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L’énigme du deuxième « seigneur » au XVIIIe siècle

Nous disposons de nombreux témoignages de la présence à Frépillon, au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, d’un « seigneur » autre que les abbesses de Maubuisson, qui possèdent normalement la totalité du village. Il s’agit de la famille Pelletier. Mais les renseignements nous manquent sur la généalogie complète de cette famille, qui réside à Frépillon jusqu’au début du XIXe siècle.

La notice publiée sur le site Internet du Conseil général du Val d’Oise signale, sans indication de sources, qu’« au XVIIe siècle, M. Pelletier de Frépillon, seigneur d’une partie de la paroisse, fit capter au bas du coteau de Malmont les eaux de la Vieille Fontaine pour les conduire jusqu’à sa propriété située au sud du village »1.

Une petite note de Fernand Calleron, dans l’ouvrage consacré au village2, indique : «  Dès 1710, on trouve dans les actes relatifs à Frépillon, un Pelletier qui prétend y jouir de droits seigneuriaux ». Il ajoute « sans doute comme fermier des Dames de Maubuisson ».

En l’absence de source directe, il est difficile de préciser son statut : fermier (c’est-à-dire concessionnaire), seigneur censier (avec droits seigneuriaux) ? Il ne dispose pas, en tout cas, de la haute justice, qui continue à être administrée par le prévôt de Bessancourt au nom des Dames de Maubuisson.

L’ouvrage La Cité, vol. 8-9 de 1913 mentionne Louis-Etienne Pelletier, comme étant seigneur de Frépillon, autour de 1710. Il est fils d’Etienne Pelletier et de Marie de Richement, qui demeurent rue Michel-le-Comte à Paris en 1700 et qui ont deux autres enfants : Denis-Etienne Pelletier, avocat au Parlement et Marie-Anne Pelletier.

L’abbé Lebeuf confirme, vers 1755, la présence des Pelletier à Frépillon : « On m'assura, lorsque je passai en ce village, qu'outre l'Abbesse, un M. Pelletier qui y fait sa demeure, y a aussi une Seigneurie »

Nous trouvons plus tard un « D. Etienne Pelletier De Frepillon 1775, fourrier ordinaire du roi Louis XV »3 et une autre indication : « En 1773, Pelletier de Frépillon, ancien fourrier de la cour, propriétaire du domaine de Frépillon, près Saint-Leu, dans la vallée de Montmorency, publia, sous le titre pseudonyme de : Essai sur la taille des arbres fruitiers, par une société d'amateurs, un petit traité »4 (cf. notice ci-après).

La famille Pelletier occupe probablement l’hôtel seigneurial, Implanté au fond de l’impasse de La Tronche, qui est assez modeste. Il consiste, selon un inventaire de 1764, en « un grand corps de logis, où il y a deux chambres et cabinet par bas, autant par haut en grenier au dessus. Deux corps de bâtiments séparés servant de granges, écuries, bergeries et autres commodités, jardins, vergers derrière et à côté clos de murs »5.

À la Révolution, nous trouvons un J.-A. Le Pelletier de Vauxblas, dont les biens sont mis sous séquestre parce qu’il est soupçonné d’être émigré6. Mais sa femme, qui est restée à Frépillon, semble prendre courageusement en main le dossier de son mari.


Sous la Révolution

En février 1787, les biens de l’abbaye de Maubuisson sont mis sous séquestre, par suite de la mauvaise gestion de la dernière abbesse, Madame de Baynac, qui est envoyée en exil. Le conseil du roi nomme économe-séquestre Maître Charles Georges Joseph Pelletier, avocat au Parlement (sans doute parent du seigneur de Frépillon), qui rend compte en 1790 de sa gestion à Louis Picquenard, premier maire de Saint-Ouen-l’Aumône.

L’abbé Tingot, curé de Frépillon, sans doute mal à l’aise dans sa paroisse, remplace le 17 avril 1790, un des deux prêtres de l’église Saint-Maclou de Pontoise qui refusent de prêter serment à la constitution7.

Le seigneur de Frépillon, Pelletier de Vauxblas, émigre, mais ne tarde pas à revenir s’installer à Frépillon dans l’ancienne seigneurie. Il est amnistié par un certificat qui lui est délivré en date du 29 vendémiaire an II (21 octobre 1793).


Les activités agricoles, du XIXe siècle à nos jours

La proximité de la capitale, en plein essor démographique, la concurrence des vins en provenance des grandes régions viticoles de France et l’épidémie de phylloxera, entraînent une régression de la vigne, au profit des cultures maraîchères, en particulier celles de l’asperge de Taverny, des pois, des haricots, des oignons et des poireaux. Des céréales sont pratiquées pour la consommation. Les arbres fruitiers sont nombreux, en particulier le cerisier de Montmorency, griotte ou courte-queue et le prunier, ainsi que le noyer. Un marché aux fruits se tient chaque année sur la place de la Mairie.

L’abandon des carrières de gypse favorisent l’éclosion d’une culture particulièrement profitable : celle des champignons en caves.

« Une cave près de Frépillon était en plein rapport en 1867 et envoyait chaque jour jusqu'à 3000 champignons aux marchés de Paris (…) et en 1869, il y avait 26 kilomètres de couches dans une cave à Frépillon. La température de ces caves est si égale que la culture des champignons y est possible en toute saison. Mais les meilleures récoltes se font en hiver »8.

Les statistiques agricoles à la fin du XIXe siècle donnent les surfaces agricoles suivantes :

Terres non plantées (c’est-à-dire, de culture maraîchères) : 168 ha

Friches : 3 ha

Carrières : 5 ha

Terres plantées : 70 ha

Bois et taillis : 2 ha

Prés : non indiqué

Ormoies, oseraies : non indiqué

Jardins : 45 ha

Sols des terrains bâtis : 5 ha.

Une expérience de coopérative de producteurs et de consommateurs considérée comme « très intéressante » est lancée en 19319.


L’affaire de la nécropole dite de Méry

Les années 1865-1870 sont empoisonnées par un projet du Baron Haussmann, qui envisage de créer à Méry-sur-Oise une immense nécropole, dans le but de transporter les cimetières de Paris « à la campagne » :

« Le préfet de la Seine (le baron Haussmann) conçoit le projet de translater les cimetières hors de Paris pour les fondre en une unique et colossale nécropole, située sur le plateau de Méry-sur-Oise, à vingt-deux kilomètres de la capitale et desservie par le chemin de fer. L’emplacement est vaste : mille hectares qui permettent d’envisager l’avenir, un terrain sablonneux favorisant la momification des corps, une exposition au vent du nord, celui qui touche le moins Paris, protégé ainsi des miasmes »10

Le projet est pharaonique : « La nécropole de Méry-sur-Oise, dont les terrains ont déjà été achetés en partie par la ville de Paris, sera placée dans des conditions analogues ou pour mieux dire plus favorables encore. Elle s'étendra sur un plateau, à 70 mètres au-dessus du niveau de l'Oise, et aura une superficie telle, que même dans l'hypothèse d'une population de trois millions d'âmes, les concessions gratuites ne seraient pas reprises avant trente ans et peut-être même avant cinquante ans. Sa distance de Paris sera de 25 kilomètres. On y parviendra par un chemin de fer partant probablement du cimetière du nord (Montmartre) et desservant par embranchement les deux autres cimetières de l'est (Père Lachaise) et du sud (Montparnasse). Chacun de ces cimetières aura une gare funéraire pour le départ des convois »11.

En quoi Frépillon est-il concerné ? C’est que ce projet est dévoreur de terrain et concerne non seulement Méry, mais aussi Saint-Ouen l’Aumône et Frépillon. En décembre 1866, la commune de Frépillon examine une demande de cession de terrains nécessaires à l’établissement de ce projet nécropole parisienne. En 1867, ces terrains sont vendus à la ville de Paris. Mais une opposition se fait jour contre ce projet :

« Le projet suscite une levée de boucliers et une campagne dans l’opinion entre 1863 et 1870, qui dépasse la seule question d’une politique publique de la mort dans la capitale. S’y cristallisent et s’y mêlent en effet les oppositions politiques contre l’Empire et contre Haussmann, contre le centralisme parisien qui asservit tout à son bénéfice, contre l’exil des morts après celui des ouvriers déplacés à la périphérie. On retrouve aussi mobilisés contre Méry le rejet d’une modernité arrogante qu’incarne ici le transport des cadavre en chemin de fer, l’hostilité à l’égard d’un modèle anglais – condensé du libéralisme et du protestantisme – Méry s’inspirant en effet de la nécropole londonienne London Necropolis, située à quarante-sept kilomètres du centre urbain depuis 1855 »12.


Les élus de la vallée de Montmorency, principalement touchés par ce dossier, se mobilisent13. Le maire de Frépillon, M. Germain Tardu, est particulièrement actif et fait pression sur le baron Haussmann en 1869. Ce projet est finalement abandonné lors de la chute de Napoléon III en 1870. Les communes du Nord-Ouest de la vallée de Montmorency n’auront rien perdu au débat relatif à la nécropole de Méry : une ligne de chemin de fer est ouverte entre la gare d’Ermont-Eaubonne et Valmondois, via Frépillon et Méry.


L’armorial de Frépillon

La description héraldique des armes de la commune de Frépillon est la suivante : « parti : au premier d’azur semé de fleurs de lys d’or ; au second coupé : au I d’or à la croix de gueules cantonnée de quatre alérions d’azur, au II de gueules au château donjonné de trois tourelles d’or ».

Ces armes évoquent l’association des armes de France et de Castille rappelant que Frépillon dépendait au XVIIIe siècle de l’abbaye de Maubuisson, fondée par Blanche de Castille. Canton aux anciennes armes de la famille de Montmorency, premier propriétaire du territoire14.


ILS ONT HABITÉ FRÉPILLON


Le Pelletier de Frépillon, spécialiste de la taille des arbres

Etienne Pelletier De Frepillon est, comme nous l’avons vu, probablement fermier ou seigneur censier de Frépillon, sous la houlette de l’abbesse de Maubuisson. Fourrier de la cour jusqu’en 1773 (ou 1775), il se retire définitivement à Frépillon, où il a sans doute, pendant ses heures de loisirs, ou avec l’aide d’un jardinier, expérimenté dans son jardin une nouvelle méthode pour tailler les arbres fruitiers, en particulier les pêchers.

Les premières recherches de Le Pelletier semblent rencontrer un certain succès : en 1785, on trouve dans une brochure de conseils pratiques l’annotation suivante :

« Pêchers. M. Pelletier de Frépillon demeurant à la Vallée de Montmorency, près Paris, a imaginé une nouvelle manière de tailler les pêchers, elle leur fait rapporter un plus grand nombré de fruits qu'ils n'ont habitude de donner »15.

Cependant, avec le temps, et les nouvelles expériences dans le domaine de la taille des arbres, l’importance des découvertes de Le Pelletier semble se relativiser :

« On attribue (à la Bretonnerie) un perfectionnement dans la Direction des arbres, qu'il a désigné par la Taille du fort au faible. Suivant lui, les Branches des Arbres fruitiers ne sont pas, comme on le croit communément, de forme conique, c'est-à-dire, décroissant insensiblement de la base au sommet. Mais elles éprouvent, vers le milieu, un retrait subit, d'où il résulte que le sommet est plus mince. Par-là, la nature elle-même semble indiquer le point où doit se faire la Taille : la serpette doit retrancher tout le foible, et ne conserver que le fort. Jusqu'à présent j'avoue que je n'ai pu reconnoître cette diminution dans la nature, et que je reste persuadé qu'elle est imaginaire.

Cependant, en 1773, parut un petit ouvrage dans lequel on proposoit de fortes modifications dans la méthode de Montreuil. C'est dans « L'essai sur la Taille des Arbres fruitiers » par une Société d'Amateurs. Cette société se réduisoit à un seul particulier, nommé Le Pelletier, qui avoit été fourrier de la Cour. Il se retira dans un petit domaine, à Frépillon, près Saint-Leu, dans la vallée de Montmorency. Et là, il chercha à diriger des espaliers avec une précision géométrique : les figures qu'il en publia sont effectivement très régulières. Mais les Amateurs de culture qui, sur son invitation, furent examiner ses travaux, trouvèrent que la Nature, suivant son génie, n'avoit pu se plier à des formes aussi exactes, et que souvent, pour déguiser ses caprices, Le Pelletier avoit employé l'art de la greffe. Personne, depuis, n'a été tenté de mettre en pratique ces bagatelles difficiles »16

En 1843, la société académique d’Agriculture de l’Aube émet un avis assez proche :

« (Ce) petit traité, format in-12, … est assez estimé. Les meilleurs principes y sont enseignés. Il est fort court et très-clair. Il n'y est presque question que du pêcher en espalier. Mais l'auteur parut alors, et longtemps depuis, avoir trop insisté sur certaine forme, la forme carrée à donner aux arbres. On ne regarda pas cette forme comme devant contribuer beaucoup, ni autant que celles adoptées jusques-là, à leur produit, ni même plus qu'elles à leur conservation »17.


Félicité Longroy-Riesener, dame d’annonce de Napoléon 1er et tante de Delacroix

Félicité Longroy (1786-1847), épouse Riesener, mère de Léon et tante de Delacroix, est fille d'un huissier du Cabinet, que Joséphine a appelée aux fonctions de dame d'annonce. Comme telle, elle se tient dans un salon qui précède les petits appartements et a pour mission d'ouvrir les battants de portes devant l'Empereur et devant l'Impératrice. Elle touche pour ce faire 3 600 francs par an, et, en 1806, Joséphine lui accorde un supplément de 600 francs. Devenue veuve en 1828, elle se retire à Frépillon où Delacroix va souvent lui rendre visite. Delacroix a une affection particulière pour sa tante avec qui il aime s'entretenir de littérature. En 1824, ils traduisaient ensemble Childe Harold de Lord Byron.

Elle est la femme d’Henri Riesener (1767-1828), dont elle est un de ses modèles. Ce peintre a une carrière artistique couronnée de succès (il est le portraitiste en vogue à la cour des tsars).


Léon Riesener, peintre et cousin de Delacroix

Louis, Antoine, Léon Riesener, né à Paris le 21 novembre 1808, meurt à Paris le 25 mai 1878. Il épouse en 1839 Laure Peytouraud. Il est formé par son père au métier de peintre. On lui doit de nombreux portraits, dont ceux de sa famille, réalisés à l'huile ou au pastel, une de ses techniques de prédilection. Parmi ceux-ci, l'un des plus célèbres est celui de sa femme, le Portrait de Madame Léon Riesener, aux teintes délicates à dominantes de roses, que le département des Arts graphiques du musée du Louvre prête régulièrement au musée Delacroix.

Le nom de Léon Riesener est également associé à Paris au programme décoratif de la bibliothèque du palais du Luxembourg (actuel Sénat, 1840-1848), à celui de la chapelle de l'hospice de Charenton (1843-1849) et à l'église Saint-Eustache (1854-1857). Ami de Fantin-Latour et de Berthe Morisot, Riesener sera apprécié par les impressionnistes. Degas acheta à sa vente posthume 75 de ses dessins.

Léon Riesener a été quelque peu dominé par son illustre cousin, sans paraître en éprouver de l'amertume. La correspondance échangée entre eux l'atteste. Delacroix à sa mort lui lègue une somme de 20 000 francs et la maison qu'il a achetée à Champrosay.

Léon Riesener s’installe en 1828 avec sa mère à Frépillon. En 1831, il réorganise la garde nationale du village en tant que capitaine.


Le peintre Delacroix

Eugène Delacroix (1798-1863) est cousin de Léon Riesener de la façon suivante : sa mère, Victoire Oeben, est demi-sœur d’Henri Riesener, père de Léon. La grand-mère maternelle d’Eugène et de Léon, Françoise-Marguerite, a épousé en première noces le grand ébéniste Jean-François Oeben, et en deuxièmes noces Jean-Henry Riesener, père d’Henri.

Quand sa tante Félicité s’installe à Frépillon, en 1828, Delacroix vient la voir de temps en temps. En février 1835, il effectue un séjour de quelques jours chez. En 1837 également. Il y retourne régulièrement jusqu'en 1842. Cette année-là, Delacroix tombe gravement malade, subissant des crises aiguës de laryngite. En février-mars, il va s’installer six semaines à Frépillon, avant de se rendre à Nohant, pour retrouver Chopin et George Sand. À Frépillon, Léon Riesener prend le portrait de son cousin. Cette petite étude d'amateur, pleine de caractère, nous montre l'auteur du Sardanapale, tel que vont le représenter plus tard Nadar, Carjat et Pierre Petit : visage hautain, arc de la bouche aux coins tombants, yeux rétrécis, en tout point semblable à ces fauves qu'il aime peindre.

Nous avons un témoignage touchant de la nostalgie que Delacroix ressentait au souvenir des moments heureux passés à Frépillon, dans cette lettre à M. Pierret, datée de janvier 1833, à l’époque où commence à se déclarer les premières attaques de la maladie de la gorge qui ne quittera plus le peintre :

« À M. Pierret, chez M. Riesner, à Frépillon, par Saint-Leu-Taverny.

Samedi.

Cher ami, je m'acquitte de ma promesse. J'ai bien fait le voyage je ne puis espérer encore un grand changement puisque je ne suis ici que depuis un jour et demi. Je reconnais maintenant que si j'avais observé plutôt le régime de silence que je suis ici plus facilement, je serais guéri depuis longtemps, car sous le rapport de la voix, je suis moins avancé que jamais. Mais comme cette nature est séduisante! Mon ami, il faut venir au mois de mars dans ce village pelé des environs de Paris, comme ils sont tous, pour renverser en esprit tous les systèmes sur le beau, l'idéal, le choix, etc.

La plus pauvre allée avec ses baguettes toutes droites, sans feuilles, dans un horizon plat et terne, en dit autant à l'imagination que tous les sites les plus vantés. Ce petit cotylédon qui perce la terre, cette violette qui répand son premier parfum sont ravissants. J'aime autant cela que les pins d'Italie qui ont l'air de panaches et les fabriques dans les paysages qui sont comme des assiettes montées pour le dessert. Vive la chaumière! vive tout ce qui parle à l'âme !

Heureux qui possède un coin de terre mais si ce coin de terre a dix mille arpents, je n'en veux pas sans souvenirs qui m'y rattachent et m'y rappellent à chaque pas ceux que j'ai aimés. Je préférerais à une villa magnifique le plus petit enclos où se serait passée ma jeunesse. Mais il n'y faut plus penser »18.


Autres personnages ayant habité Frépillon :

- M. Rouen, notaire de l'empereur Napoléon 1er, est signalé par Charles Lefeuve comme ayant habité une vieille ferme qui a disparu vers 1856.

- Georges Paulmier (Frépillon, 24 septembre 1882 – Châteaulin 24 septembre 1965) est un coureur cycliste ayant connu une certaine notoriété dans les années précédant la première guerre mondiale. Palmarès : vainqueur d’étape du Tour de France en 1908 et 1910, 6e au classement général en 1908, 12e en 1910 et 16e en 1911.

- Émile Alindrey, dans les années 1923-1924, est le premier propagandiste du pur jus de pommes non fermenté en France, contribuant ainsi à lutter contre l'alcoolisme.


QUELQUES FAITS DIVERS


L’affaire Chéronnet/Lefèvre-Pontalis

Un étrange procès a opposé, lors des élections législatives de 1863, le maire de Frépillon, Chéronnet et celui de Taverny, Antonin Lefèvre-Pontalis, qui était candidat19. Voici en quels termes, quelques années plus tard, l’affaire a été résumée par un auteur regrettant l’excès de protection dont jouissaient les représentants de l’administration dans l’exercice de leurs fonctions :

« Je rappellerai … le procès intenté en 1863, par M. Lefèvre-Pontalis, maire de Taverny, alors candidat dans la 3e circonscription de Seine-et-Oise, aujourd'hui député de ladite circonscription, contre M. Chéronnet, maire de Frépillon, qui l'avait grossièrement insulté, dans la salle de la mairie de Frépillon, étant président du bureau électoral. Ce magistrat avait publiquement, en présence des scrutateurs et des électeurs, traité M. Lefèvre-Pontalis de lâche, de fainéant, de ganache, de propre à rien, ajoutant qu'il avait été chassé du Conseil d'État.

M. Lefèvre-Pontalis cita M. Chéronnet devant le tribunal de Pontoise, demandant que les articles 13, 18 et 19 de la loi du 17 mai 1819 punissant le délit d'injure publique et celui de diffamation, lui soient appliqués.

Le maire de Frépillon, sans démentir les faits allégués contre lui, souleva l'exception tirée de l'article 75, en arguant que c'était pendant l'exercice de ses fonctions que les faits incriminés s'étaient passés : que, dès lors, il ne pouvait être poursuivi qu'en vertu d'une décision du Conseil d'Etat.

Le tribunal de Pontoise accueillit cette exception par un jugement rendu le 4 novembre 1863. M. Lefèvre-Pontalis interjeta appel de ce jugement devant la Cour de Paris. Ce fut sans plus de succès. La Cour impériale de Paris rendit, le 4 décembre de la même année, un jugement confirmatif. M. Lefèvre-Pontalis se pourvut devant la Cour de Cassation, qui cassa l'arrêt et renvoya les parties devant la Cour d'Amiens. La Cour d'Amiens déclara, par jugement rendu le 9 juin 1864, le maire de Frépillon couvert par l'article 75. Devant ce jugement de la Cour d'Amiens, M. Lefèvre-Pontalis dut s'incliner et s'adresser au Conseil d'Etat pour obtenir l'autorisation nécessaire pour poursuivre ce fonctionnaire. Le Conseil d'État, selon son habitude, refusa l'autorisation ».


NB. Il convient de signaler, en toute honnêteté intellectuelle, que les différents échelons juridictionnels qui sont intervenus sur ce dossier n’ont pas voulu cautionner l’emportement du maire de Frépillon et ont tenu à signaler que « (la conduite et les paroles de Chéronnet) constituent un exercice mal compris de cette autorité ». Mais cette affaire montre à quel point les plus hautes autorités judiciaires tenaient à préserver la séparation des pouvoirs et l’indépendance d’un magistrat municipal dans l’exercice de ses fonctions20.


Les chasses de M. Morrisel

Ce texte est tiré des Mémoires d’Alexandre Dumas :

« L'été, Morrisel habitait quelquefois la campagne de madame Hamelin, située au Val, près de Saint-Leu-Taverny21. Un jour d'ouverture de chasse, il se hasarda sur les terres de la commune de Frépillon, où, ayant rencontré le garde champêtre, celui-ci le menaça énergiquement d'un procès-verbal en cas de récidive.

Morrisel était invité à dîner pour le dimanche suivant au château de madame Regnault de Saint-Jean-d'Angely, situé de l'autre côté du territoire prohibé.

Le dimanche suivant Morrisel, de peur de passer inapercu sur le susdit territoire, prend le bedeau, le serpent et les quatre chantres, en fait un immense six de carreau, se place au milieu, et traverse le territoire de Frépillon, chassant avec accompagnement de chant grégorien.
Il arriva chez madame Regnault de Saint-Jean-d'Angely, suivi de tout le village, dont cette manière de chasser, inusitée jusqu'alors, avait vivement excité la curiosité »22.

NB. M. Morrisel était un personnage très excentrique et très fortuné, qui pouvait perdre des sommes considérables au jeu sans broncher. Très porté sur les duels, il est célèbre pour avoir commandé un cercueil par avance pour un noble qui l’avait provoqué. Ce dernier, effrayé par un tel aplomb, n’a eu d’autre ressource que de jeter le gant.


L’auberge du Mouton d’Argent

Un récit pittoresque du début du XXe siècle nous conte l’aventure arrivée à un couple de cyclistes dans une auberge de Frépillon :

« Enfin, à Frépillon, nous trouvâmes une place de village, où un poteau indicateur accusait vingt-cinq kilomètres.

Là, ô joie, ma compagne sauta légèrement à terre.

- Ce nom de Frépillon me plaît, me dit-elle, c'est gai et puis je m'étais juré de faire vingt-cinq kilomètres. Donc je veux bien m'arrêter ici pour déjeuner. Il doit y avoir une auberge.

Je fouillai l'horizon et j'aperçus, en effet, une petite maisonnette en briques sur laquelle il y avait écrit :

Hotel du Mouton d’argent

Tenu par Levassor

- Eh bien, dis-je, arrêtons-nous au Mouton d'Argent. Cela me paraît assez gentil. Nous pourrons y déjeuner et nous y reposer après.

Poupette entra, tandis que je causais avec M. Levassor, qui fumait sa pipe sur le pas de la porte du restaurant de l'hôtel. Mais elle reparut bientôt, furieuse, et me dit :

- Ah, mon ami, ne restons pas ici c'est vraiment trop mal tenu !

- Comment, mon hôtel est mal tenu ? fit M. Levassor, en se regimbant. Qu'est-ce qu'il a de mal tenu ?

- Eh bien, monsieur, je suis entrée dans certain petit endroit. Je n'ai pas pu y rester, tellement c'était noir de mouches.

- Parce que madame y est entrée à une mauvaise heure.

- Quelle mauvaise heure ?

- Dame, il n'est que onze heures. Madame y aurait été à midi, elle aurait été très satisfaite. À cette heure-là, toutes les mouches sont à la salle à manger.

Là-dessus, Poupette et moi, nous remontâmes sur nos bécanes et nous courons encore »23.


LA RUE FRÉPILLON À PARIS

Le village a eu le privilège de donner son nom à une ancienne rue de Paris (aujourd’hui, rue Volta, dans le IIIe arrondissement). L’abbé Lebeuf avance l’explication la plus vraisemblable du nom de la voie : « Il est assez probable que la rue de Frépillon, à Paris, attenait à l'hôtel qu'habitaient en hiver les suzerains du village ». Selon Piganiol de la Force, en 1765, « La rue Frepillon avoit nom anciennement, selon Sauval, la rue Ferpillon ou Ferpeillon, et en 1269, vicus Ferpillonis. Elle aboutit à la rue Au-Maire & à celle de la Croix »24.

Cette voie doit être située dans l’environnement géographique et historique de l’abbaye de Saint-Martin des Champs :

« L'ancien prieuré de Saint-Martin-des-Champs, où, depuis 1798, est établi le Conservatoire des Arts et Métiers, présente encore quelques restes remarquables de l'architecture du moyen-âge, échappés, comme par miracle, à toutes les causes de destruction qui ont privé Paris d'un si grand nombre de ses antiques monuments.

L'origine de ce monastère est imparfaitement connue. On sait seulement que, des le commencement du VIIIe siècle, il existait, près des murs de Paris, et probablement sur l'emplacement du Conservatoire, une église dédiée à saint Martin. Elle est qualifiée de basilique dans une charte de Childebert III, datée de l'année 710. Mais ce mot de basilique s'appliquait alors indifféremment à tous les édifices religieux. C'était dans le moyen-âge une opinion accréditée, et la pieuse tradition s'est conservée jusqu'à nos jours, que cette église avait été élevée au lieu même où, selon la légende, saint Martin guérit miraculeusement un lépreux, en lui donnant un baiser (…)

Le prieur Hugues, ou Eudes, qui administra le couvent vers le commencement du XIIe siècle, perfectionna ou refit l'enceinte fortifiée. Il enveloppa l'enclos, qui contenait environ quatorze arpents, d'un fossé et d'une muraille crénelée et flanquée de tours. En 1282, une chaussée nouvelle, qui devint la rue Frépillon, entama l'enclos du côté de l'Est, et l'on construisit alors un mur en pierre de taille pour le fermer »25.


Avec le développement du Paris intra muros, le quartier change considérablement de physionomie au XIVe siècle, mais l’abbaye résiste, et la rue Frépillon également :

« Bientôt, une pléthore nouvelle se faisant sentir, les remparts de la Ville furent encore une fois reculés, les portes Saint-Martin et Saint-Denis se trouvèrent reportées en 1356, sous Charles V, à peu près à leur emplacement actuel.

A cette époque l'abbaye était limitée par les rues Saint-Martin à l'ouest, du Gaillard Bois au nord, de la Croix, Frépillon, du Puits de Rome à l'est, et la rue Aumaire au sud »26.


En 1712, le rempart crénelé apparaît inutile aux religieux : ils l'abattent pour élever à la place des maisons de location.

En mars 1848, trois ans avant sa disparition, la rue Frépillon se signale par la fondation au numéro 24, d’un Club de la Montagne, sous la présidence d’un certain abbé Constant. Voici comment un chroniqueur, manifestement orienté, le présente, dans un ouvrage consacré aux nombreux clubs qui foisonnent à Paris à cette époque :

« Réunion de bas-bleus crottés, de fous socialistes et de démocrates de ruisseau qui siégeaient dans la salle enfumée d'un marchand de vin, devant des tables couvertes de nappes maculées, entre des pots de vin bleu et des pipes culottées. Dans la salle du club de la rue Frépillon, les cinq sens étaient à la fois également blessés : on y buvait du vin détestable et de l'eau-de-vie frelatée, on y respirait les odeurs les plus nauséabondes. Il fallait, une fois qu'on était entré dans ce lupanar démocratique et social, se résigner à entendre des théories et des déclamations contre la société qui auraient trouvé des contradicteurs au bagne de Brest. Les assistants, à quelques rares exceptions près, étaient couverts des ces haillons sordides, qui ne sont pas la livrée de la pauvreté honnête et laborieuse, mais bien celle de la débauche ignoble.

Nous avons entendu le citoyen abbé Constant prononcer dans son club ces atroces paroles : Nous ferons bouillir le sang des aristocrates dans les chaudières de la Révolution et nous en ferons du boudin pour rassasier tes prolétaires affamés.

Ce citoyen Constant a été condamné, le 11 mai 1841,  à huit mois de prison et 300 fr. d'amende, pour outrage à la morale publique et atteinte à la propriété ; le 8 février 1847, à un an de prison et 1,000 fr. d'amende pour délits semblables »27.


Un an plus tard, la rue Frépillon s’illustre lors de la manifestation du 13 juin 1849, qui est la dernière « journée révolutionnaire » de la IIe République. Il s’agit, à l’origine, d’une manifestation de protestation contre la politique menée par le gouvernement à Rome, organisée par l’extrême gauche de l’Assemblée Nationale autour de Ledru-Rollin, à savoir « la Montagne », qui compte alors 124 députés. Des barricades sont élevées dans un certain nombre de rues de Paris, dont la rue Frépillon. Une charge de grenadiers enlève la barricade en faisant trois morts parmi les insurgés. L’affaire est relatée à l’Assemblée nationale constituante lors de sa séance du 10 juillet :

« Le Citoyen Sautayra. Dans la rue Frépillon, une barricade avait été élevée derrière le Conservatoire des arts et métiers. Le général Cornemuse la fait attaquer par une compagnie de grenadiers du 21e de ligne. Son commandant, le capitaine Bayard, sans s'inquiéter d'un feu très vif de mousqueterie dirigé contre lui des maisons voisines, lance sa troupe au pas de course, et enlève la barricade, où trois insurgés sont tués. Les autres prennent la fuite.

Je ne puis trop louer l'élan que la compagnie de grenadiers a montré à cette attaque. Le capitaine Bayard mérite aussi les plus grands éloges. Car non seulement il a réussi, mais, par la promptitude de son mouvement, il a su ménager le sang de ses soldats, dont pas un n'a été atteint. »
Permettez-moi de vous faire remarquer une chose, nous l'avons malheureusement vue l'année dernière : c'est que, lorsqu'une barricade est attaquée, il faut verser beaucoup de sang avant d'arriver de l'autre côté...

Citoyen Baraguey d’Hilliers. Lorsqu'elle est défendue !

Le Citoyen Sautayra. Lorsqu'elle est défendue, bien entendu. C'est un lapsus, et je remercie l'honorable général de son observation.

Je ne comprends pas comment on a pu supposer qu'une barricade avait été vaillamment défendue, surtout défendue par les fenêtres des maisons voisines, lorsque pas un des assaillante n'a été atteint, tandis que trois de ceux qui la défendaient ont été tués. Vous le savez, ceux qui sont derrière les barricades ont bien plus d'avantage pour se défendre, que ceux qui sont devant »28.


La rue Frépillon disparaît en 1851 lors des grands travaux du Baron Haussmann : en fusionnant avec les rues de la Croix et du Pont-aux-Biches, elle donne lieu à la rue Volta, du nom du physicien italien Alessandro Volta. Toutefois, jusqu’à une date indéterminée, subsistera un passage Frépillon, donnant dans cette rue. Il s’agit, en fait, de l’ancien passage de la Marmite, qui doit son nom à l'enseigne d'un petit restaurant pour les ouvriers du quartier. Ce passage Frépillon est signalé dans le roman policier d’Emile Gaboriau, Monsieur Lecoq (1861), dans lequel le personnage principal personnage est poursuivi par les gardes et leur échappe de justesse : « Au passage Frépillon, son salut ne tint qu’à un fil ».





Hervé Collet,

avec des contributions de Gérard Ducoeur,

janvier 2010.


BIBLIOGRAPHIE


Ouvrages de Base

- Éléments d’histoire de Frépillon, préface d'Hervé Collet, présentation de Fernand Calleron, Publications du Cercle historique et archéologique d'Eaubonne et de la vallée de Montmorency n° 5, Eaubonne, 1978. Cet ouvrage publie les documents suivants :

- Rambert, La monographie de l’instituteur 1900, 1899.

- Le chapitre sur Frépillon du livre de l’Abbé Jean Lebeuf, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, Paris, 1755, ré-éd. 1883, p. 128-130.

- Le chapitre sur Frépillon du livre de Charles Lefeuve, Le tour de la vallée : histoire et description de Montmorency, Enghien-les-Bains, Napoléon-Saint-Leu… Herblay/par Lefeuve, Dumoulin, Paris, 2e édition, 1866 (rééditée par le Cercle Historique et Archéologique d’Eaubonne et de la vallée de Montmorency, Eaubonne, 1975, p. 121-124)


Autres références

- Arbellot (G.), Dictionnaire des lieux habités du Val d’Oise, mission écomusée, CGVO, 1997, p. 78.

- Arzalier (F.), Des villages dans l’histoire, vallée de Montmorency (1750 à 1914), éd. P.U. Septentrion , Lille, 1996, 340 p.

- Cavard (J.-C.), Marty (A.), Schauinger (L.), Frépillon, in Le Patrimoine des communes du Val d’Oise, Ile de France, Flohic, 1999, t.2, p. 848-851.

- Collectif, Méry-sur-Oise. Un château dans l’Histoire, Val d’Oise éd., 2006, 200 p.

- Collectif, Pouillé du XVIIIe siècle, in Documents inédits de l’histoire de France, Cartulaires : Notre-Dame de Paris, t. IV, p. 459.

- Dauzat (A.), Rostaing (Ch.), Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Libr. Guénégaud, 2e éd. 1983, p. 309.

- Ducoeur (G.), Les lieux-dits de Méry-sur-Oise et des environs, in Collectif, Méry-sur-Oise. Un château dans l’Histoire, Val d’Oise éd., 2006, p. 49.

- Favier (J.), Dictionnaire de la France médiévale, éd. Fayard, 1993, p. 927-928.

- Gauthier (abbé), Pouillé du diocèse de Versailles, Paris, chez Victor Palmé libr.,1876, p. 76.

- Leroy (N.), Herblay au Moyen Âge, quelques sources écrites, in Catalogue, Le passé à la loupe, enquête sur 50 siècles d’habitat à Herblay en bord de Seine, MADVO, 1994, p. 22-28.

- Pariat (J.-G.), L’occupation Hallstatt moyen des « Flaches-Ouest » à Frépillon (Val d’Oise) : funéraire ou domestique ?, in BAVF-VO, n° 40, 2008, p. 99-104.

- Roblin (M.), Le terroir de Paris aux époques gallo-romaine et franque, Picard, Paris, 1971, p. 251.

- Vincent (A.), Toponymie de la France, éd. G. de Monfort, reprint 1984, p. 46.


Abbaye de Notre-Dame du Val

- Foucher (S.), Notre-Dame du Val, abbaye cistercienne en Val d’Oise, éd. Valhermeil, 1998, 290 p.

- Foucher (S.), L’abbaye du Val à Mériel et ses tombeaux disparus, éd. Valhermeil, 1989, p. 27 et p. 61-62.



Abbaye de Maubuisson

- Dutilleux (A.), Depoin (J.), L’abbaye de Maubuisson (Notre-Dame-la-Royale) : histoire et cartulaire, publiés d’après des documents entièrement inédits, Pontoise/Paris, SHAP VOV, 1882, p. 248.

- Demarsy (A.), Les abbesses de Maubuisson, Paris, Dumoulin, 1868, 15 p.

- Bonis (A.), Abbaye cistercienne de Maubuisson : la formation du temporel (1236 à 1256), Saint-Ouen-l’Aumône, 1990, CGVO, SDAVO, (Archéologie en Val d’Oise, n° 1), 109 p.

- Soulier (P.), Restauration à l'abbaye royale & cistercienne de Maubuisson, n° 1, Lieux & mémoires du Val-d'Oise, Saint-Ouen L'Aumône, 1988, CGVO, 117 p.

- Collectif, Histoire et archéologie à l'abbaye royale & cistercienne de Maubuisson, n° 2, Lieux & mémoires du Val-d'Oise, Saint-Ouen L'Aumône, 1988, CGVO, 96 p.



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1http://www.valdoise.fr/content/heading7822/content433886.html

2Eléments d’histoire de Frépillon, p. 55.

3Comptes de la Maison du Roi, 1775.

4Mémoires de la Société académique d'agriculture, des sciences, arts et belles-lettres du département de l'Aube, Volume 11, Troyes, 1843, p. 169.

5Cartulaire, p. 250.

6Suzanne Bouyssié, Inventaire des séquestres révolutionnaires, Archives départementales de Seine-et-Oise, Éditeur/Impr. Humbert, 1950

7Archives de l'église, registre des délibérations de la fabrique Saint-Maclou de Pontoise (1786-1793), fol. 56, cité par Lefèvre-Pontalis (E.), Monographie de l'église Saint-Maclou de Pontoise, Pontoise, A. Paris, 1888, p. 67.

8Miles Joseph Berkeley (dir.) (1803-1889), Les champignons, par Mordecai Cubitt Cooke (1825-1914), 3e éd. revue et corrigée, Paris, Germer Baillière, 1882, p. 67.

9Revue d'hygiène et de médecine préventive, Volume 53, Masson et Cie, 1931, p. 588.

10Jean-Pierre Arthur-Bernard, Les deux Paris : les représentations de Paris dans la seconde moitié du XIXe siècle, Paris, 2001, Editions Champ Vallon, pp. 170-171.

11Charles Louis de Saulces de Freycinet, Rapport supplémentaire sur l'assainissement industriel et municipal en France et à l'étranger, Paris, 1868, Dunod, p. 122.

12Ibidem.

13Cf. en particulier :

- Chenel, (ancien notaire, maire de Franconville), Sur les projets de cimetière et de chemin de fer municipal ou mortuaire, Paris, imp. Renou et Maulde, 1867.

- Déposition de M. Lefevre-Pontalis (maire de Taverny) dans l’enquête concernant les projets d’établissement des cimetières de Paris à Méry et le tracé du chemin de fer mortuaire, Paris, imp. E. Brière, 1867.

- Victor Fournel, La Déportation des morts. Le Préfet de la Seine et les cimetières de Paris, Paris, Le Chevalier, 1870, 96 p.

14Gassowski (J.-P.), L’armorial des communes du Val d’Oise, éd. Gaso, Mériel, 1996, s. p.

15Jean Baptiste Antoine Malisset d'Hertereau, La parfaite intelligence du commerce : ou se trouvent les connoissances & les renseignemens les plus utiles aux diverses classes de citoyens & particulierement aux armateurs, negocians ..., Vol. 2, Paris, Lami, 1785, p. 467.

16Aubert-Aubert Dupetit-Thouars, Recueil de rapports et de mémoires sur la culture des arbres fruitiers, 1815, chez l’auteur, p. 67.

17Mémoires de la Société académique d'agriculture, des sciences, arts et belles-lettres du département de l'Aube, op. cit., p. 169

18Philippe Burty, Lettres de Eugène Delacroix recueillies et publiées, Volume 1, Charpentier 1880, p. 195.

19Lefèvre-Pontalis ne sera élu qu’en 1869.

20Henry Merlin, Le Bon plaisir de M. M les fonctionnaires, Paris, Le Chevalier, 1869, pp. 13-14.

21Dumas commet ici une petite erreur : Mme Fortunée Hamelin, une des Merveilleuses du Directoire, n’a jamais habité le Val. Il confond avec Laure de Saint-Jean d’Angély, veuve du célèbre collaborateur de Napoléon depuis 1819, très proche amie de Mme Hamelin.

22Alexandre Dumas, Mes Mémoires, Paris, Alexandre Cadot, 1852, p. 164.

23Richard O'Monroy, La vie folâtre, chapitre À l’auberge, Paris, 1901, C. Lévy, pp. 158-160.

24Jean-Aimar Piganiol de La Force, Description historique de la ville de Paris et de ses environs, Volume 4, Paris, Libraires associés, 1765, p. 57.

25Audiganne, P. Bailly, Eugène Carissan, Paris dans sa splendeur : Monuments, vues, scènes historiques, descriptions et histoire. Histoire de Paris. Environs de Paris, Paris, Charpentier, 1861.

26Amédée Gabillon, Le quartier des Arts et Métiers : conférence historique faite le 20 mai 1911, Paris, 1911, P. Collemant , pp. 21-22.

27Alphonse Lucas, Les clubs et les clubistes : histoire complète critique et anecdotique des clubs et des comités électoraux fondés à Paris depuis la révolution de 1848 : déclarations de principes, règlements, motions et publications des sociétés populaires, Paris, E. Dentu, 1851, p. 183.

28Compte rendu des séances de l'Assemblée nationale 1848-1849, séance du 10 juillet 1849, p. 572.