Nouveaux articles : Histoire générale de Pierrelaye, La famille de Luçay à Saint-Gratien, Robespierre dans la vallée de Montmorency, Trois châtelains de Saint Leu, Yvonne Printemps et Pierre Fresnay à Ermont, La famille Coutan-Hauguet à Eaubonne, Les moulins dans l'histoire, Le comte Regnaud de Saint-Jean d'Angély, Les enfants de la Shoah en Vallée de Montmorency, l'OSE à Eaubonne, Les arbres remarquables, La fin du vignoble de Montmorency, La cerise de Montmorency

Jurys de l'histoire : Charlotte Corday à Montmorency, La mort du Duc d'Enghien, La mort du Prince de Condé à Saint-Leu, La Réveillère-Lépeaux et Gohier, Rousseau et Mme d'Epinay, Hortense et Mathilde

Rendez-vous de l'histoire : Le duel Gaillardet-Dumas, La famille Arnaud d'Andilly,

Pratique ! Vous pouvez consultez une note de bas de page en cliquant sur son numéro dans le texte, puis vous pouvez revenir au texte, à l'endroit où vous étiez, en cliquant cette fois-ci sur le numéro à gauche de la note.

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Dans le cadre des journées de l’Environnement
Le samedi 7 juin 2014, 
Valmorency propose deux excursions en voiture particulière (possibilité de covoiturage)

Le matin, de 10 h à 12 h : visite de jardins familiaux
Le rendez-vous est fixé à 9 h 45 h aux jardins familiaux du Trou du loup à Soisy-sous-Montmorency (40 parcelles sur un terrain de 11 500 m2). Adresse : rue des Molléons/rue de Pontoise (à la limite de Montmorency). Puis nous nous rendrons à Groslay, au lieu-dit Le Paradis, vers 11 h.


- L’après-midi, de 14 h à 18 h : Excursion 
«A la découverte du ru de Montlignon ».

       Ce ruisseau, qui traverse en diagonale une partie de la Vallée de Montmorency, n’est presque pas visible depuis la rue. Il mérite d’être découvert car il alimente de beaux plans d’eau et, à certains endroits, il fait 7 mètres de large ! Sa longueur totale est de 7 km, depuis le château de la Chasse.
Le rendez-vous est fixé à 13 h 45 au parking de l’établissement privé de Bury (dont l’entrée se trouve sur Eaubonne). Les voitures doivent entrer dans la propriété par le rond-point qui fait l’angle de la route de Montlignon et de la route de Montmorency (à la limite d’Eaubonne et de Montlignon).
Le programme approximatif est le suivant :
14 h. Parcours du ru dans la propriété de Bury jusqu’à la grille qui la sépare du bassin des Moulinets. Au passage, nous admirerons les arbres exceptionnels du domaine ainsi que les palmipèdes qui y font halte.
14 h 30. Nous franchirons la grille qui sépare Bury du bassin des Moulinets et nous parcourrons le parc paysager qui entoure le plan d’eau. Un représentant du SIARE (Syndicat d’assainissement de la région d’Enghien) nous expliquera comment cet établissement assure la gestion des inondations et l’aménagement des cours d’eau de la Vallée (bassins de retenue).
15 h. Reconnaissance du parcours du ru sur la ville d’Eaubonne. Visite de la cascade où Jean-Jacques Rousseau a déclaré sa flamme à Madame d’Houdetot (juin 1757) et du petit lavoir.
16 h. Parcours du ru quand il sort d’Eaubonne et alimente le chenal des Cressonnières sur Saint-Gratien. 
16 h 30. Découverte du ru sur Soisy, quand il forme le Lac Nord, avant de se jeter dans le lac d’Enghien.
Fin de la visite vers 18 h.
NB. Nous attirons l’attention des participants sur le fait que cette excursion suppose une bonne habitude de la marche à pied, même si les grands déplacements se font en voiture. 
Entrée libre pour ces deux excursions. Possibilité de ne participer qu’à l’une d’entre elles.
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Bulletin d’inscription
Nom :                 Commune :
- S’inscrit à la visite des jardins familiaux de 10 h à 12 h 
Nombre de personnes :

- S’inscrit à l’excursion 
« Découverte du ru de Montlignon », de 14 h à 18h le 7 juin 2014
Nombre
 de personnes :
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                UN ÉVÉNEMENT À NE PAS MANQUER :

Invitation
Hervé Collet, président et les membres des conseils d’administration 
de Valmorency et du Cercle historique d’Eaubonne seraient heureux de votre participation à :

          La célébration du 5ème anniversaire de Valmorency et au  lancement du livre « Les belles heures du château de la Chesnaie à Eaubonne – Sur les pas de Jean-Jacques Rousseau ».


            
Le vendredi 19 juin 2014 au château de la Chesnaie à Eaubonne (2, rue du 18 juin 1940), de 18 h à 21 h (parking devant l’entrée principale ou sur l’avenue Voltaire).

      
Valmorency, fondée en décembre 2008, a proposé ses premières activités dès le premier semestre 2009. Cette association, qui rassemble une quinzaine d’historiens ou de défenseurs du patrimoine de la Vallée, a initié un certain nombre d’événements marquants : des Jurys de l’Histoire, des excursions et des conférences, un site Internet où figurent plus de 250 articles (www.valmorency.fr), 35 émissions de radio (4ème jeudi de chaque mois sur Radio Enghien, de 17 h à 18 h), un salon du patrimoine de la Vallée de Montmorency (novembre 2011), ainsi que l’édition d’un ouvrage et la coédition de deux autres avec le Cercle historique d’Eaubonne, etc.


Au programme : 
(
À partir de) 18 h : accueil par les propriétaires, Marie-Caroline et Liv Soavina. Visite du château et du parc.
19 h. Démonstration de danses du Second Empire par le groupe Quadrilles et Polkas (de Taverny)
19 h 20. Allocutions et présentation du livre sur le château de la Chesnaie.
19 h 45. Pot de l’amitié, dédicaces du livre, nouveaux pas de danse par Quadrille et Polkas.
Entrée libre mais sur inscription. Merci de renvoyer le bulletin ci-après

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LE CERCLE HISTORIQUE D’EAUBONNE, en partenariat avec
LE CONSEIL DE QUARTIER « LA CERISAIE-JEAN MACÉ », vous invite à :

Une exposition et une conférence sur « Jules Huyot, graveur sur bois, ancien maire d’Eaubonne et propriétaire de la Cerisaie »,
le
samedi 23 novembre 2013 à la Maison des Associations d’Eaubonne - 3, avenue Saint-Lambert

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La disparition de Jean Veillon, vice-président du Cercle Historique d’Eaubonne et membre de Valmorency

Une triste nouvelle : notre collègue historien Jean Veillon est décédé le 17 avril, suite à un accident vasculaire cérébral, à l’âge de 85 ans, alors qu’il était encore en bonne forme lorsqu’il a assuré deux jours de permanence en tant qu’auteur au Salon du livre de jeunesse d’Eaubonne, les 6 et 7 avril derniers. Il était vice-président du Cercle Historique d’Eaubonne et membre de Valmorency. Ses obsèques auront lieu le mercredi 24 avril à 10 h 15 à l’église du sacré-Coeur d’Eaubonne (rue d'Estienne d'Orves), à 500 mètres de la gare d’Ermont-Eaubonne). Vous trouverez ci-après sa biographie. Nous avons témoigné à son épouse Janine, à son fils Dominique et à toute sa famille, notre affectueuse amitié et notre profonde solidarité. Hervé Collet, président.
Biographie de Jean Veillon (1928-2013)

Jean Veillon au salon du livre jeunesse d’Eaubonne le 6 avril 2013

Jean Roland Paul Veillon naît le 21 mars 1928 à Paris, de Jean Georges Veillon et de Elvire de Mauljean. Il reste trois ans à Paris avant d’emménager, avec ses parents et son frère Raymond, de trois ans son cadet, le 1er janvier 1932, rue Alexandre Dumas à Eaubonne, dans le lotissement de l’ancien parc Goguel. Ce quartier a conservé à ce moment-là un étang (comblé depuis), où les enfants se font un plaisir de pêcher les têtards et les petits poissons. Il fréquente l’école de garçons Jules Ferry (qui deviendra la médiathèque Maurice Genevoix), sous la houlette de l’instituteur Eugène Vallette et de son épouse Alice, qui marqueront fortement son enfance.
La guerre de 39-45 constitue un tournant dans la vie de tous les Français, mais particulièrement dans le parcours scolaire de Jean, car son père est parti comme prisonnier en Allemagne et l’on est sans nouvelles de lui. En 1944, après la libération d’Eaubonne, l’employeur de son père propose d’embaucher Jean comme comptable, alors que celui-ci n’a que 16 ans et qu’il aimerait poursuivre ses études. Mais il faut bien faire vivre la famille : c’est donc en autodidacte qu’il construira sa carrière professionnelle. Son père revient le 21 mars 1945. Entre temps, Jean a fondé l’association des anciens élèves de l’école Jules Ferry. Il organise des soirées dansantes dans le préau de l’école, ou des fêtes au stade de la Samaritaine, rue de Margency. Il y invite de nombreux artistes. Lui-même se produit sur scène en chantant, entre autres, les chansons de Charles Trenet. Dans son travail, il monte en grade progressivement, mais le fait de côtoyer des artistes le pousse vers d’autres voies. Il dessine par exemple des modèles de bijoux, et surtout, il commence à croquer des dessins humoristiques.
En 1948, au moment de son incorporation au service militaire, on lui découvre une tache au poumon. Il est soigné à l’hôpital d’Eaubonne, qui est alors un grand centre anti-tuberculeux. Pendant quatre ans, il sera soumis à un pneumothorax et à des insuflations douloureuses. C’est à cette époque qu’il fait la connaissance de Janine Eberlé, sa cadette de cinq ans, installée dans le même quartier de l’ancien parc Goguel et qu’il épouse le 6 décembre 1952. Ils auront un fils, Dominique, en novembre 1956. La famille s’installe aussitôt après la naissance, dans un pavillon construit dans un lotissement aménagé au nord du ru de Corbon, au 11 allée des Lys, à 200 mètres de la rue Alexandre Dumas.
Jean poursuit une carrière de cadre administratif dans l’industrie, au sein de diverses sociétés. C’est en qualité de directeur des relations humaines chez Parker (célèbre fabricant de stylos) qu’il termine sa carrière, en pré-retraite, lorsque cette entreprise ferme ses portes en France, en 1984.
Ses talents de caricaturiste l’amènent à alimenter en dessins humoristiques près de trente titres nationaux et même étrangers (Le Hérisson – Ici-Paris – La Croix – l’Humanité Dimanche - Corriere de la Sera, etc). Ce revenu annexe permet à Jean de réaliser un de ses rêves : piloter un avion. Il obtient son brevet de pilote privé en 1964. Mais il s’agit d’un loisir coûteux, qui ne pourra pas se poursuivre très longtemps (il se rattrapera avec la pratique de vols en ULM dans le Roussillon). Dans les années 70, l’équitation prend place dans la vie familiale. Le couple fait l’acquisition d’une jument andalouse achetée dans les Pyrénées Orientales et qui est gardée au centre équestre de Saint-Leu-la-Forêt. Quand cette monture sera condamnée par un vétérinaire pour rhumatisme déformant, c’est le frère Raymond qui s’occupera d’elle, au point même de déménager dans une propriété dotée d’un pré, dans le Vexin (Raymond est maintenant revenu dans la Vallée). La voile tient également une grande place dans la vie de Jean : un premier bateau est acheté en copropriété avec un ami en 1980. Cette passion manque de lui coûter la vie lorsque il fait partie d’un équipage de quatre personnes rapatriant en France depuis Pointe à Pitre un bateau qui a fait la transat des Alizées : atteint en plein Atlantique d’une sérieuse affection viscérale, il réussit à être transporté à temps dans un hôpital des Caraïbes où il est opéré d’urgence.
Sa passion pour l’aviation l’amène à intégrer en 1990 l’Association des Ailes anciennes, installée au Musée de l’Air du Bourget, et dont la vocation est de restaurer et de présenter au public des avions de légende. Parallèlement, il est guide bénévole au Musée. A ce titre, il fait découvrir à de nombreux Eaubonnais les trésors de l’aviation civile et militaire. C’est dans ces circonstances que débute sa nouvelle passion : l’écriture historique. Il a remarqué que l’avion censé avoir transporté le Général de Gaulle de France en Angleterre en juin 1940 ne portait pas de plaque le mentionnant : on n’était pas certain que se soit le bon appareil. Jean se lance alors dans une enquête qui durera plusieurs mois, voire plusieurs années, et qui lui permettront de retrouver le véritable avion. Ce premier livre sera suivi de beaucoup d’autres. Le dernier en date, la biographie de la grande dame que fut Marie Marvingt, est présenté au public du Salon du livre jeunesse d’Eaubonne, les 6 et 7 avril derniers, quatre jours avant son accident de santé foudroyant, qui entraînera son décès le 17 avril.
Témoin privilégié de l’évolution de sa commune durant trois-quarts de siècle, Jean Veillon côtoie de nombreuses personnalités Eaubonnaises, en particulier le grand historien Michel Mourre, dont il réussit à faire donner le nom, par la municipalité, au square qui jouxte la médiathèque.
Cette passion de l’histoire locale le conduit tout naturellement à faire paraître en 2007 « Souvenirs d’Eaubonne au XXème siècle », préfacé par François Balageas, maire d’Eaubonne, et publié - et plusieurs fois réédité - sous l’égide du Cercle Historique d’Eaubonne, dont il devient vice-président. A ce titre, il est un des premiers à participer au lancement de Valmorency en décembre 2008.
Sa brutale disparition a consterné son entourage, car son dynamisme illustrait parfaitement le principe selon lequel on peut être en projet à tout âge, y compris à 85 ans. Jean Veillon préparait d’ailleurs d’autres publications. Son bon sourire et son œil malicieux, sa verdeur d’esprit et son incomparable talent de conteur faisaient les délices de son public quand il donnait des conférences.
Son épouse, Janine Veillon est elle aussi bien connue des Eaubonnais en qualité de présidente de l’association Les Pieds Agiles. Son mari et elle venaient de fêter leurs 60 ans de mariage le 6 décembre. HC.

2012 - L’année Rousseau

La France (ainsi que d’autres pays) célèbrent en 2012 le tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau, né le 28 juin 1712 à Genève. La Vallée de Montmorency est particulièrement concernée puisque le philosophe a séjourné six ans (de 1756 à 1762) à Montmorency, où il a composé des oeuvres majeures.
Rousseau s’installe à l’Ermitage, le 9 avril 1756, en compagnie de Thérèse Levasseur et de la mère de celle-ci, à l’invitation de Madame d’Epinay, qui a aménagé pour le philosophe une petite maison que son mari possédait à Montmorency (détruite au XIXème siècle). Depuis fin 1749, il habitait à Paris l’hôtel du Languedoc, rue de Grenelle-Saint-Honoré. Il occupait alors un poste de secrétaire d’ambassade.
À l’Ermitage, Rousseau commence à écrire La Nouvelle Héloïse. S’étant brouillé avec sa protectrice, qui vient de partir pour Genève, il quitte l’Ermitage le 15 décembre 1757, acceptant l’hospitalité de M. Mathas, procureur fiscal du Prince de Condé, qui lui offre d’habiter une maison dans sa propriété du Mont-Louis, toujours à Montmorency. Cette habitation a besoin de réparations. Entre mai et août 1759, le Maréchal de Luxembourg, voisin de Rousseau, met à sa disposition le petit château de Montmorency - détruit en 1792 - pour lui permettre d’être plus à son aise pendant le plus gros des travaux. C’est à Mont-Louis que Rousseau compose - souvent dans le minuscule bâtiment situé au fond du jardin (le "donjon") - la Lettre à d’Alembert sur les spectacles, Julie ou la Nouvelle Héloïse, les Lettres à Malesherbes, Émile, le Contrat Social. C’est également là qu’il se fâche "vraiment" avec Voltaire, en 1760, à la suite de la Lettre à d’Alembert sur les spectacles, qui attaque violemment le théâtre.
Le 8 juin 1762, Rousseau est averti par le prince de Conti qu’il a été condamné pour la publication de l’Émile. Il souhaiterait ne pas fuir, être jugé et pouvoir répondre à ses accusateurs, mais le prince et le Maréchal de Luxembourg, craignant peut-être pour leur propre personne, lui demandent de quitter Montmorency. En quelques minutes, il plie bagages et se réfugie à Yverdon en Suisse, puis chez Madame Boy de La Tour à Môtiers-Travers, près de Neuchâtel. Après maintes péripéties, il mourra le 2 juillet 1778 à Ermenonville.
L’oeuvre littéraire et philosophique de Jean-Jacques Rousseau est considérée comme un des plus beaux fleurons du siècle des Lumières. Les révolutionnaires le portent aux nues et la Convention demande son transfert au Panthéon. L'hommage solennel de la nation française a lieu le 11 octobre 1794 : au cours d'une grandiose cérémonie, les cendres de Jean-Jacques Rousseau sont transférées d’Ermenonville au Panthéon, en passant, bien évidemment par Montmorency. La Vallée entretient sa mémoire par le biais notamment du Musée Jean-Jacques Rousseau, installé dans la propriété du Mont-Louis, qui accueille une très importante bibliothèque rousseauiste, consultée et visitée par des chercheurs du monde entier. Depuis plus de deux-cents ans, des centaines de milliers d’admirateurs ont fait le “pèlerinage” de Montmorency dans le but de visiter les lieux où il a vécu.


Un certain nombre de communes de la Vallée sont concernées par le souvenir de Jean-Jacques Rousseau :
- Montmorency, tout d’abord, l’a accueilli pendant six ans. Le philosophe s’est beaucoup promené dans la forêt environnante, où il aimait herboriser.
- Margency a été le lieu de résidence principal du fameux M. de Margency des Confessions, Adrien Cuyret, seigneur des lieux et syndic du village, que Jean-Jacques Rousseau appelait son “aimable voisin” et que Madame d’Epinay nommait tout simplement Margency ou le Syndic. C’est dans cette commune également, que Mme de Verdelin, née Marie-Madeleine de Brémond d’Ars, qui a été une des plus fidèles amies et correspondantes de Rousseau, a séjourné pendant deux ans, de 1756 à 1758, en tant que locataire de M. de Margency. Elle a prêté à Mme d’Houdetot une clé de son jardin, pour permettre à Rousseau de rejoindre cette dernière à Eaubonne au printemps 1757.
- Soisy-sous-Montmorency a vu pendant quatre ans, de 1758 à 1762, séjourner Mme de Verdelin, qui y a installé ses quartiers à la belle saison, pour mieux se rapprocher de son “cher voisin” et continuer à rester près de son amant, M. de Margency.
- Deuil (qui est devenu Deuil-la-Barre au XXème siècle) a été illustré par Mme d’Epinay, qui a habité le magnifique château de la Chevrette, aujourd’hui disparu, à l’exception d’une dépendance qui abrite maintenant le Musée Michel Bourlet.
- Eaubonne a été le lieu de séjour de Mme d’Houdetot, de 1757 à 1762, qui a logé à la belle saison dans une dépendance du château du fief de Meaux (aujourd’hui, de la Chesnaie). Son amant, le marquis de Saint-Lambert, poète et directeur de l’Académie Française, a séjourné de 1762 à 1796 dans divers lieux de la commune, dont le domaine qui est connu aujourd’hui sous le nom de château Philipson.
- Sannois a pris le relais d’Eaubonne pour accueillir Mme d’Houdetot (de 1762 à 1813), puis Saint-Lambert à la fin de ses jours (de 1796 à 1803)
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- Montlignon
est indirectement impliqué par Rousseau, d’une curieuse façon : un des anciens maires de la commune, Jean Mauduit-Larive, qui était acteur de la Comédie-Française, a été le premier à représenter à Paris, le 30 octobre 1775, dans l’illustre Maison de Molière, la pièce lyrique de Jean-Jacques Rousseau, Pygmalion. Il s’est rendu spécialement en Suisse, à Môtiers, pour demander à l’auteur l’autorisation de jouer son oeuvre.
- Groslay, enfin, a été illustré par deux curés, familiers de Jean-Jacques Rousseau et de Mme d’Epinay : l’abbé Antoine Maltor, très cultivé, entretenait des relations fréquentes avec Jean-Jacques Rousseau, avant l’arrivée de ce dernier à Montmorency,
et encore davantage après son installation à l’Ermitage. Le philosophe genevois parle de lui avec affection dans ses Confessions, en déclarant qu’il est “plus fait pour être homme d'état et ministre que curé de village”. L’abbé Joseph-François Martin a été nommé curé de Groslay à la mort de l’abbé Maltor, en 1767. Il était directeur de conscience de la mère de Mme d’Epinay et proche des Encyclopédistes.

A notre connaissance, deux communes valmorencéennes ont préparé un imposant programme d’activités culturelles pour célébrer l’année du tricentenaire : Montmorency et Deuil-la-Barre. Ces deux villes ont rivalisé d’ingéniosité et mobilisé les équipes municipales, les associations patrimoniales et les établissements scolaires pour proposer des manifestations d’ordre divers : conférences, expositions, concerts (Jean-Jacques Rousseau était aussi musicien), quiz pour les élèves, constitution d’herbiers (celui de Rousseau est illustre), etc.
Valmorency, de son côté, a programmé des “rendez-vous de l’histoire valmorencéenne” (lecture de textes historiques théâtralisés) autour de personnages proches de Rousseau :
- M. de Margency, le 24 janvier à Margency (salle Gilbert Bécaud)
- Mme de Verdelin, le 7 février à Soisy-sous-Montmorency (salle de l’Orangerie)
- Mauduit-Larive, avec la représentation de Pygmalion, le 30 mars à Montlignon (salle des fêtes)
- Saint-Lambert, à Eaubonne ; Mme d’Houdetot à Sannois ; la brouille de Rousseau et de Mme d’Epinay, à Enghien-les-Bains (dates à finaliser à l’automne)
Enfin, une pièce de théâtre en quatre actes a été écrite pour la circonstance, par Hervé Collet, président de Valmorency, pour illustrer les relations entre Rousseau, Mme d’Houdetot, Mme d’Epinay et Saint-Lambert au printemps 1757 : “L’homme qui aimait l’amour – Une saison dans la vie de Jean-Jacques Rousseau”. Elle sera jouée le 16 novembre 2012 à Deuil-la-Barre, ainsi que dans deux ou trois autres villes : Montmorency, Eaubonne et peut-être Ermont.

Les manifestations dans la Vallée

 A notre connaissance, deux communes valmorencéennes ont préparé un imposant programme d’activités culturelles pour célébrer l’année du tricentenaire : Montmorency et Deuil-la-Barre. Ces deux villes ont rivalisé d’ingéniosité et mobilisé les équipes municipales, les associations patrimoniales et les établissements scolaires pour proposer des manifestations d’ordre divers : conférences, expositions, concerts (Jean-Jacques Rousseau était aussi musicien), quiz pour les élèves, constitution d’herbiers (celui de Rousseau est illustre), etc.
Valmorency, de son côté, a programmé des “rendez-vous de l’histoire valmorencéenne” (lecture de textes historiques théâtralisés) autour de personnages proches de Rousseau :
- M. de Margency, le 24 janvier à Margency (salle Gilbert Bécaud)
- Mme de Verdelin, le 7 février à Soisy-sous-Montmorency (salle de l’Orangerie)
- Mauduit-Larive, avec la représentation de Pygmalion, le 30 mars à Montlignon (salle des fêtes)
- Saint-Lambert, à Eaubonne ; Mme d’Houdetot à Sannois ; la brouille de Rousseau et de Mme d’Epinay, à Enghien-les-Bains (dates à finaliser à l’automne)
Enfin, une pièce de théâtre en quatre actes a été écrite pour la circonstance, par Hervé Collet, président de Valmorency, pour illustrer les relations entre Rousseau, Mme d’Houdetot, Mme d’Epinay et Saint-Lambert au printemps 1757 : “L’homme qui aimait l’amour – Une saison dans la vie de Jean-Jacques Rousseau”. Elle sera jouée le 16 novembre 2012 à Deuil-la-Barre, ainsi que dans deux ou trois autres villes : Montmorency, Eaubonne et peut-être Ermont.

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Jean-Jacques Rousseau, au cours du printemps 1757, alors qu’il est installé à Montmorency depuis un an, s’éprend de Sophie d’Houdetot, elle-même installée à Eaubonne depuis peu. Le philosophe genevois, connu pour ses moeurs austères, vit durant quelques mois une passion à ce point intense qu’il écrira dans ses Confessions que Mme d’Houdetot aura été « L’unique amour de sa vie ».
Quand on connaît les nombreuses affections féminines que Rousseau a pu connaître au cours de son existence, cet aveu ne manque pas de surprendre. Il est d’autant plus surprenant que cette passion se focalise moins sur Mme d’Houdetot que sur les élans amoureux que celle-ci manifeste à son amant, le marquis de Saint-Lambert, parti à l’armée au moment des faits. Plus elle parle en termes enflammés de l’objet de son coeur, plus elle accroît la passion que Rousseau lui porte. Cette étrange relation, même si elle se déroule, selon le témoignage des intéressés, « en tout bien tout honneur », ne tarde pas à exciter la jalousie de Madame d’Epinay, protectrice de Rousseau et belle-soeur de Mme d’Houdetot (installée à la Chevrette, à Deuil). Saint-Lambert lui-même, averti de cette relation, vient aux nouvelles. Entre ces quatre personnages se nouent alors des « mises au point » qui menacent de tourner au drame...



Cette pièce de théâtre, mettant en scène six personnages, est rigoureusement conforme aux événements historiques tels qu’ils ont été relatés par les protagonistes de cette affaire. Les quatre actes sont supposés se tenir dans les trois principaux lieux qui ont vu se dérouler l’intrigue : Montmorency, Eaubonne et Deuil.
Auteur du scénario : Hervé Collet, auteur de « Eaubonne au XVIIIème siècle
», président de Valmorency
Avec la participation de Claude Lesko et de Juliette Degenne, et d’autres comédiens professionnels.

Claude Lesko : Rousseau Juliette Degenne : Mme d’Epinay Karine Martin : Mme d’Houdetot Hervé Collet, auteur et narrateur

Date : le vendredi 7 décembre à 20 h 30 à la salle des fêtes de Deuil-la-Barre (derrière la mairie)
Entrée libre sur inscription, par e-mail : contact@valmorency.fr ou par téléphone au 06 81 30 14 53.
Libre participation aux frais.
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Bulletin d’inscription
Nom : Commune :
S’inscrit pour la représentation de la pièce : « L’homme qui aimait l’amour », le 7 décembre à Deuil
Nombre de personnes :


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L’association Saint-Leu Terre d’Empire vous invite à assister à une conférence donnée le samedi 23 juin 2012 à 17 h à la salle A, rue Emile Bonnet, en face de l’école Marcel Pagnol


Napoléon, empereur de l’île d’Elbe


par Marie-Hélène Baylac, historienne, auteure du livre éponyme.


De mai 1814 à février 1815, Napoléon régna sur un "royaume d'opérette" où l'avaient exilé les Alliés coalisés après la Campagne de France. A son arrivée à l'île d'Elbe, on l'entendit prononcer : "Ce sera l'île du repos !". Pourtant, l'homme encore jeune,46 ans, qui avait dominé et dirigé l'Europe se conduisit en un véritable souverain, réglant minutieusement ce royaume de 224 kilomètres carrés, situé entre la Corse et la Toscane, et de quelques milliers de sujets... tout en préparant son évasion et son retour pour que recommence l’épopée.
D’une jolie plume et avec beaucoup de finesse, l'historienne Marie-Hélène Baylac nous livre une belle synthèse de cet exil, loin d'être une simple parenthèse dans la vie de Napoléon.
Cette conférence sera suivie d’une dédicace et d’une discussion sur la candidature de Saint-Leu-la-Forêt au label de Ville Impériale.


Rousseau Mme d’Houdetot Mme d’Epinay Saint-Lambert


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Redécouvrons trois belles églises chargées d’histoire en Vallée de Montmorency :
Groslay, Deuil-la-Barre et Saint-Gratien

Après-midi découverte : le samedi 30 novembre 2013, en voitures individuelles (possibilités de covoiturage)



Groslay                                       Deuil-la-Barre                                                      Saint-Gratien

Valmorency vous propose de découvrir ou redécouvrir les trésors cachés de trois églises de la Vallée. Chacune d’entre elles fera l’objet d’une visite guidée, d’une heure, par un membre de l’association.
Nous laissons à chacun le choix pour participer à l’ensemble du parcours (dans ce cas, possibilité de covoiturage) ou de se joindre à nous simplement sur l’un ou l’autre des sites pour le temps d’une seule visite. Votre seule obligation est de vous inscrire préalablement, en totalité, ou partiellement à ce circuit.
Programme
13 h 15 : Point de rendez-vous : Eglise de Groslay,
13 h 30 : Visite de l’église de Groslay (de 13 h 30 à 14 h 30),
14 h 35 : Co-voiturage. Départ pour Deuil la Barre,
15 h : Visite de l’église de Deuil (de 15 h à 16 h),
16 h 05 : Co-voiturage. Départ vers Saint-Gratien,
16 h 30 : Visite de l’église de Saint-Gratien (de 16 h 30 à 17 h 30),
17 h 35 : Co-voiturage. Retour possible vers Groslay.

Devant tenir compte des différents offices religieux prévus ce jour-là, l’horaire sera scrupuleusement respecté. S’il devait être modifié, les inscrits en recevront notification par mail ou par téléphone.

- L’église Saint Martin de Groslay est située au cœur du centre ancien du village, sur la route départementale 193, à l’angle des rues du Général Leclerc, de Montmorency et Pierre-Corre.
- L’église Notre-Dame de Deuil est située Place des victimes du V2, où il y a un parking.
- L’église de Saint-Gratien est située place de l’église, où il y a un parking.

Pas de frais de participation, mais inscription obligatoire auprès de Francois Paget : francois.paget@wanadoo.fr
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Bulletin d’inscription visite des églises - 30 novembre 2013
Nom : Prénom : Commune :
Numéro de portable :
Adresse mail :
- S’inscrit pour les trois étapes : OUI - NON
Nombre de personnes :
- S’inscrit simplement pour Groslay :
Nombre de personnes :
- S’inscrit simplement pour Deuil la Barre :
Nombre de personnes :
- S’inscrit simplement pour Saint-Gratien :
Nombre de personnes :


Jules Huyot - villa Huyot au début du XXème siècle - Frontispice de l’édition du Candide de Voltaire, gravé par Jules Huyot

Jules Huyot (1841-1921), célèbre graveur d’estampes et de lithographies, conseiller municipal d’Eaubonne de 1881 à 1912 et maire de 1898 à 1904 et de 1905 à 1912, a été propriétaire du très grand domaine qui a donné naissance au quartier actuel de la Cerisaie. Il a fait édifier ce qu’il est convenu d’appeler la Villa Huyot au n° 18 bis de la rue George V et le Chalet de l’Artiste, pavillon à colombages imitant le style normand au n° 18 de la même rue, à l’intention de son fils, Albert Huyot (1872-1968), peintre postimpressionniste reconnu. Le lotissement des Castors occupe une grande partie de sa propriété (autrefois, fief de Bussy).


                    

Le « Chalet de l’artiste »                        Toile d’Albert Huyot

C’est pour rendre hommage à cet édile communal, et à son fils, artiste peintre, que le Cercle Historique d’Eaubonne organise, avec le Conseil de quartier, une exposition qui se tiendra : le samedi 23 novembre, de 14 h à 19 h, à la maison des associations (salle Nosbaume) au 3, rue Saint-Lambert à Eaubonne. Une conférence sur la vie et l’œuvre de ces deux artistes sera donnée, de 16 h à 17 h, dans cette même salle, par Hervé Collet, président du Cercle historique et archéologique d’Eaubonne et de la Vallée de Montmorency (entrée libre). Contact : 06 81 30 14 53.

Dans le cadre des journées de l’Environnement
Le samedi 7 juin 2014, 
Valmorency propose deux excursions en voiture particulière (possibilité de covoiturage)

Le matin, de 10 h à 12 h : visite de jardins familiaux
Le rendez-vous est fixé à 9 h 45 h aux jardins familiaux du Trou du loup à Soisy-sous-Montmorency (40 parcelles sur un terrain de 11 500 m2). Adresse : rue des Molléons/rue de Pontoise (à la limite de Montmorency). Puis nous nous rendrons à Groslay, au lieu-dit Le Paradis, vers 11 h.


- L’après-midi, de 14 h à 18 h : Excursion 
«A la découverte du ru de Montlignon ».

       Ce ruisseau, qui traverse en diagonale une partie de la Vallée de Montmorency, n’est presque pas visible depuis la rue. Il mérite d’être découvert car il alimente de beaux plans d’eau et, à certains endroits, il fait 7 mètres de large ! Sa longueur totale est de 7 km, depuis le château de la Chasse.
Le rendez-vous est fixé à 13 h 45 au parking de l’établissement privé de Bury (dont l’entrée se trouve sur Eaubonne). Les voitures doivent entrer dans la propriété par le rond-point qui fait l’angle de la route de Montlignon et de la route de Montmorency (à la limite d’Eaubonne et de Montlignon).
Le programme approximatif est le suivant :
14 h. Parcours du ru dans la propriété de Bury jusqu’à la grille qui la sépare du bassin des Moulinets. Au passage, nous admirerons les arbres exceptionnels du domaine ainsi que les palmipèdes qui y font halte.
14 h 30. Nous franchirons la grille qui sépare Bury du bassin des Moulinets et nous parcourrons le parc paysager qui entoure le plan d’eau. Un représentant du SIARE (Syndicat d’assainissement de la région d’Enghien) nous expliquera comment cet établissement assure la gestion des inondations et l’aménagement des cours d’eau de la Vallée (bassins de retenue).
15 h. Reconnaissance du parcours du ru sur la ville d’Eaubonne. Visite de la cascade où Jean-Jacques Rousseau a déclaré sa flamme à Madame d’Houdetot (juin 1757) et du petit lavoir.
16 h. Parcours du ru quand il sort d’Eaubonne et alimente le chenal des Cressonnières sur Saint-Gratien. 
16 h 30. Découverte du ru sur Soisy, quand il forme le Lac Nord, avant de se jeter dans le lac d’Enghien.
Fin de la visite vers 18 h.
NB. Nous attirons l’attention des participants sur le fait que cette excursion suppose une bonne habitude de la marche à pied, même si les grands déplacements se font en voiture. 
Entrée libre pour ces deux excursions. Possibilité de ne participer qu’à l’une d’entre elles.
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Bulletin d’inscription
Nom :                 Commune :
- S’inscrit à la visite des jardins familiaux de 10 h à 12 h 
Nombre de personnes :

- S’inscrit à l’excursion 
« Découverte du ru de Montlignon », de 14 h à 18h le 7 juin 2014
Nombre
 de personnes :
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                UN ÉVÉNEMENT À NE PAS MANQUER :

Invitation
Hervé Collet, président et les membres des conseils d’administration 
de Valmorency et du Cercle historique d’Eaubonne seraient heureux de votre participation à :

          La célébration du 5ème anniversaire de Valmorency et au  lancement du livre « Les belles heures du château de la Chesnaie à Eaubonne – Sur les pas de Jean-Jacques Rousseau ».


            
Le vendredi 19 juin 2014 au château de la Chesnaie à Eaubonne (2, rue du 18 juin 1940), de 18 h à 21 h (parking devant l’entrée principale ou sur l’avenue Voltaire).

      
Valmorency, fondée en décembre 2008, a proposé ses premières activités dès le premier semestre 2009. Cette association, qui rassemble une quinzaine d’historiens ou de défenseurs du patrimoine de la Vallée, a initié un certain nombre d’événements marquants : des Jurys de l’Histoire, des excursions et des conférences, un site Internet où figurent plus de 250 articles (www.valmorency.fr), 35 émissions de radio (4ème jeudi de chaque mois sur Radio Enghien, de 17 h à 18 h), un salon du patrimoine de la Vallée de Montmorency (novembre 2011), ainsi que l’édition d’un ouvrage et la coédition de deux autres avec le Cercle historique d’Eaubonne, etc.


Au programme : 
(
À partir de) 18 h : accueil par les propriétaires, Marie-Caroline et Liv Soavina. Visite du château et du parc.
19 h. Démonstration de danses du Second Empire par le groupe Quadrilles et Polkas (de Taverny)
19 h 20. Allocutions et présentation du livre sur le château de la Chesnaie.
19 h 45. Pot de l’amitié, dédicaces du livre, nouveaux pas de danse par Quadrille et Polkas.
Entrée libre mais sur inscription. Merci de renvoyer le bulletin ci-après

mardi 11 février 2014 à 20 h 30 à Enghien-les-Bains 
Salle des fêtes, rue de la Libération (parking du Casino), sur le thème :

« Le duel théâtral entre Talma et Mauduit-Larive :deux acteurs prestigieux de la Comédie française à la fin du XVIIIe siècle, liés à la Vallée de Montmorency. 
                       Qui est le plus grand ? »

                                            

                                                                                      

         

                     Talma dans le rôle de Cinna                                        Mauduit-Larive dans le rôle de Philoctète

    Deux grands sociétaires de la Comédie française ont été rivaux pendant la Révolution, le Directoire et le Consulat. Tous les deux ont eu des liens étroits avec la Vallée de Montmorency. François Joseph Talma (15 janvier 1763 - 19 octobre 1826), dont on a fêté le 250ème anniversaire de la naissance en 2013, est le plus connu, parce que Napoléon l’a porté aux nues pendant l’Empire. Il a été soigné aux Thermes d’Enghien, peu de temps avant de mourir et une rue de la ville porte son nom. Jean Mauduit-Larive (6 août 1747 - 30 avril 1827), est moins connu de nos jours, mais il a brûlé les planches du Théâtre Français pendant de nombreuses années. Il a été maire de Montlignon pendant sa retraite, au début du XIXème siècle. Tous les deux se sont disputé les faveurs du public, à une époque (la Révolution Française), où l’Histoire a basculé.
Les critiques théâtraux se sont demandé : qui a été le plus grand ? Les avis sont partagés. Chacun des deux tragédiens incarnait un type d’acteur différent, 
mais à la fin du XVIIIème siècle, il n’y avait guère de place pour deux « géants » de la scène parisienne. L’un des deux s’est effacé…
    Le public du 11 février, appelé à siéger en tant que « jury », devra s’efforcer de trancher ce débat, à la lumière d’un « procès », mené à la manière des spectacles de Robert Hossein et où deux comédiens professionnels, Juliette Degenne et Claude Lesko, défendront chacun un point de vue à partir de textes authentiques, selon un scénario écrit et joué par Hervé Collet, président de Valmorency.


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 Le lundi 25 novembre, Valmorency vous invite à participer au « Jury de l’histoire valmorencéenne » sur le thème :

« Le procès de Michel Particelli d’Hémery, seigneur du fief de Bussy à Eaubonne (futur quartier de la Cerisaie), surintendant des finances aux côtés de Mazarin, douze ans avant Nicolas Fouquet »

L'association "la Cerisaie d'Eaubonne" organise avec l'aide du Collège du Temps Retrouvé d'Eaubonne, une conférence suivie d'un débat sur la Tour Mystérieuse sise avenue de Madame d'Houdetot à Eaubonne.

Cette tour que beaucoup d'eaubonnais connaissent de vue, a une histoire plus que centenaire mais aujourd'hui elle prend de l'âge.

- Qui l'a construite, quand et pour quoi faire ?

- Dans quel état est-elle ?

- Comment la préserver ?

Le débat permettra d'évoquer toutes les hypothèses concernant son avenir.

Présentée et animée par Paul MORSE et Jacques RIOLAND.

Entrée libre. Samedi 14 décembre, salle Nosbaume, Maisons des Associations d'Eaubonne, 14h30.

                   

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      Particelli -    Le fastueux domaine de Bussy à Eaubonne-
 Le château de Tanlay (Yonne)

Le procès et l’emprisonnement de Nicolas Fouquet, surintendant des finances (équivalent de notre actuel ministre du budget), qui a fait bâtir le magnifique château de Vaux-le-Vicomte, sont d’illustre mémoire.
Il se trouve qu’un des prédécesseurs de Fouquet, Michel Particelli d’Hémery (1596-1650) était châtelain du fief de Bussy à Eaubonne et de bien d’autres lieux : il possédait à Deuil les châteaux de la Barre et de la Chevrette (qui a été habité un siècle plus tard par Mme d’Epinay et que Rousseau a fréquenté). Il était aussi propriétaire du magnifique château de Tanlay, dans l’Yonne, sans compter les innombrables biens immobiliers et mobiliers détenus dans toute la France.
Riche à millions (de livres tournois), il était fastueux, peut-être même plus que Fouquet. Comment a-t-il pu être aussi fortuné alors qu’il ne percevait officiellement que quelques milliers de livres en tant que surintendant ? S’est-il enrichi aux dépens du Trésor public ? S’est-il acquitté honorablement de sa fonction ? A-t-il bien servi la France ?
On est en droit de se demander pourquoi Fouquet a été jugé et condamné alors que Particelli d’Hémery, qui occupait les mêmes fonctions quelques années plus tôt et qui menait grande vie, lui aussi, sur la base d’opérations financières douteuses, n’a pas été inquiété, bien qu’il ait pressuré les contribuables de son époque par de multiples taxes, quelquefois dérisoires (taxe sur les fagots, par exemple) et qu’il ait été à l’origine de la Fronde parlementaire en avril 1648 ?
Valmorency se propose de traduire Michel Particelli d’Hémery devant un « Jury de l’histoire valmorencéenne » pour discerner dans quelle mesure il aurait ou non mérité de connaître le même sort que Fouquet. Ce « procès » sera introduit par une lecture à plusieurs voix de textes historiques authentiques, sous la direction de Hervé Collet, président de Valmorency, et avec le concours de Juliette Degenne et Claude Lesko, comédiens professionnels, et de « témoins » qui participeront au procès, avant de faire l’objet d’un débat avec les spectateurs, considérés comme des « jurés » (à la manière des spectacles de Robert Hossein).
Un vote du public conclura la séance.


Ce spectacle se tiendra le lundi 25 novembre 2013 à 20 h 30, à la salle de l’Orangerie d’Eaubonne, avenue de l’Europe (parc de Mézières)
Entrée libre, sur réservation. Inscription soit par e-mail : contact@valmorency.fr, soit par tél. : 06 81 30 14 53, soit par courrier : Valmorency – 14, rue de Locarno 95600 Eaubonne.
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Bulletin d’inscription
Nom : Commune :
S’inscrit pour la séance sur “Le procès de Particelli d’Hémery” le lundi 25 novembre 2013 à Eaubonne
Nombre de personnes :