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LE MILIEU ÉCOLOGIQUE


Un sentier pédagogique d’écologie forestière du domaine de La Chasse a été mis en œuvre par l’Office national des forêts (ONF), en partenariat avec l’Inspection académique de Versailles, en 19861, comprenant neuf stations d’observation. Ce parcours comprend les milieux humides des étangs autour du château de La Chasse, une aulnaie-frênaie avec les arbres et les espèces du sous-bois, le circuit de l’eau dans la forêt, le couvert végétal de la chênaie-charmaie et les espèces du sous-bois, la plantation, le couvert végétal et le sol de la zone humide à aulne et phragmite, le couvert végétal en rupture de pente et le sol de la châtaigneraie, le plateau formé d’argile à meulière près de la route du Faîte, la lande avec la châtaigneraie et des plantes herbacées dans la pente des sables de Fontainebleau pour revenir à notre point de départ. Nous observerons ensuite la faune aquatique et les oiseaux du bord des eaux.


Station n°1 : les étangs

Les étangs sont localisés sur des marnes vertes, recouvrant les marnes supra gypseuses, au pied d’un versant boisé. Leurs eaux sont teintées de brun par la matière organique provenant du lessivage des sols forestiers ; au pied des berges, on trouve une quantité importante de débris végétaux.

- Le Grand Étang

Une formation à massettes, phragmites et salicaires est en expansion en queue d’étang. Sa profondeur est faible. Dans les zones d’eau libre, présence de quelques tâches de nénuphars et de potamots.

- L’Étang intermédiaire

La pièce d’eau entourant le château correspond à l’ancienne douve de celui-ci.

- L’Étang amont

Sur près de la moitié de sa surface, il est envahi par une roselière à phragmites. Face à la rive nord, on peut observer des touradons de carex.

En conclusion, l’étang n’est pas un écosystème fermé comme en témoigne l’exemple de la matière organique dissoute provenant de la forêt ainsi que les quantités considérables de feuilles tombées dans l’eau bien que les arbres ne fassent pas partie de cet écosystème.

La proportion de plantes supérieures parmi les végétaux rencontrés est frappante.

Le milieu aquatique est très pauvre en gaz dissous, oxygène et dioxyde de carbone. Les plantes sont adaptées à cette insuffisance : elles possèdent des réserves aérifères et plusieurs s’exhaussent sur leurs souches en tourandons comme la molinie et le carex.


Station n°2 : l’aulnaie – frênaie

L’emplacement de cette station correspond aux berges de l’étang et à leur prolongation. Une population d’arbres, qui n’existait pas à la station précédente apparaît. La plupart sont d’ailleurs assez jeunes et de taille moyennement élevée. La végétation présente alors un aspect touffu et peu pénétrable. Nous étudierons d’abord les arbres, puis le sous-bois (c’est d’ailleurs ainsi que nous procèderons pour la plupart des stations de cet itinéraire).


Les arbres

- L’aulne glutineux se plaît en sol humide. Ses racines portent des nodosités pouvant atteindre la taille d’une pomme. Elles renferment des micro-organismes qui vivent en symbiose avec l’arbre et le font bénéficier d’un complément de nutrition azotée. Une fois coupé, le bois de l’aulne devient rouge. Il possède la caractéristique d’être extrêmement résistant à l’humidité.

- Le frêne se rencontre dans les bois frais et humides, en sol argileux ou calcaire. Il fournit un bois élastique et dur. Son feuillage, relativement tendre, intervient dans la fabrication d’une boisson traditionnelle, la frênette. En fagots feuillus, il est utilisé dans certaines régions pour l’alimentation du bétail durant l’hiver.

- Le tremble existe en lisière de tout le peuplement, car il a besoin de lumière pour se développer. Il tire son nom de ses feuilles qui frissonnent au moindre souffle de vent.


Le sous-bois

- Le saule aurita est caractéristique de ce milieu. Son qualitatif « aurita » vient de ses stipules qui sont soudées contre la tige à la façon de petites oreilles.

- L’orme est présent ici à un stade assez jeune. Il semble avoir actuellement échappé à la maladie qui a ravagé en France les arbres plus âgés.

- Le noisetier se plaît en sol fertile et parfois humide. Son bois peut être utilisé après carbonisation pour faire des fusains (dessin). L’amande de ses noisettes est très nutritive, car riche en matières grasses.

- Le houblon s’enroule autour des arbres et s’y accroche grâce à ses tiges « barbelées ». Il est connu pour intervenir dans la fabrication de la bière.

Ces quelques végétaux signalés sont loin de constituer une liste exhaustive de ce que l’on peut trouver sur cette station : la végétation y est extrêmement riche. En effet, cette zone, limite entre le milieu aquatique et le milieu terrestre, présente des caractéristiques avantageuses, malgré sa pauvreté en oxygène. Le sol est en partie exondé – mais l’eau est disponible en grande quantité – et très fertile (comparer avec la station n° 6).


Station n° 3 : circuit de l’eau dans la forêt

Le ruisseau concrétise la présence d’eau au sein du milieu forestier. Cette eau peut exister sous forme de pluie, neige, condensation, rosée, brouillard…Dans chaque station se crée un équilibre spécifique entre ruissellement, drainage, évaporation et transpiration. Étudions ces équilibres station par station en suivant le trajet de l’eau.


- Station n° 8 : sommet de plateau

Les eaux de ruissellement, combinées à un phénomène de gélifraction, entraînent de l’argile rouge à meulière et des fragments de meulière compacte sur les pentes. Le drainage ne se fait que très lentement à cause de la présence de cette argile imperméable.

- Stations n° 7 et 9 : les sables

Les eaux, s’y enfoncent en réalisant un drainage intensif. On observe un surprenant ruissellement dans le chemin creux, encore accentué par son empierrement sommaire. Un tel ravinement ne se retrouve pas dans le sous-bois protégé efficacement par le chevelu racinaire de la végétation.

- Station n° 6 : la zone à Carex

La présence en milieu de pente d’une végétation analogue à celle des berges de l’étang traduit un phénomène hydrogéologique important : le passage des sables stampiens perméables aux marnes imperméables. Les eaux infiltrées sont arrêtées par la surface supérieure des marnes et constituent une nappe souterraine qui s’épanche en un niveau de sources que l’on retrouve tout autour du plateau.

- Station n° 4 : la chênaie-charmaie

C’est ici que s’accumulent les matériaux provenant des niveaux supérieurs, formant des colluvions. En voir les effets sur le sol de la station n° 4.

- Stations n° 2 et 1 :

Les eaux de sources et de ruissellement collectées dans les fossés de drainage anthropique puis dans le ruisseau vont alimenter les étangs.


Station n° 4 : le couvert végétal de la chênaie-charmaie et les espèces du sous-bois

C’est une formation boisée. Les arbres sont tous de grande taille, il n’y a que peu d’arbustes et le sous-bois est clair et dégagé.

Nombreux sont les troncs qui partent à plusieurs d’une même souche. Chaque bouquet est une cépée obtenue par sciage du tronc originel juste au-dessus du sol. Ces bouquets constituent un taillis, mais d’autres troncs sont en place sur leurs souches, de franc-pied : c’est la futaie habituelle. Cette formation boisée est mixte : un taillis sous futaie. Puisque les essences majoritaires sont le chêne et le charme, nous l’appellerons chênaie-charmaie.


Le couvert végétal de la chênaie-charmaie

La strate arborescente

- Le charme : les charmes se développent bien sous le couvert d’autres arbres et portent un feuillage abondant. Les feuilles, tendres, constituent une litière de bonne qualité et comme le charme rejette bien de souche, on l’utilise souvent en taillis comme ici pour protéger les futaies d’essences plus précieuses. Il convient parfaitement pour constituer des haies, au point que certaines prennent le nom de charmilles. Toutes ces qualités font du charme une des trois espèces les plus répandues en France, avec le hêtre et le chêne…

- Le chêne pédonculé : il compose la futaie de cette station. Signalons que ses feuilles une fois mortes et desséchées restent accrochées à l’arbre tout l’hiver. Il ne se plaît que sur les sols frais et compacts et demande la pleine lumière pour se développer. Les abondantes germinations de ce sous-bois sont donc dans de mauvaises conditions et ont une croissance ralentie. Le bois de chêne est solide, lourd et bon calorigène. Son écorce procure des tannins qui durciront les peaux lors du tannage. Enfin les glands farineux sont une source de nourriture appréciable pour les habitants de la forêt pendant la mauvaise saison. Feuilles et rameaux hébergent souvent des parasites qui s’abritent dans des galles.


Le sous-bois

- L’aubépine : à côté de la délicatesse de ses fleurs et de son feuillage, elle se caractérise par ses épines qui sont des rameaux courts et pointus. Taillée, elle constitue des haies armées impénétrables dans de nombreuses régions. Ses fruits rouges sont comestibles et de ses fleurs, on fait des tisanes aux propriétés cardiorégulatrices.

- La ronce : elle couvre de grandes plages dans ce bois grâce à un système de marcottage spontané.

- La violette des bois : voilà encore une espèce capable de marcotter. Sa dissémination est assurée aussi par les fourmis qui se délectent de l’excroissance charnue portée par ses graines.


L’étude du sol

C’est lui qui fournit à tous ces végétaux l’eau et les sels minéraux dont ils ont besoin. Feuilles mortes, fruits et brindilles seront décomposés en humus et minéralisés, puis en partie réutilisés par les végétaux : c’est l’un des cycles possibles de la matière.


Comment observer un sol :

Il faut le dégager sur une bonne hauteur en creusant jusqu’à la roche-mère dont les modifications ont donné ce sol qui la surmonte. On obtient ainsi le profil pédologique du sol, qu’on étudie du haut vers le bas.

- La litière : ce sont les feuilles et autres débris végétaux encore reconnaissables.

- La couleur : on détermine le nombre d’horizons, c’est-à-dire de couches différentes grâce à la couleur qui permet de déceler la présence de matière organique (noire), d’oxydes de fer (rouge ou vert), d’eau…

- La texture : On évalue facilement les autres constituants solides par le toucher en frottant une noisette de terre entre 3 doigts : le sable gratte, les argiles et les limons sont doux comme du talc ; si l’on mouille cette boulette, seules les argiles font pâte à l’eau.

- La structure : en effritant le profil de la pointe du couteau, on voit la liaison existant entre tous ces éléments : dans un sol fertile, on trouve des agrégats de petites mottes (structure grumeleuse), à l’opposé dans un sol pauvre ou déséquilibré, aucune structuration mais un mélange aléatoire (structure particulaire).

- Comportement des racines : elles se concentrent dans les meilleurs horizons.

- La présence des vers de terre est très importante : leur abondance signale la richesse du sol et, par leur activité, ils améliorent le sol (aération, ameublissement).


Dans la chênaie-charmaie, le sol a été enrichi par les colluvions accumulées sur la roche-mère marneuse. C’est un sol brun forestier abondamment parcouru par les vers et par les racines.


En conclusion, tous les végétaux rencontrés sur cette station sont exigeants sur la nature du sol. Ils ont besoin d’un apport minéral important et équilibré, et d’humidité. Ils prospèrent sur ce sol riche en argile et en calcium (en moindre mesure), dont la litière et la matière organique se décomposent rapidement. En retour, le couvert végétal la protège du dessèchement et de l’érosion et les végétaux l’enrichissent de leur litière.


Station n° 5 : la plantation

Le domaine de La Chasse (203 ha) constitue la 2e « série » de l’aménagement forestier du Massif de Montmorency. Il doit présenter en miniature le traitement général de la forêt dans un objectif d’information au public.

Les peuplements actuels sont formés, pour l’essentiel, par un taillis sous futaie à réserves de chêne et à taillis de châtaignier ou de divers (bouleau, tremble, charme).

Le traitement en taillis sous futaie ou taillis simple ne peut être poursuivi de façon générale, d’une part parce que les peuplements qu’il constitue sont inaccueillants pour le public, d’autre part en raison de l’épuisement des souches.


Le problème principal posé par le premier aménagement de la forêt domaniale de Montmorency, dont la vocation prioritaire est l’accueil du public, est celui du plus large étalement dans le temps de l’indispensable reconstitution de peuplements dégradés, à courte durée de vie.


Il s’agit :

- de reconstituer un peuplement forestier pérenne, se substituant aux actuels peuplements de taillis sous futaie dégradés à base de taillis de châtaigniers ; à ce titre, le chêne rouvre bien adapté aux conditions de station constituera l’essence de base des futurs peuplements, permettant un traitement à longue révolution (180 ans correspondant à un diamètre d’exploitabilité de 70 cm) réduisant l’importance relative des surfaces en régénération, gaulis et jeune perchis soustraites à la fréquentation du public.

- d’étaler au maximum dans le temps la transformation ou la conversion des peuplements existants, afin de réduire les surfaces interdites à la fréquentation touristique, de répartir l’effort financier et de travaux et d’obtenir un équilibre des âges des peuplements.

Le domaine est donc traité en transformation – conversion en futaie régulière de chêne, rouvre ou pédonculé selon les stations. La conversion, utilisant la régénération naturelle, est recherchée prioritairement partout où la densité du chêne le permettra.

À défaut, on procède à la transformation par coupe du taillis et plantation de chêne essentiellement.

L’enclos de plantation de la parcelle 80 correspond à une opération de transformation.

La plantation a été effectuée suivant les caractéristiques suivantes :

Surface plantée : 6 ha

Année de plantation : automne-hiver 1978-1979

Densité : 2 m x 2 m soit 2 500 plants/ ha

Essences plantées : 15 000 plants répartis comme suit :

- Hêtre : 40 % 6 000 pl. 2, 40 ha

- Chênes : 24, 67 % 3 700 pl. 1, 48 ha

- Aulnes Blanc : 23, 33 % 3 500 pl. 1, 40 ha

- Merisier : 5, 33 % 800 pl. 0, 32 ha

- Sorbier : 6, 67 % 1 000 pl. 0, 40 ha

Regarnis en 1980 de 3 000 plants répartis comme suit :

- Hêtre : 1 500 pl.

- Chênes : 1 500 pl.


Dégagements : faits chaque année en été. Le dernier a été effectué durant l’été 1983 (état 1986).

On remarque qu’un certain nombre de chênes ont été laissés dans l’espoir qu’ils donneraient des glands et des semis naturels. Il va falloir maintenant les couper car ils gênent les semis et la plantation.

Une clôture avait été installée autour de cette plantation, essentiellement pour protéger les jeunes arbres de la dent du gibier (chevreuil, lapin…), friand des jeunes pousses, mais aussi pour éviter qu’ils ne soient piétinés ou mutilés par des promeneurs non informés. Maintenant que les plants ont grandi, la clôture vient d’être déposée et la parcelle redevient une parcelle forestière à part entière.

Les fruitiers sauvages (sorbier et merisier) ont été plantés (en raison de leurs qualités esthétiques précoces). Ils fournissent en outre une alimentation supplémentaire à la faune sauvage.



Station n° 6 : le couvert végétal et le sol de la zone humide à aulne et phragmite

Sur un replat constitué par la limite supérieure des marnes, on observe une transformation complète du couvert végétal, transformation qui apparaît conjointement avec une sursaturation en eau du sol. Par rapport à la chênaie-charmaie, les espèces végétales se diversifient et le sous-bois devient touffu.


Le couvert végétal

Dans la strate arborescente, on retrouve aulne, frêne et tremble. Dans le sous-bois, du phragmite. Il s’agit donc d’une aulnaie – frênaie, comme à la station n° 2.

Le sous-bois s’enrichit d’autres espèces : saule rampant, sphaigne et molinie.

Le saule rampant et la sphaigne (mousse) sont calcifuges2. La molinie et la sphaigne sont caractéristiques des milieux humides et s’adaptent à la présence d’eau en se surélevant sur leurs parties mortes.

Le sol

Ces espèces supplémentaires sont symptomatiques d’un déficit en calcium par rapport à l’aulnaie – frênaie. Les eaux qui alimentent cette station viennent en effet de traverser 50 m de sables stampiens.

Dans toute l’épaisseur de sol envahi par l’eau, les conditions de vie sont asphyxiantes. En l’absence d’oxygène, les oxydes de fer sont vert foncé et donnent aux horizons inondés leur couleur gris-vert (gley3).


Station n° 7 : le couvert végétal en rupture de pente et le sol de la châtaigneraie

En quittant la zone humide à aulne et phragmite, on observe une rupture de pente. Le chemin plus abrupt s’enfonce entre deux talus qui s’éboulent et laissent voir la roche-mère : les sables de Fontainebleau du stampien. Les troncs d’arbres sont plus nombreux que dans la chênaie-charmaie, mais bien moins gros et tous disposés par cépées. Nous nous trouvons dans un taillis, plus précisément une châtaigneraie.


Couvert végétal : La strate arborescente

- Le châtaigner : il a été introduit là car les sables - substrat pauvre - ne conviennent pas aux essences plus précieuses. Il rejette très bien de souche, grandit très vite et on l’exploite couramment en taillis comme ici. Son bois, de moins bonne qualité que celui du chêne, a bien des utilisations néanmoins (cercles de tonneaux, chauffage, piquets, …). Il produit des châtaignes, féculents appréciés ; dans le sud de la France, il est greffé et soigné en tant qu’arbre fruitier.


Le sous-bois

- Le houx : il est bien connu pour ses feuilles décoratives, coriaces et rendues brillantes par un revêtement cireux protecteur. Les fruits rouges, très attractifs, sont toxiques, mais les feuilles contiennent un principe excitant et tonique. On trouve une petite espèce de cochenille vivant sur les feuilles des arbustes de cette station.

- Le chèvrefeuille : très abondant. Il s’agit en réalité d’une liane qui grimpe en s’enroulant sans dispositif particulier d’accrochage. Dans ce taillis, elle se contente de ramper au sol.

- Le leucobryum : c’est une mousse (bryum = mousse, leuco = blanche). Très envahissante, on ne la trouve que sur les substrats exempts de calcaire.


Sol de la châtaigneraie

Deux facteurs limitent la richesse de ce milieu : l’absence de calcium, minéral indispensable à la minéralisation rapide de la matière organique. Et d’autre part, la grande perméabilité du sable : l’eau étant trop mobile, elle lessive et entraîne les éléments solubles et fertilisants en profondeur. Le sol est dit podzolique4, et ici très lessivé.

En conclusion, bien que la litière que fournit le châtaigner soit de qualité correcte, on est frappé par la pauvreté du sous-bois et la dominance d’une seule essence arborescente. Les sols podzoliques sont très peu fertiles. Notons que tous ces végétaux décrits là sont calcifuges, c’est-à-dire intoxiqués par la présence de calcium.


Station n° 8 : le plateau – l’argile à meulière

Géologie

Le passage des sables stampiens de Fontainebleau à la formation supérieure est marqué par une rupture de pente qui traduit une plus grande dureté de la roche qui la constitue. Il s’agit de la meulière de Montmorency, formation composée de plaquettes de meulière (silice) enrobées d’une argile ferrugineuse. Les modalités de sa genèse sont complexes et encore controversées : meulière et argile qui l’accompagne proviendraient de l’altération en climat chaud d’une autre argile complexe5.

illite -----------→kaolinite + silice

└------------------------→meulière

La meulière a fait l’objet d’une exploitation intensive dont les traces sont visibles au sommet du plateau. Compacte et très dure, elle est utilisée dans la confection de meules - comme son nom l’indique - et dans la construction locale. Difficile à scier, elle est alors utilisée brute. L’irrégularité des murs obtenus est masquée par un parement de meulière caverneuse (meulière alvéolée de bonne isolation thermique et phonique).

La formation végétale installée sur cette argile à meulière est une futaie à sous-bois clair, où l’on trouve des chênes sessiles et des hêtres.

- Le hêtre est, par l’abondance, la deuxième essence de nos forêts. Il donne un bois apprécié pour le gros-œuvre et la menuiserie. Ses germinations étant capable de pousser sous le couvert d’autres arbres, il finit souvent par dominer les peuplements. Ses faînes, huileuses, sont comestibles. La distillation de son bois est une source de créosote.


Station n° 9 : la lande :

En redescendant du plateau, on retrouve les sables stampiens de Fontainebleau avec la châtaigneraie. Mais la végétation prend un autre aspect caractérisé notamment par l’augmentation des plantes herbacées.


Les arbres : en plus du châtaigner, on rencontre :

- Le bouleau verruqueux, essence de lumière, qui vient bien en sol pauvre et meuble. On peut en tirer des huiles et des goudrons, dont on se servait en Russie pour le traitement des cuirs (d’où le parfum « Cuir de Russie »).

- Le chêne sessile, d’autant plus difficile à différencier du chêne pédonculé qu’il existe de nombreuses espèces intermédiaires. Il se plaît en sols pauvres et secs.


Le sous-bois : on y trouve :

-La fougère aigle très envahissante à cause de ses rhizomes, qui lui permettent par ailleurs de bien résister aux incendies.

- La callune, bruyère mellifère de terrains pauvres secs ou humides, dont les feuilles sont adaptées à la sécheresse.

- La germandrée (Teucrium) odorante comme les autres labiées telles que le thym ou la menthe. Elle pousse sur les terrains drainés et pauvres en calcaire.

Les espèces citées sont celles que l’on peut encore voir à la mauvaise saison. De nombreuses autres espèces viendront s’y rajouter au printemps.

La végétation rencontrée témoigne d’une pauvreté du sol accentuée par rapport à l’autre faciès rencontré sur les sables stampiens de Fontainebleau (station n° 7).


La faune aquatique


Les amphibiens, les reptiles, les poissons et les oiseaux du bord des eaux

Dans les roselières, on peut observer des adultes de grenouilles vertes (Rana esculenta).

À la fin du printemps, on observe des têtards éclos des œufs, qui se métamorphoseront pendant l’été.

En automne et hiver, les grenouilles hibernent dans la vase.


- Le crapaud commun (Bufo bufo), se rencontre aussi. Les pontes ont lieu de mars jusqu’en avril, mais à la différence des grenouilles vertes, les œufs sont déposés en chapelets autour des plantes aquatiques et non pas en amas. En dehors de la période de reproduction, le crapaud est terrestre et est visible surtout la nuit, à une certaine distance de l’eau.

Le seul reptile présent dans la station est la couleuvre à collier (Natrix natrix), que l’on pourra observer les jours de soleil soit sur les bords bien exposés, soit dans l’eau à la recherche de nourriture (poissons, grenouilles, têtards). Pour observer ce serpent complètement inoffensif, il faut s’approcher avec beaucoup d’attention et sans bruit.

En profondeur, on rencontre l’annodonte (« moule » d’eau douce), qui atteint des tailles impressionnantes (> 20 cm) et des poissons, black-bass (carnassier), gardons et carpes.

On note la présence régulière de martin-pêcheur, canard colvert, poule d’eau et fauvette des roseaux6.


La faune de la forêt

Nous parlerons rapidement de la faune de la forêt qui est pour l’essentiel composée de chevreuils, sangliers, renards et blaireaux. Des chasses, gérées par l’ONF, sont organisées en forêt domaniale, pour limiter l’accroissement, en particulier, de la population de sangliers, qui ne cesse de s’accroître (surtout à cause de sa prolifération dans les domaines privés, où elle n’est pas chassée). Elles ont lieu en général une fois par mois, le jeudi, pour des questions de sécurité. Elles ont ainsi donné lieu, en 2007, à l’abattage de 50 chevreuils (friands des pousses de jeunes plants) et de 200 sangliers.


La forêt compte également des oiseaux endémiques à la Région comme les bécasses, mais aussi les oiseaux que nous n’avons pas rencontrés au bord des lieux humides. Citons-en quelques uns : Pinson des bois, Troglodyte mignon, Rouge-gorge, Mésange charbonnière, Mésange bleue, Corneille noire, Grimpereau, Pic épeiche, Geai, Pivert, Sittel. Certains se rencontrent aussi dans nos jardins.

Avant d’admirer quelques arbres remarquables de la forêt de Montmorency, nous nous devons de signaler qu’elle a de nouveau un rôle social à jouer (bien différent de celui qu’elle a rempli depuis le Moyen Âge jusqu’à l’Ancien Régime), dans son environnement périurbain, elle est devenue la cinquième forêt la plus fréquentée de la Région francilienne avec quatre à cinq millions de visiteurs par an7.


LES ARBRES REMARQUABLES DE LA FORÊT


Le châtaignier en cépée des Onze-Apôtres à Saint-Prix

Cette cépée de châtaignier est située à Bois-Corbon, domaine de 60 hectares qui est la plus ancienne acquisition de l’État au sein du massif forestier de Montmorency. Le château, édifié au XIXe siècle, a été démoli (dans les années 1970). Seuls subsistent deux maisons de garde et le pittoresque pavillon des communs, qui abrite des bureaux de l’Office national des forêts (ONF). Cette enclave, fermée au public, renferme les plus vieux arbres de la forêt et constitue une réserve naturelle pour les animaux. Rhododendrons ensauvagés, arbres et arbustes ornementaux, tracés des chemins, témoignent des aménagements paysagés du passé et confèrent à l’ensemble un charme particulier. L’exceptionnelle cépée du châtaignier de Saint-Prix est composée de onze bruns qui lui ont valu le nom de « Onze-Apôtres ».

- Châtaignier commun (Castenea sativa), espèce des Fagacées, circonférence (moyenne des bruns) 1,5 m, hauteur (moyenne des bruns) 34 m8.


Le Malin-Chêne à Saint-Leu-la-Forêt

Planté au bord d’un lacet de la route de Chauvry à Saint-Leu, le « Malin-Chêne » a peut-être vu la reine Hortense (1783-1837), belle-fille de Napoléon Ier, se rendre au Pont du Diable avec ses invités. Dans son jeune âge, il a échappé à la coupe du taillis appelée balivage, car il semblait prometteur. Au début du XIXe siècle, il a survécu à un projet de lotissement. Dans les années 1970, l’éboulement provoqué par le foudroyage des carrières de gypse (fontis) fut si violent qu’on suspendit cette pratique. Dix ans après il fut sauvé in extremis du martelage. Le Malin-Chêne de Saint-Leu est le seul arbre de cette stature à l’orée de la forêt de Montmorency.

- Chêne sessile (Quercus petraea), espèce des Fagacées, circonférence 5,3 m, hauteur 34 m9.


Le Chêne 236 à Montmorency

En 1669, une ordonnance de Colbert fait du chêne sessile l’essence première des boisements de haute futaie. Ces arbres sont destinés en priorité aux chantiers navals. Deux mille chênes sont prévus pour la reconstruction, à Rochefort, de la frégate Hermione, sur laquelle La Fayette (1757-1834) embarque en 1789 pour rejoindre les insurgés américains en lutte pour leur indépendance. Le chêne 236 de la forêt de Montmorency est un arbre cornier : les forestiers marquaient les angles des parcelles par un arbre dont le tronc portait le numéro attribué à ces dernières. Remplacée par le bornage en grès, cette pratique a peu à peu disparu à partir du XVIIIe siècle. Malgré l’amputation d’une de ses branches maîtresses lors de l’élargissement de la route, le chêne de Montmorency se dresse à l’orée de la forêt, tel un géant protecteur.

- Chêne sessile (Quercus petraea), espèce des Fagacées, circonférence 5,1 m, hauteur 26 m10.


Le chêne de l’ancienne auberge du Bouquet de la Vallée

Le 5 octobre 1901, le journal La Tribune écrivait dans sa rubrique « Échos » :

« La forêt se teinte de rouille et voilà que des futaies se dégage, capiteux, le parfum des feuilles qui meurent. D’Enghien, de Montmorency et de Paris les amoureux de la belle nature s’en vont à Montlignon, au Bouquet de la Vallée, et arrosent des repas délicats de certain vin gris de Saint-Prix que Papaut, le maître de céans, ne verse qu’aux amis. Et l’on déjeune et l’on goûte à l’ombre du chêne célèbre où sont inscrits les fameux vers :

Chêne voilà mon nom. Mon âge : trois cents ans,

Ma taille : douze pieds11 ; ma hauteur : vingt six mètres.

J’eus les Montmorency, puis les Condé pour maîtres.

Aujourd’hui restaurant, je suis tout aux clients12. »

Le restaurant du Bouquet de la Vallée est devenu une propriété privée. On peut encore apercevoir le grand chêne, plusieurs fois centenaire, près de l’entrée13.


Gérard Ducoeur,

mai 2009, texte augmenté en février 2010.


ANNEXE


Rapport de garde-chasse en forêt de Montmorency

« Aujourd’hui, 16 septembre 1776, au greffe du baillage d’Anguien […] est comparu Nicolas Michel, garde des chasses domaines pêches et grueries de S.A.S. Mgr. Le prince de Condé, demeurant au château de la Chasse, lequel a fait rapport et dit que le jour d’hier, une heure de relevée, revêtu de sa bandoulière, faisant sa ronde, il a trouvé dans la forêt, quartier de la Chasse, lieu de Ste-Radegonde, Mr. de Mézières d’Eaubonne, capitaine des dragons, armé d’un fusil à deux coups accompagné de Mr. son frère, d’un amy, de son garde et de deux domestiques, […] chacun portant un fusil, qu’en sa compagnie était aussi Mr. le vicomte d’Houdetot avec son fusil à deux coups […] que le comparant s’étant adressé à Mr. de Mézières lui dit :

- Vous savez que ce n’est point ici le canton que vous a indiqué pour chasser Mr. Carré, lieutenant des chasses, c’est à la plaine et au bois de Champeaux […]

- Mr. le prince de Condé, répondit Mr. de Mézières, m’a donné une permission et nous voulons en jouir.

- Où est-elle cette permission, répliqua le comparant

- Elle est chez moy, dit le Sieur de Mézières

- Vous vous trompez, ajouta le comparant, vous l’avez déchirée et les morceaux sont chez Mr. Carré »

Figure la signature de Nicolas Michel14.



BIBLIOGRAPHIE


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1 Voir supra note 39.

2 Calcifuges, c’est-à-dire ici des plantes intoxiquées par la présence de calcium.

3 Gley [mot russe]. Horizon d’un sol lié à la présence d’une nappe d’eau stagnante et caractérisé par des teintes grisâtres, bleuâtres ou verdâtres dues à la présence de fer réduit.

4 Le podzol [mot russe]. Sol des régions tempérées plutôt froides (Canada, Russie, Scandinavie,…) où l’on a reconnu ces différents horizons.

5 Foucault (A.), Raoult (J.-F.), Dictionnaire de géologie, 3e Édition, Paris, Masson, 1988, p.202.

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6 Collectif, Le sentier d’écologie forestière du domaine de La Chasse, op. cit., p. 7-29 (Mlles Ferrand et Hubac, professeurs de biologie).

7 Collectif, Chemin faisant, la forêt de Montmorency se protège, in Vivre en Val d’Oise, n° 104, juillet-août 2007, p. 14-21.

8 Collectif, Les arbres remarquables du Val d’Oise, éd. Dakota, Paris, 2005, p. 12-13.

9 Collectif, idem., p. 14-15.

10 Collectif, ibidem., p. 16-17.

11 Le pied contenait 12 pouces et valait 0, 3248 m, soit une circonférence de 3,90 m pour ce chêne.

12 Journal La Tribune du 5 octobre 1901, in, Bastard (J.), Delaplace (J.), op. cit., p. 107.

13 Voir supra note 4.

14 Arch. dép. Val d’Oise, B95 n°1368. Cité par Monneau (A.), Chasse et braconnage en forêt de Montmorency, Revue Stemma, cahier n° 116, CEGH IDF, t. 29, fasc. 4, 4e trim. 2007, p. 2682-2686.