré de la couronne murale à trois tours crénelées d’or et est soutenu par deux branches de chêne aussi d’or englantées d’argent, croisées en pointe en sautoir et liées du même.

La symbolique de la composition est la suivante : le plant de vigne arraché rappelle, dans le champ de l’écu, la culture florissante de la vigne sur les terres d’Ermont. La bordure chargée de tourteaux évoque la chaussée Jules-César sous laquelle ont été retrouvées les pièces de monnaie romaines cachées au IIIe siècle. Le semé de lys d’or sur fond d’azur symbolise la terre du fisc royal d’Île-de-France dont fait partie Ermont ; la mitre enfin, évoque saint Flaive, qui est le patron de la paroisse.

Ajoutons que la couronne murale était l’emblème que portaient les déesses grecques tutélaires des cités et les branches de chêne rappellent la forêt de Montmorency toute proche21.


Les nourrices d’Ermont

La mise en nourrice des enfants des « bourgeois » nés à Paris constitue un phénomène massif à l’époque de l’Ancien Régime. Le sujet est bien connu des historiens et démographes. Nous prendrons trois exemples étudiés pour la vallée de Montmorency : Ermont, Saint-Prix et Taverny. Il a fait l’objet d’une synthèse récente des données recueillies par ces historiens dans un ouvrage sur l’ « Histoire du Grand Paris de la Renaissance à la Révolution » écrit par des universitaires de Paris XIII. Mais il n’a pas fait l’objet d’une recherche de grande ampleur, selon les auteurs22.


André Vaquier23 a réalisé et mesuré, lors de l’étude des registres paroissiaux24, l’ampleur de ce phénomène de mise en nourrice des enfants des villes, avec l’importance des taux de mortalité de beaucoup de ces enfants, pour la paroisse d’Ermont25.

Pour se procurer des ressources supplémentaires, la plupart des habitants prennent des enfants en nourrice. Pendant que le mari travaille aux champs, la femme s’occupe des enfants à la maison. Mais ils vivent dans des bouges bas dont toute espèce d’hygiène est bannie. Aussi la mortalité est effrayante. Nous ne connaissons de ces enfants en nourrice que le nombre de ceux qui sont morts et dont le décès figure au registre paroissial. Nous en avons fait le compte : il s’élève de 1668 à 1789, pour ces 121 ans à 244 décès enregistrés.

Sur ce nombre, près de 200 viennent de Paris26 (soit près de 81,96%) et appartiennent à toutes les classes de la société : orfèvres (6), maîtres à danser (2), marchands de bas, de bois, de vin, d’huîtres ou de galons ; cocher, corroyeur, épiciers, marchand manchonnier, libraire (René Guignard, rue de la Savaterie, 1674), couvreur des bâtiments du roi (Claude Fresneau, 1672), huissier priseur au Châtelet (Ravel, 1723) et à bien d’autres, jusqu’à conseiller au Parlement27.

Beaucoup sont dits « bourgeois de Paris », sans autre qualification.

Ces enfants en nourrice meurent en très bas âge : deux sont morts à deux jours, un à 3 jours, un à 4 jours, un à 7 jours, un à « quelques jours ». Les plus nombreux meurent à 4 mois (16) ou à 2 et 3 mois (10). Neuf décèdent à 2 ans et deux à 3 ans. Le plus âgé est mort à 7 ans. Aucun décès n’est enregistré de 3 à 7 ans, ce qui semblerait indiquer, quand ils ont la chance de ne pas mourir prématurément, qu’on les retire de bonne heure de nourrice.

Quand ils décèdent, selon l’heure, l’enterrement a lieu le jour même28 ou au plus tard le lendemain, en dehors de la présence des parents, qui ne sont même pas avertis du décès de leur enfant, mais en présence du père nourricier, dont le nom est généralement donné. On peut ainsi se rendre compte du grand nombre de familles différentes ayant pris des enfants en nourrice. On trouve les patronymes de Daniel, Beaulieu, Barbonne, mélangés à ceux de Blanchet, Foy, Huré, ou Roussel, pour n’en citer que quelques uns29.

Celui qui détient le record des décès est assurément ce Brice Arnout30, chez qui décèdent douze enfants en nourrice de 1761 à 1772, dont 4 pour la seule année 1761.

Cette grande mortalité ne sévit pas seulement chez les enfants en nourrice, elle atteint aussi les enfants des habitants d’Ermont. De 1688 à 1788, pendant cet espace d’un siècle (après défalcation des enfants morts en nourrice), sur 1478 décès enregistrés, on en compte 841 d’enfants (soit 56,90 %) contre 637 d’adultes (soit 43,10 %).

Dans une étude démographique sur Châtillon, Béatrix de Buffévent relève qu’un cinquième des enfants meurent avant leur première année31. La proportion semble plus élevée pour Ermont où l’on peut dire qu’au moins deux-cinquièmes des enfants meurent dans leur première année32.

Il ne faut pas seulement accuser de cette mortalité les conditions hygiéniques, le surpeuplement et la promiscuité dans les habitations inconfortables, souvent peu ou pas chauffées l’hiver, mais aussi et surtout l’inexpérience des sages-femmes (quand il y en a) qui procèdent aux accouchements.

Beaucoup d’enfants sont mort-nés ou naissent « en péril de mort », d’où des ondoiements nombreux faits par la sage-femme. Car celle-ci doit prêter serment33 et être agréée par l’autorité ecclésiastique, sous la surveillance de laquelle elle reste constamment et qui lui demande moins de connaissances obstétricales que de savoir administrer à propos le baptême. Elle est souvent ignorante et quelquefois elle ne sait pas signer34.


La démographie sous l’Ancien Régime

Comme nous l’avons vu, en 1471, la population ermontoise n’est que de 8 feux, soit 32 habitants environ35, presque équivalente à celle du village de Sannois avec 11 feux, soit 44 habitants environ. Jusqu’au début du XVIIIe siècle, les chiffres augmentent notablement : 100 feux, soit 400 habitants en 1713, ce qui signifie une population multipliée par un peu plus de 12,5 en 242 ans. La population continue à monter faiblement dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle à 125 feux, soit 500 habitants, en 1781 et connaît une légère augmentation à la période révolutionnaire : 514 habitants en 1790, soit une population multipliée par 1, 28 en 77 ans36, ce qui fait d’Ermont à la Révolution un village valmorencéen faiblement peuplé (après Sannois, Franconville, Saint-Leu, Taverny). Cette progression, bien qu’elle soit faible, pour Ermont est probablement due à plusieurs facteurs combinés que l’on constate dans les villages de la vallée : la baisse de la mortalité, la montée du nombre de naissances, et l’accroissement de l’émigration, plus marquée à Franconville (1025 habitants) et Sannois (1530 habitants), soit 2 fois et 3 fois plus peuplées, à la même époque.


LA COMMUNE AU XIXe SIECLE


Un village qui reste agricole

L’activité agricole, avec l’exploitation des terres à blé et l’activité viticole sont les principales ressources d’Ermont, jusqu’au milieu du XVIIIe siècle. C’est cependant un des bourgs viticoles moyen du canton, comme Franconville, mais après Saint-Leu et surtout Sannois. Pour l’année 1788, la production de vin est de 912 muids, soit 207 936 litres, alors que Deuil, par exemple, gros bourg viticole, produit la même année 2 661 muids, soit un peu moins de 3 fois celle d’Ermont37.


La démographie aux XIXe et XXe siècles

La population ermontoise connaît une démographie croissante au XIXe siècle, passant de 513 habitants en 1801 à 2 304 habitants en 1896. La population est ainsi multipliée par 4,49 en 95 ans et subit une évolution très importante au XXe siècle, passant de 3 101 habitants en 1901 à 23 842 habitants en 1968, soit une population multipliée par 7,69 en 67 ans, comme dans toute la Vallée38. Des zones pavillonnaires se développent autour des trois gares, ce qui entraîne la régression des cultures ancestrales du terroir.

La population actuelle (en 2006) est de 28 404 habitants, ce qui indique un très fort accroissement de population, depuis le début du XXe siècle, de 9,16 en 105 ans, chiffre relativement élevé pour la vallée de Montmorency. Mais moins nombreuse que celle de Franconville qui est devenue la cinquième ville la plus peuplée du département du Val d’Oise derrière Argenteuil, Sarcelles, Cergy et Garges-lès-Gonesse.



LE PATRIMOINE ANCIEN D’ERMONT



Extrait de la Carte des Chasses du Roy (vers 1766)

(Source : Les cahiers de l'IAURIF n° 119)


Le château de Cernay

Il est acheté en 1696 par Melchior de Blair, qui le reconstruit ou du moins le transforme. Mis en vente en 1810, le domaine est acquis par un entrepreneur de maçonnerie, Louis-Barthélémy Cheronnet, et revendu en 1832. La propriété est alors divisée en deux lots. Le plan établi pour cette mise en vente montre le château prolongé d’une chapelle et d’une orangerie avec, autour de la basse-cour, les bâtiments agricoles et le pigeonnier. Le nouvel acquéreur, Albert Lacheurié, ne le trouvant pas à son goût, fait abattre l’édifice, afin de faire reconstruire une résidence de moindre importance. Celle-ci ne comporte plus que neuf fenêtres en façade et deux en pignon à chaque niveau, au lieu de quinze. Une aquarelle du peintre André Mugnier, de Franconville39, datant de 1932, témoigne de l’apparence de ce dernier bâtiment, détruit entre 1953 et 1954 pour laisser place au lycée Van Gogh40.


L’église Saint-Flaive et Saint-Étienne

Devenue trop vétuste, l’église médiévale, construite vers la fin du XIIe siècle, agrandie et restaurée par François Texier, seigneur de Cernay, en 1629, est remplacée en 1886-1887 par un édifice néo-roman, conçu par l’architecte Lucien Magne, restaurateur de la collégiale Saint-Martin de Montmorency41, composé d’une nef unique à charpente apparente, de deux chapelles latérales, disposées en forme de croix latine et d’un clocher occidental.

L’église médiévale apparaît dans le premier pouillé du diocèse de Paris, en 1205, elle est de collation épiscopale. Elle est dédiée à Saint-Étienne, dès l’origine, puis à Saint-Flaive, au moins depuis le XVIIe siècle, lors de sa reconstruction ou de son agrandissement42.

À partir des années 1960, toutefois, l’essor démographique de la commune amène la construction d’un nouveau lieu de culte plus vaste, de forme ovalaire, bâti sur des plans de l’architecte Gilbert Faux, en 1964, et juxtaposé sur le premier bâtiment de la fin du XIXe siècle43.


La chapelle de Cernay,

Située rue du général Decaen, elle est construite en 1872 et restaurée à la fin des années 1990. À partir de 1869, les Filles de la charité Saint-Vincent-de-Paul font bâtir au quartier de Cernay, près de la future station du même nom, un orphelinat de jeunes filles pour suppléer celui de la paroisse Saint-Roch à Paris, devenu trop étroit. La chapelle, consacrée au Sacré-Cœur, se compose d’un vaisseau unique de trois travées, achevé par un sanctuaire de plan rectangulaire. Elle sert de lieu de culte durant la période de reconstruction de l’église Saint-Flaive en 1887. Après le départ des sœurs en 1969 et la démolition en 1985 de l’orphelinat tombant en ruine, la chapelle restaurée, dont les vitraux et les fonds incolores animés de formes géométriques orangées sont dûs aux maîtres-verriers Gérard Hermet-Mireille Juteau, devient un espace culturel municipal44.Un simple clocheton coiffe la façade. Le style d’ensemble, bien que décoré d’éléments d’inspiration médiévale, comme les contreforts et la rose de la façade, conserve des proportions plus proches du classicisme, avec ses baies larges et régulières et la grande fenêtre d’axe. Le décor mouluré de l’intérieur fait également référence au XVIIe siècle45.


L’ancienne maison Godart

Construite vers 1840, elle est située rue Marcel Girard. À partir de 1868, la famille Godart habite la grande maison construite à l’emplacement de l’ancienne résidence du général Decaen. Antoine-Joseph Godart (1811-1885) et son fils Édouard-Nicolas sont tous deux négociants et distillateurs d’une des spécialités de la Vallée, à savoir une variété de liqueur de cerises dites de Montmorency (cf. ci-après). Ils sont successivement élus maires de la commune, le premier de 1878 à 1884 et le second de 1892 à 1900. Leur usine à vapeur est installée en 1874, non loin de la gare d’Ermont-Eaubonne. La liqueur de Montmorency fait d’eux de riches notables de la commune. Leur imposant tombeau familial, dans l’ancien cimetière, en est la marque46.


Le château du professeur Dastre

Construit en 1840, il est situé à l’angle de la rue de La République/impasse Bizet et de la rue Jean-Jacques Rousseau (ancienne rue du Trou du Roi et square Rudolph), sur l’ancien lieu-dit la Tour du Roi. Le professeur Dastre (biographie ci-après) l’achète vers 190047. Il ne reste plus de nos jours que la tourelle ouest et un bâtiment à terrasse de cette belle propriété, à la suite de la construction de la résidence Bizet.


L’ancien lavoir et l’abreuvoir

Tous deux étaient situés à l’angle de la rue Maurice Berteaux (ancienne rue de l’Abreuvoir) et de la rue Nadine. L’abreuvoir se trouvait à l’endroit du dispensaire actuel, face au collège Jules Ferry, dans le centre ancien d’Ermont. Il côtoyait les cressonnières sur sa gauche. Un peu plus loin, débute l’actuelle rue Nadine. À Ermont, la fontaine, l’abreuvoir et le lavoir, situés au lieu-dit les Abîmes, subsisteront jusqu’après la Première Guerre mondiale de 1914-191848.

« Qui, des anciens d’Ermont, ne se souvient pas de ce coin pittoresque (malheureusement disparu) où nous allions enfants pêcher des tétards dans les cressonnières situées derrière ce lavoir et du ru des Espérances ou ruisseau de la Fontaine, alors à ciel ouvert et passant également à proximité ? »49.

En effet, deux petits rus venant d’Ermont, le ru des Espérances, petit affluent du ruisseau de la Fontaine, venant lui-même des cressonnières, alimente une pièce d’eau rectangulaire, entourée d’un parc, appelée « l’étang d’Ermont » sur les plans du XVIIIe siècle50. Ce ruisseau a une longueur de 2 km, après avoir traversé, en souterrain, les territoires d’Ermont, d’Eaubonne et de Saint-Gratien (La Croix-des-Marais, le Grand-Gril), il se jette dans la partie nord du lac d’Enghien, située sur Saint-Gratien51.

La gare principale d’Ermont est ouverte en 1846 sous forme de halte. Il faudra attendre 1863 pour voir installer une véritable station. Celle-ci est remplacée en 1878 (date figurant sur son fronton) par un bâtiment plus important, construit quelques mètres plus loin, et qui sera démoli le 7 mars 200552. La gare ne prend le nom d’Ermont-Eaubonne qu’en 1893.

Les lignes se multiplient en effet autour de la ville : Paris-Ermont-Pontoise en 1846, Ermont-Argenteuil en 1863, Ermont-Valmondois en 1876, et avec elles sont construites les stations d’Ermont-Halte en 1876, de Cernay en 1889 et du Gros-Noyer-Saint-Prix en 1896. Cette activité ferroviaire importante amène la Compagnie du chemin de fer du Nord à implanter ses ateliers à proximité de la principale en 1873, ateliers aux côtés desquels s’installe la Société des aciéries d’Ermont, qui fournit surtout la Compagnie du Nord.


Les établissements industriels

La population afflue et s’accroît. De petites industries ou des nouvelles activités s’installent : aciéries d’Ermont53, ateliers des Chemins de fer du Nord, taillerie mécanique de simili-diamants (Martin Low et Tansing), distillerie Godart, fabrique de glacières (J. Bustin), chocolaterie (L. Rousseau), fabrication de perles d’imitation (MM. Card et Sonckin), décors de théâtre (J. Grandclément), retorderie (la Société Crespel), chaudronnerie (A. Louche), arènes en bois en 1900 (rue des Arènes), usine de textile (Établissements Porée), fabrique de carreaux mosaïques (Baille & Malerbaud), fabrique d’huiles et de graisses industrielle (Société Solvol), fabrique de meubles (Établissements Joly frères). Des zones pavillonnaires se développent autour des gares, ce qui entraîne la régression des cultures ancestrales du terroir54.


Un four à plâtre

Par arrêté du préfet, en date du 20 septembre 1823, le sieur Jacquin55 est autorisé à construire un four à plâtre au lieu-dit le chemin de la Tour du Roi, lieu-dit indiqué sur les plans du XVIIIe siècle : Trou du Roi56. Une rue du Trou du Roi, près de la gare d’Ermont-Halte, en gardait le souvenir : elle partait de la Chaussée Jules-César (ancien chemin des Vaches), actuelle rue de La République/Impasse Bizet, au niveau de la Place Jules Ferry (actuel Parc Beaulieu). Elle porte maintenant la dénomination de rue Jean-Jacques Rousseau. Elle se prolongeait (avant la construction de la ligne de chemin de fer en 1846), pour rejoindre la rue d’Eaubonne, devenue rue du Maréchal de Lattre-de-Tassigny/rue Georges V, par un chemin devenu rue de la Somme57.


Les aciéries d’Ermont

Une demande émanant de la S Anonyme les aciéries d’Ermont est adressée au sous-préfet de Seine-et-Oise, le 25 avril 1873, pour l’installation d’une usine pour la production d’acier moulé. Un plan d’ensemble, de la même date, indique l’implantation des différents bâtiments envisagés : « Ateliers et fours, Machines et pompes, Magasin, Bureaux, Concierge », le long du chemin latéral et du chemin de fer circulaire, et un plan des abords de l’usine (à l’échelle de 0,001m par mètre) de la même date, localise le voisinage : « Ateliers de la Cie du Nord, chemin des Laisnés ou de Saint-Gratien à Ermont, Ancienne gare des voyageurs, chemin Latéral, Mr Papillon (pavillon), etc ».

La S.A.A. Ermont (S Anonyme les aciéries d’Ermont), dont le siège social se trouve au 31 boulevard Haussmann à Paris, souligne l’objet de sa demande au sous-préfet de Seine-et-Oise,du 25 avril 1873:

- Cette usine est destinée à la production de l’acier moulé,

- Le traitement des matières doit se faire dans des fours à creusets,

- Le chauffage sera produit par de la houille avec l’application d’un système qui permet d’arriver à une fumivorité pour ainsi dire complète,

- Une halle de fonderie avec tous ses accessoires est destinée à la coulée et aux diverses opérations et manipulations ultérieures,

- Des bâtiments pour les générateurs, machines, pompes et outils divers, pour les ateliers de modèles, pour les bureaux, les magasins, logements d’employés et du concierge complètent l’ensemble de l’usine,

  • Aux termes du décret du 31 Xbre 1866 qui régit les établissements insalubres, l’usine nouvelle, fera partie de la 3e classe dont la cause d’insalubrité est la fumée…58


La distillerie de la famille Godart

Antoine-Joseph Godart59 (1811-1885) et son fils Édouard-Nicolas (1842-1909) sont l’un après l’autre, négociants et distillateurs de la spécialité de la région, une variété de cerises aigres dites de Montmorency dont on distillait « la liqueur de Montmorency ». Ils sont successivement élus maires d’Ermont, le premier de 1878 à 1884 et le second de 1892 à 1900. Leur usine à vapeur est installée, en 1874, non loin de la gare d’Ermont-Eaubonne, à l’angle de la rue du général Leclerc et du général de Gaulle. La distillerie Godart devient ensuite la distillerie Esprangle60, à l’endroit où était implanté le grand magasin d’Uniprix (en 1970, puis successivement Prisunic, Codec, Atac et Franprix, fermé en novembre 2009, dans le cadre de la rénovation de la ZAC Ermont-Eaubonne)61.

La fameuse « liqueur de Montmorency » a fait de la famille Godart de riches notables de la commune d’Ermont. Leur imposant tombeau familial, dans l’ancien cimetière d’Ermont, en est la marque62. Le citoyen Morisson, dans une de ses lettres au journal Diogène63 stigmatise en ces termes les abus financiers de la famille Godart :

« Lorsque le père et le fils étaient associés ensemble, ils n’ont jamais été imposés que sur une valeur locative de 1 700 francs, ce qui représente environ le quart de ce qu’ils devaient payer d’imposition.

Plus tard, lorsque le père céda le tout à son fils, le contrôleur Blanchot fut assez ingénieux pour dégrever M. Godart fils et faire tomber sa patente de 1 700 à 600 francs, sous prétexte qu’il n’habitait que trois chambres dans la propriété de son père.

En 1885, M. Godart père vint à mourir. Le fils hérita de la fortune et de toutes les propriétés.

Jusqu’en 1888, il profita de ces faveurs et ne paya pas plus que lorsqu’il était imposé pour trois chambres. Dans mes recherches, j’ai découvert cette grave erreur préjudiciable aux intérêts de tous et aujourd’hui, par mes soins, M. Godart paie sa patente sur une valeur locative de 5 500 francs au lieu de 600, ce qui fait une bonification pour la commune et le trésor de 7 à 800 francs annuels.»


La famille Godart gère une maison de commerce à Paris, au 32 de la rue de Montorgueil, mais leur usine à vapeur se trouve à Ermont.

À l’occasion de la fête d’Ermont, un stand de tir à l’arbalète de précision est doté de nombreux prix en espèces. M. Godart père, distillateur, envoie chaque année des bouteilles de vins fins « pour être délivrées comme prix aux jeux de tir de la fête d’Ermont »64. Un mémorandum, daté du 19 août 1875, nous donne quelques précisions :

« Je donnerai pour les prix des jeux de la fête d’Ermont, une caisse de 12 Bles de vins fins de liqueur dont les droits seront acquittés par moi. La santé chancelante de Mme Godart ne me permettant de faire fête chez moi, je prie et je demande instamment qu’il ne me soit point donné d’aubade.

[signé :] A.J. GODART suite d’autre part

[au verso :] La caisse contiendra : 6 Bles Madère, 3 Bles Malaga, 3 Bles Lunel / 12 Total »65.


Godart père naît à Schoppingen, dans le grand-duché de Berg, ancien état de l’Allemagne (capitale Düsseldorf, région de la Ruhr). Il mourut le 15 octobre 1885, âgé de 74 ans et demi nous dit son acte de décès, ce qui place sa naissance en 181166.

Godart fils naît à Paris, dans le 1er arrondissement, le 4 novembre 1842. Il épouse en premières noces Céline-Marie-Louise Chipier, et, après la mort de celle-ci, en secondes noces Marie-Adrienne Michel auprès de qui il demeure à Cernay, le jour de son décès, le 3 juillet 1909.

Il a cinq enfants dont l’aîné Georges-Antoine-Clément est cultivateur à Poix-Teron, dans les Ardennes67.


La taillerie de « diamants » - La retorderie – La chaudronnerie d’Ermont

Une entreprise de taillerie mécanique de simili-diamants s’installe 78 rue de la République (actuelle rue du Général-de-Gaulle) dès 1899, dirigée par M. Badel, elle porte le nom de Martin Low et Tansing ou Société Low & Cie, elle emploiera surtout une main d’œuvre féminine. Une carte postale ancienne (vers 1900) nous montre le personnel de ces ateliers groupé, devant l’entrée de l’usine, sur la rue de La République, où l’on peut décompter 76 ouvrières. Messieurs Low et Tansing, étaient d’origine allemande, le premier était naturalisé français, mais il fut contraint de fermer au début de la Guerre de 1914.

Après la Guerre de 1914, précisément en 1918, la Société Crespel installe une retorderie à l’emplacement de la taillerie de diamants, 78 rue de la République.

Puis Albert Louche ouvre au même lieu, en 1921, une chaudronnerie industrielle et une fabrique d’acétylène, considérées comme établissement insalubre par le préfet de Seine-et-Oise, suivant le décret du 31 octobre 1866. L’enquête de Commodo-Incommodo effectuée en 1924 soulèvera une série de protestations. De même en 1928, plaintes des riverains à cause du bruit du rivetage pneumatique. La crise du travail de 1932 diminuera ses activités. Connue sous la dénomination de « Chaudronnerie d’Ermont », elle subira les grèves de 1936. Après la Seconde Guerre mondiale elle reprendra une certaine activité, s’orientera dans la carrosserie automobile, bennes basculantes, mais devra quitter Ermont68 (ce lieu est maintenant le square Eugène Jacquet).

Le pavillon de gardien, de plain-pied, en pierre meulière et plâtre, demeure le seul témoin de la suite d’entreprises établies en ce lieu 78 rue du Général-de-Gaulle, depuis la fin du XIXe siècle.


L’usine de perles

Par arrêté du préfet du 10 octobre 1923, paru dans « La Tribune », celui-ci autorise MM. Card et Sonckin à exploiter à Ermont, 21 rue Maurice Berteaux, une fabrique de perles d’imitation. MM. Card et Sonckin habitent 8 bis Chaussé Jules-César à Eaubonne. La demande comprend un plan de l’usine, à l’échelle du 1/200ème, et un plan des abords de l’usine, à l’échelle du 1/1 000ème, à l’adresse indiquée, entre la rue des Peupliers (actuelle rue Daniel) et la rue des Tilleuls (allée des Tilleuls), le ruisseau de la Fontaine d’Ermont, avec le lavoir et l’abreuvoir (détruits après la Guerre de 1914-1918), et l’école des filles (construite en 1902 – actuel collège Jules Ferry), avec la fontaine (construite en 1902 – détruite en 1935) au centre de la place Jules Ferry, actuel Parc Beaulieu. Elle est classée au titre des établissements insalubres, de 2e classe, à cause d’un dépôt de liquides inflammables, inférieur à 1 000 litres, d’éther, de collodion et d’acétate d’amyle69.

L’enquête de Commodo-Incommodo soulève encore des protestations, vu la proximité de l’école des filles et en raison également d’un dépôt de liquides inflammables, près des habitations70.


La fabrique de carreaux mosaïques

Une fabrique de carreaux mosaïques, en ciment comprimé à base de grès, Baille & Malerbaud, S.A.R.L. au capital de 300 000 francs, est installée au 4 rue Alfred de Musset à Ermont (S.&O.), inscrite au Registre du Commerce de Pontoise sous le n°13986. Son téléphone est le n°22 à Ermont. Cette société commercialise des céramiques, faïences, mosaïques, granitos, elle pratique également l’entreprise générale de carrelages et de revêtements, elle édite un petit catalogue avec un grand nombre de modèles, en planches couleurs, de ses grands carreaux de module 15,4 x 15,4 cm (imitant ceux produits dans le Beauvaisis), ses carreaux standards de 14 x 14 ou 10 x 10 cm, et ses demi-carreaux 7 x 14 ou 5 x 10 cm et toutes leurs combinaisons. Elle devient ensuite la Société Baille & Montès, successeurs, sise à la même adresse71. Cette société s’est créée après la Seconde Guerre mondiale, devant les besoins urgents et nombreux pour la reconstruction et l’expansion de l’urbanisation francilienne.


La fabrique de décors de théâtre – de plastiques – et d’huiles et de graisses industrielle

Les établissements J. Grandclément travaillent surtout pour les décors de théâtre en fournissant du simili et du moulage de verre. Puis la Société française d’exploitation des procédés Plinaton, fabrique des produits plastiques, au 48 rue de Pontoise (rue du 18-Juin). Elle sera remplacée par une fabrique d’huiles et de graisses industrielles et d’agglomérant de fonderie : l’usine Solvol72, de la société Le Lubrefort. Elle quittera elle-même son implantation ermontoise au lieu-dit le Noyer Saint-Flaive, avant 1975, où le terrain, 36 rue du 18-Juin, d’une surface de 11 734 m2 à lui-seul, fera l’objet d’une fouille archéologique, et fournira de nombreuses découvertes néolithiques, gauloises et gallo-romaines, préalablement à la construction de la résidence des Noyers73.



ILS ONT HABITÉ ERMONT


Quelques personnages célèbres, ou artistes, ont habité, ou sont passés par Ermont. Citons, entre autres, le général Decaen à Cernay, le professeur Dastre, Yvonne Printemps et Anita Conti, nées à Ermont, Valentine Reyre, habitant et ayant son atelier, en 1921, à Cernay.


Le général Decaen,

Charles-Mathieu-Isidore Decaen naît le 13 avril 1769 à Caen où son père était huissier au bailliage. Canonnier en 1778, il quitte le service en 1790, volontaire en 1792, il prend part au siège de Mayence où il reçut le grade de capitaine. Prisonnier en 1795, il est libéré quatre mois après. En 1796, après avoir secondé Moreau sur le Rhin, il est nommé général de brigade, âgé de vingt-sept ans. Traduit devant le conseil de guerre le 28 avril 1799, il est réintégré le 6 août de la même année. Le 3 décembre 1800, le général Moreau, après avoir conquis la Bavière, doit faire face à une offensive autrichienne. Par une manœuvre savamment calculée, il attire sur un terrain choisi l’archiduc Jean. Celui-ci est enserré par Ney et Grouchy d’une part, Richepanse et Decaen d’autre part. Cette victoire complète celle de Marengo.

Après cette bataille, il est élevé au grade de divisionnaire. En 1802, le 18 juin, il est nommé capitaine général des Établissements français de l’Inde. Il part de Brest le 6 mars 1803 pour Pondichéry, mais devant la menace anglaise, il lève l’ancre au cours d’une nuit peu après le 12 juillet. Il établit alors son gouvernement à l’Île de France (île Maurice). Cette île est le port des corsaires en particulier de Surcouf. Ceux-ci attaquent les vaisseaux anglais et ramènent des prisonniers. Parmi ceux-ci se trouve l’explorateur Matthew Flinders, célèbre pour ses découvertes au sud de l’Australie et de la Tasmanie.

À la suite d’une requête du marquis Willesley qui demande au général Decaen de lui rendre sa liberté, Flinders écrivit à sa femme en juillet et août 1805. La copie de cette lettre, communiquée par le commissaire de l’exposition de Melbourne, nous décrit l’atmosphère de l’île Maurice à cette époque.

Mais, comme la guerre avec la France reprend de plus belle, Decaen doit lutter pour conserver cette colonie. Il fut blessé en novembre 1810. Le général revint en France et commanda l’armée de Catalogne puis, en 1813, celle de Hollande.

Après l’abdication de l’empereur, Napoléon Ier, il se rallie à Louis XVIII, est nommé commandant de la région militaire de Bordeaux. Après le retour de l’île d’Elbe, il capitule à Bordeaux et prend le commandement des Pyrénées orientales. Au retour des Bourbons, il est emprisonné et jugé en décembre 1815. Amnistié en 1817, il est mis en disponibilité.

Il vécut à Ermont, dans le hameau de Cernay74 avec des moyens financiers faibles, puis à partir de 1825, avec une pension de 6 000 francs. Remis en activité en 1830, il fut nommé président de la commission de législation coloniale. Atteint du choléra lors de l’épidémie de 1832, il revenait de Paris le 9 septembre, son mal empirant, il fut forcé de s’arrêter à La Barre (commune de Deuil).

Les seuls témoins de l’acte de décès sont l’aubergiste et le médecin qui a constaté le décès. Il fut ramené à Ermont où il fut enterré le lendemain. La population, accompagnée de la garde nationale du canton, l’accompagna jusqu’à sa dernière demeure, dans le cimetière ancien d’Ermont..

Sa veuve n’ayant pas beaucoup de moyens demanda une concession perpétuelle pour laquelle elle offrait 200 francs, les tracasseries administratives firent durer cette affaire près de deux ans. Sa veuve mourut en 1845. Son tombeau fut déplacé en 1924 et placé le long du mur de la rue Edouard Branly (ancienne rue de Saint-Prix), dans le cimetière ancien d’Ermont75.

Parmi ceux qui perpétuèrent son souvenir, il faut citer les Mauriciens, en 1910, toujours très attachés à ce qui rappelle la France76.

L’ancienne ferme de la commanderie de Cernay, appartenant au Temple de Paris77, à la fin de l’Empire appartient à Meyssen, avocat à Paris, qui, en 1818, vend la grande maison avec son jardin contenant 3 arpents et une terre contiguë de 4,99 arpents, au général Decaen.

Officiellement, celui-ci n’est pas encore à la retraite, mais en disponibilité. En fait, il fait partie des demi-soldes, c'est-à-dire des militaires en non-activité, le gouvernement se méfiant de leur attachement à l’Empire. L.E. Gautier, son biographe, nous la décrit en ces termes : « Nous avons pu visiter, à Ermont, dans la vallée de Montmorency, la modeste demeure, où il passa dans une paisible solitude, treize années de sa vie…dans un enclos de peu d’étendue, planté d’arbres touffus… s’élève, non pas un château, mais une simple maison de campagne. »

Le général Decaen avait eu deux fils. L’aîné, né en 1805, décéda en 1835 d’une chute de cheval, le second, était encore vivant en 1850. Ses héritiers vendirent la propriété avant 1838. Qu’en reste-t-il ? Absolument rien78.

Le nouveau propriétaire, le docteur Kunkell79, fit abattre cette habitation, le corps principal fut démoli, il se trouvait légèrement en avant du bâtiment existant aujourd’hui dans l’impasse Marcel-Girard. Celui-ci recouvre partiellement son emplacement qui débordait à moitié sur la chaussée. En 1859, cette propriété appartient à Charles-Henry Desprez qui la cédera quelques années après. En 1868 elle devient la maison d’Antoine-Joseph Godart, qui s’installe à Cernay80. Un pavillon fut construit dans le parc, il existe toujours au fond de l’impasse Marcel-Girard. Le propriétaire suivant fut ce Marcel-Girard. Marchand de biens de profession, il lotit cette propriété en 1926 en créant l’impasse, par la suite, la maison elle-même fut vendue en copropriété.

Monsieur Meyssin, avocat à Paris avait conservé la ferme de la Commanderie qui existait en grande partie en 1832. Comme indiqué ci-dessus, il subsiste des bâtiments le long de la rue du général Decaen. Les terres qui l’entouraient s’étendaient jusqu’à la rue de la Commanderie. Le docteur Magendie, de Sannois, se rendit acquéreur d’une partie sur laquelle ses héritiers créèrent l’allée de la Fontaine. Par la suite toutes ces surfaces furent divisées et loties, formant les allées des Carreaux, du Moulin et de Saint-Prix, qui, réunies, deviennent la rue Ernest-Renan81.


Le professeur Dastre, médecin physiologiste

Albert Dastre est physiologiste (Paris 1844-id. 1917). Elève de Claude Bernard et de Paul Bert, il succède à ce dernier en 1887, comme professeur de physiologie générale à la Sorbonne. Ses travaux portent principalement sur les vaso-moteurs, les anesthésistes, les matières colorantes du foie et de la bile. Son ouvrage le plus connu a pour titre La Vie et la Mort (1903). Il fut élu à l’Académie des sciences en 190482.


Yvonne Printemps, comédienne

Yvonne Wignolle (Ermont, 1894 - Neuilly-sur-Seine, 1977), est plus connue sous le nom d’Yvonne Printemps. Chanteuse puis comédienne, la jeune fille épouse Sacha Guitry en 1919. Leurs témoins sont Sarah Bernhart, Georges Feydeau et Tristan Bernard. Après son divorce en 1934, elle se marie avec l’acteur Pierre Fresnay. Au cours de sa carrière artistique, qui s’étend de 1913 à 1958, elle tient des rôles dans de nombreuses opérettes (Si j’étais roi en 1913, L’Amour masqué en 1923), dans des films (La Dame aux camélias en 1934, La valse de Paris en 1949 et Le voyage en Amérique en 1951) et dans des pièces de théâtre (Le Bonheur en 1933, Auprès de ma blonde en 1946 et Père, en 1958) pour ne citer que quelques titres. Elle repose dans le cimetière de Neuilly-sur-Seine aux côtés de Pierre Fresnay, décédé le 9 janvier 197583.

Valentine Reyre, artiste de l’art sacré

Valentine Reyre (Paris 1889-1943), élève de Bourdelle, s’installe à Ermont en 1921. Elle y crée son atelier et conçoit ses grandes compositions de fresques et de vitraux, réalisant des commandes pour les églises et les chapelles du nord de la France, de Normandie, de Belgique, de Paris et de Corse. Dans la vallée de Montmorency, trois d’entre elles conservent ses œuvres : celle de Montmagny, avec les fresques et le chemin de croix de 1926, celle des Missions de l’Exposition coloniale, à Épinay-sur-Seine, avec une verrière de 1931 et celle de Sannois avec une rosace de 1937. À Ermont, un vitrail, réalisé après 1924, est offert par la famille de l’artiste à l’aumônerie paroissiale, anciennement située près du lycée Van Gogh. Engageant sa foi au service de l’Église, Valentine Reyre participe à la fondation de l’Arche en 1917 et des Ateliers d’Art Sacré en 1918, avec Maurice Denis et Georges Desvallières84.


Anita Conti, océanologue

Anita Conti (Ermont 1899-1997), de son nom de jeune fille Caracotchian, naît à Ermont et passe une partie de son enfance chez ses grands-parents au 21 rue de Sannois. Élevée dans une grande famille, elle reçoit dès son plus jeune âge une éducation moderne et côtoie des personnalités comme Blaise Cendrars, Théodore Monod ou le Dr Schweitzer. En 1927, elle épouse M. Conti, attaché d’ambassade, mais sa passion de la mer la pousse à s’embarquer. Elle consacre sa vie à sillonner les océans. Ses principaux récits portent les titres suivants : Racleurs d’océan, Géants des mers chaudes (1957), et L’Océan, les bêtes et l’homme (1971). Une association Cap sur Anita Conti, ayant son siège à Douarnenez, maintient le souvenir de cette océanologue85.

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Gérard Ducoeur,

révision de janvier 2010


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1 Depoin (J.), Cartulaire de l’abbaye de Saint-Martin de Pontoise, 5 fascicules, Pontoise, SHP VOV, 1895-1909.

2 Greimas (A. J.), Dictionnaire de l’ancien français, éd. Larousse, Paris, 2001, 630 p., p. 220.

3 Cf. notre article : « La fontaine Saint-Flaive et l’Ermitage à Sannois, Les reliques de saint Flaive à Ermont ».

4 Mulon (M.), Noms de lieux d’Ile-de-France. Introduction à la toponymie, éd. Bonneton, 1997.

5 Roblin (M.), Le terroir de Paris aux époques gallo-romaine et franque, Picard, Paris, 1971, p. 31, note 1, et Ermont, p. 241-246.

6 Voir infra note 9.

7 Ducoeur (D. et G.), L’origine du nom d’Ermont, in Ducoeur (D. et G.), Delaplace (J.), Bressant Hussenet (J.), Dammé (C.-J.), Ermont au fil du temps, Valhermeil, Ermont, 1994, p. 43.

8 Cf. notre article : « La protohistoire en vallée de Montmorency - L’oppidum gaulois du Camp de César à Taverny ».

9 Cf. notre article : « La chaussée Jules César et le vicus d’Ermont - Les sites gallo-romains de Taverny ».

10 Cf. notre article : « La nécropole mérovingienne et l’église carolingienne d’Ermont ».

11 Cf. notre article : « La seigneurie de Cernay à Ermont ».

12 Cf. notre article : « Les premiers seigneurs de Montmorency ».

13 Cf. notre article : « La présence des Templiers en vallée de Montmorency ».

14 Cf. notre article : « Les prieurés des abbayes de Saint-Martin de Pontoise et de Saint-Victor de Paris à Saint-Prix ».

15 Cf. notre article : « Vignes et vignerons en vallée de Montmorency ».

16 Cf. notre article : « Les pépiniéristes en vallée de Montmorency ».

17 Cf. notre article : « Un hôte de marque dans le salon de Mme Broutin à Cernay : l’Abbé Morellet »

18 Cf. notre article : « Les députés girondins cachés par Mme Broutin à Cernay »

19 Cf. notre article : « Les nourrices rurales d’enfants des « bourgeois » de Paris et de la région parisienne - Du berceau à la tombe »

20 Gassowski (J.-P.), L’armorial des communes du Val d’Oise, éd. Gaso, Mériel, 1996, s. p.

21 Vaquier (A.), Ermont , De la Révolution à nos jours, publication de la SHAP VOV, Pontoise, 1970, p. 282-284, et pl. LII, p. 183.

22 Muchembled (R.), Nourrices rurales pour enfants des villes, En marche vers la Révolution, in Muchembled (R.), Bennezon (H.), Michel (M.-J.), (sous la dir.), Histoire du Grand Paris, de la Renaissance à la Révolution, Perrin, 2009, p. 336-343.

23 Vaquier (A.), La population, in Ermont des origines à la Révolution, SHAP VOV, Pontoise, 1965, p. 146-147.

24 Vaquier (A.), Le premier registre paroissial de l’état-civil d’Ermont (1558-1577), imp. Persan-Beaumont, SHAAP VOV, 1962, 48 p.

25 Ermont : 100 feux en 1713, 137 feux en 1787, 514 habitants en 1790, selon Dupaquier (J.), (sous la dir.), Paroisses et Communes de France, Dictionnaire d’histoire administrative et démographique, Région Parisienne, éd. CNRS, Paris, 1974, p. 496.

26 Pour les autres, nous avons noté les origines suivantes : Argenteuil (6), Saint-Denis (3), Eaubonne (2) et Andely, Aubervilliers, Deuil, Franconville, Gennevilliers, Meudon, Montmorency, Plessis-Bouchard, Seez, Soisy, Vertus, Vincennes (Dubigny, jardinier du château de), chacun un.

27 Goilard (Anne-Charles de), marié en secondes noces à Louise-Marguerite Patu, fille de Philippe, conseiller à la cour des Aides, dont l’enfant, Anne-Marguerite, décéda le 30 janvier 1722, âgée de onze mois et fut inhumée le 31 dans l’église Saint-Flaive et Saint-Etienne d’Ermont.

28 Ainsi, le 20 septembre 1755, est inhumée Marie-Josèphe-Eléonore Berny, fille du sr Pierre-Jean-Paul Berny de Nogent, chevalier romain, demeurant à Paris, « morte de ce matin, chez Marc-Antoine Dérondelle, son père nourricier, âgée de trois mois ». (Arch. mun. d’Ermont, E 110 ).

29 Nous n’avons trouvé aucun enfant en nourrice chez un Duchesne. Dérondel n’apparaît que deux fois, en 1755 et en 1766, chez Marc-Antoine. (Cf. supra note 27.)

30 Brice Arnout n’apparaît que sur le rôle de taille pour 1755, comme entrant, où il est qualifié de berger et taxé à 3 livres. En 1756, il est dit cabaretier, taxé à 4 livres et en 1758 comme faisant commerce et taxé de 6 livres. En 1762, il est aussi à 6 livres comme faisant négoce, pour une maison et 80 perches de terre à loyer.

31 Buffévent (B. de), La population de Châtillon-sous-Bagneux de 1715 à 1789, d’après les registres paroissiaux, in Paris et Ile-de-France, Mémoires FSHAP IDF, t. 10, 1959, p. 175.

32 Par exemple, en 1739, sur 22 enfants d’Ermont décédés (enfants en nourrice exclus) 10 sont morts à moins d’un an. En 1740 sur 27 décès d’enfants d’Ermont (toujours enfants en nourrice exclus) 15 sont morts à moins d’un an.

33 Les registres paroissiaux d’Ermont ne renferment pas, comme cela devrait être, de serment de sage-femme.

34 Vaquier (A.), op. cit., p. 146-147.

35 Lebeuf (abbé J.) : op. cit., t. 1, p. 642-645.

36 Dupâquier (J.), (sous la dir.), Paroisses et Communes de France, Dictionnaire d’histoire administrative et démographique, Région Parisienne, éd. CNRS, Paris, 1974, p. 496.

37 Lachiver (M.), Vin, vigne et vignerons en région parisienne du XVIIe au XIXe siècle, SHAP VOV, 1982, p. 831 et 835.

Arzalier (F.), Du berceau à la tombe, in Des villages dans l’histoire, vallée de Montmorency (1750 à 1914), éd. Pr.Univ. Septentrion , Lille, 1996, p. 30.

38 Dupâquier (J.), (sous la dir.), op.cit., p. 496.

39 Bœuf (D.) et Ménassade (M.), Biographies d’artistes régionaux, in L’art ancien et moderne dans le canton de Taverny, Imp. Paris, Pontoise, 1945, 170 p., en particulier p. 152-153.

40 Cf. notre annexe : « La seigneurie de Cernay à Ermont ».

41 Regnault (P.), Baillargeat (R.), L’abbé Marais et Lucien Magne à Montmorency, Mémoires SHAP VOV, t. 57, 1960, t.à.p, 1963, 33 p. Concernant l’œuvre de Lucien Magne cf. « La collégiale Saint-Martin de Montmorency ».

42 Voir supra, note 3.

43 Vaquier (A.), L’église et la vie religieuse. Saint-Flaive patron d’Ermont in Ermont des origines à la Révolution, publication de la SHAP VOV, Pontoise, 1965, 235 p., p. 35- 55 et p. 57- 64.

44 Ducoeur (D. et G.), op. cit., p. 268.

45 Lours (M.), Ermont Saint-Flaive et Saint-Étienne, Notre-Dame des Chênes, Ancienne chapelle des Sœurs de la Charité, in Églises du Val-d’Oise, Pays de France, Vallée de Montmorency, Dix siècles d’art sacré aux portes de Paris, SHAG PDF, 2008, p. 113-117.

46 Ducoeur (D. et G.), op. cit., p. 266.

47 Collectif, Ermont ne s’est pas fait en un jour, éd. Épure, 1977, p. 110.

48 Delaplace (J.), Puits et fontaine, Étang et marais, Avant la Révolution, in Ducoeur (D. et G.), Delaplace (J.), Bressant Hussenet (J.), Dammé (C.-J.), Ermont au fil du temps, Valhermeil, Ermont, 1994, p.63-64.

49 Collectif, Ermont ne s’est pas fait en un jour, Municipalité d’Ermont, Ed. Épure, 1977, 208 p., p. 38-41.

50 Blumenfeld (H.), Stratification de cartes et aménagements, Cahiers de l’IAURIF, n° 119, 1997. Un dessin minute de la carte « des Chasses » au 1/14 400e environ (c. 1764-1773) où figurent « l’Etang d’Ermont » (pièce d’eau quadrangulaire et parc) et le ru de la Fontaine, extrait SHAT, DETM, NNB, NC E 970193, p. 57. Pour « l’Étang d’Ermont », voir aussi : le plan Trudaine, archives nationales, cartes, plans et photographies, cote : F 14* 8448, planche 3, où figure la pièce d’eau quadrangulaire. Les atlas dit de « Trudaine » ont été dressés par Daniel Charles Trudaine et Jean Rodolphe Perronet entre 1745 et 1780.

51 Ponsin (A.), Carte de la vallée de Montmorency, 1/20 000e, Montmorency, (c.1865-1870). Les anciennes propriétés y figurent, avec les pièces d’eau et toute l’hydrographie.

Cf. notre article : « Les points d’eau en vallée de Montmorency à travers l’histoire ».

52 Cf. notre article : « L’arrivée du chemin de fer et le développement de la vallée de Montmorency ».

53 Cf. notre article : « Les aciéries d’Ermont ».

54 Ducoeur (D. et G.), Ermont in Le patrimoine des communes du Val d’Oise, Flohic, 1999, p. 263.

55 Cf. notre article : « Les carrières à plâtre, les tuiliers et briquetiers en vallée de Montmorency - La briqueterie Alfred Censier-Albert Jacquin à Franconville-la-Garenne (1913-1937) ».

56 Arch. Nat. NIII, Seine et Oise, n° 305, pl. 3

57 Archives départementales du Val d’Oise, Ermont, 7 M 176/1.

58 Archives départementales du Val d’Oise, Ermont, 7 M 175/2.

59 On trouve quelquefois ce nom écrit Godard, avec un d. La véritable orthographe est Godart avec un t. Cité par Vaquier (A.), op. cit., p. 148.

60 La famille Esprangle d’Ermont reprendra par la suite la distillerie Godart. Cf. Veillon (J.), Souvenirs d’Eaubonne au XXe siècle, Publication du CHAE VM, 2007, p. 50.

61 Collectif, Ermont ne s’est pas fait en un jour, Municipalité d’Ermont, Ed. Épure, 1977, 208 p., p.94.

62 Ducoeur (D. et G.), Ermont in Le patrimoine des communes du Val d’Oise, Flohic, 1999, p. 266.

63 Diogène, journal hebdomadaire. Lettre du 27 juillet 1890. Cité par Vaquier (A.), op. cit., p. 148, note 216.

64 Vaquier (A.), op. cit., p. 174-175 où figure en pl. 23 le Mémorandum d’ Antoine-Joseph Godart & fils avec une vue de la distillerie près de la grande gare, en 1875.

65 Arch. mun. Fêtes 1875, S1 4 , F° 2, écriture d’A. Vaquier, Archiviste-Paléographe.

66 Le recensement de 1881 lui donne 70 ans, ce qui place bien sa naissance en 1811. Cité par Vaquier (A.), op. cit., p. 148, note 217.

67 Vaquier (A.), op. cit., p. 148.

68 Delaplace (J.), Le XIXe et le XXe siècle, in Ducoeur (D. et G.), Delaplace (J.), Bressant Hussenet (J.), Dammé (C.-J.), Ermont au fil du temps, Valhermeil, Ermont, 1994, p.113.

69 Archives départementales du Val d’Oise, Ermont, 7 M 176/1.

70 Delaplace (J.), op. cit., p. 113.

71 Catalogue conservé par la SHAAP – Vieil Argenteuil.

72 Delaplace(J.), op. cit., p. 113-114.

73 Voir supra note 9.

74 Vaquier (A.), La vie démographique, in Ermont. De la Révolution à nos jours, t. 3, SHAP VOV, Pontoise, 1970, p.140-146.

75 Ducoeur (D. et G.), Ermont in Le patrimoine des communes du Val d’Oise, Flohic, 1999, p. 267.

76 Delaplace (J.), in Ducoeur (D. et G.), Delaplace (J.), Bressant Hussenet (J.), Dammé (C.-J.), Ermont au fil du temps, Valhermeil, Ermont, 1994, p. 143.

77 Cf. notre article : « La présence des templiers en vallée de Montmorency ».

78 Les indications portées dans l’ouvrage Ermont ne s’est pas fait en un jour à la page 136 sont malheureusement fausses, de même que la légende de la page 139, ce pavillon ayant été construit plus de cinquante ans après sa mort. Cité par Delaplace (J.), in Ducoeur (D. et G.), Delaplace (J.), Bressant Hussenet (J.), Dammé (C.-J.), op. cit., p. 154, note 26.

79 Lefeuve (C.), Histoire de la vallée de Montmorency. « Le tour de la vallée », 1866, 2e éd. p. 454, ré-éd. du CHAEVM, n° 2 , 1e éd., 1975, 255 p., p. 222. Ce docteur Kunkell était un médecin demeurant à Paris, rue des Martyrs et n’exerçant pas à Ermont. Vaquier (A.), op. cit., p. 148, note 215.

80 Delaplace (J.), in Ducoeur (D. et G.), Delaplace (J.), Bressant Hussenet (J.), Dammé (C.-J.), op.cit., p. 143-144.

81 Delaplace (J.), in Ducoeur (D. et G.), Delaplace (J.), Bressant Hussenet (J.), Dammé (C.-J.), op. cit., p. 144.

82 Collectif, Grand Larousse encyclopédique, édition Prestige, t. 6, Larousse, Paris, 1970.

83 Cf. notre article : « Pierre Fresnay et Yvonne Printemps à Ermont ».

84 Cf. notre article : « Valentine Reyre (1889-1943), la passion du sacré à Ermont, Montmagny, et Sannois ».

85 Ducoeur (D. et G.), op. cit., p. 270.