LE PATRIMOINE ANCIEN DE PIERRELAYE


L’église Saint-Jean-Baptiste

Nous suivrons encore Charles Lefeuve dans son Tour de la vallée1, pour nous parler de la nouvelle église Saint-Jean-Baptiste, elle est occidentée2, comme celle de Montigny-lès-Cormeilles, construite en 1851, pour remplacer les églises médiévale, fondée probablement au XIIe siècle, et celle, bien orientée, que l’abbé Jean Lebeuf datait des années 1600 ou environ.

« En revanche, l’église nouvelle n’a pas à se plaindre. Si elle n’a pas coûté plus de 44 200 francs, c’est qu’en 1851, époque de sa construction, l’architecte ecclésiastique coûtait moins cher qu’avant la République. La réputation de M. [Hippolyte] Blondel (1808-1884), architecte du département de Seine-et-Oise [ou plutôt, architecte diocésain], s’est tout de suite ressentie favorablement de ce travail. On a replacé sous le chœur, des tombes qu’on avait recueillies dans la vieille église, qui tombait déjà d’elle-même, avant que les pioches de M. Gignier, entrepreneur de bâtiment, ne lui eussent donné le coup de grâce3 » (place de la Mairie, IMH 1989).

Cinq cercueils en plomb portant une plaque de cuivre avec la mention « Famille Lécuyer » ont été mis au jour dans l’église Saint Jean Baptiste de Pierrelaye, pendant les travaux de reconstruction entrepris en 1851 par l’architecte diocésain Hippolyte Blondel (1808-1884). On peut supposer que ce sont ces cercueils en plomb, dont parle Charles Lefeuve lorsqu’il indique : « Les tombes recueillies dans la vieille église ont été replacées sous le chœur » de l’église actuelle.

L’église Saint-Jean-Baptiste possède en outre des fonts baptismaux du XVIe siècle, en calcaire lutétien, en forme de navette, et un Christ en croix polychrome, également du XVIe siècle (IMH 1989), ce qui confirme bien l’affirmation de l’abbé Jean Lebeuf sur la datation Renaissance de l’église précédente. L’église conserverait deux reliques, l’une de saint Jean-Baptiste (brandea4) et l’autre de saint Jean l’Évangéliste (cheveux).

Un vitrail sur le thème de la Résurrection, réalisé en 1922 par les maîtres-verriers L. Barillet et J. Le Chevalier, rend hommage aux nombreuses victimes de la Première Guerre mondiale, qui fit à Pierrelaye 102 morts, sur une population de 1915 habitants.


L’ancien hôtel seigneurial disparu

Nous suivrons de nouveau Charles Lefeuve dans son Tour de la vallée5, pour nous parler de l’ancien château seigneurial et du parc qui donnait sur la place de l’église Saint-Jean-Baptiste, disparus de nos jours.

« Ce n’est pas d’aujourd’hui que Pierrelaye est privé d’un ancien château seigneurial qui donnait sur la place de l’église et qui appartenait sous le Premier Empire, à M. de Cambrefort [Guillaume de Cambefort6], puis à M. Hippolyte Gas, inspecteur du Trésor7. Mme de Boisgarant l’avait quitté en 1793, et le prince de [Savoie-] Carignan avait précédé cette dame. Leur seigneurie allait de pair avec celle de l’abbaye [de Saint-Denis] et ne reconnaissait que la suprématie féodale du duché d’Enghien [de Montmorency] ».

Auparavant, Charles Oudiette, dans son Dictionnaire topographique des environs de Paris, nous précise pour le château de Pierrelaye : « Le château, autrefois seigneurial, avec un parc, a appartenu à M. de Cambefort 8».

Plus récemment, André Aubert, dans son ouvrage La grande histoire du Val d’Oise, nous fournit une liste quelque peu différente (orthographe des noms, dates, titres) de celle de Charles Lefeuve des seigneurs du château de Pierrelaye, que nous allons suivre maintenant.

« On trouve, quatre siècles et demi plus tard (vers 1655), un château seigneurial habité par M. de Maisons [sur Seine, act. Maisons-Lafitte], puis par le baron de Blaiset, lieutenant-général des armées du roi, puis par le prince Eugène de Carignan, duc [prince] de Savoie, et enfin par le comte de Boisgarin jusqu’en 17939 ». Tandis que, comme nous l’avons vu dans le guide Le Conducteur Français, celui-ci nous indique qu’en 1776 le château appartenait à M. Aubri.

Du fait de la correspondance partielle entre ces trois textes, pour deux des personnages, seigneurs de Pierrelaye, M. de Cambefort et le prince Eugène de Savoie-Carignan, nous les étudierons à travers leur biographie, dans le chapitre des personnages qui ont habité le lieu. Il serait cependant nécessaire, comme nous l’avons vu précédemment, qu’une étude détaillée des seigneurs successifs laïques et religieux de l’hôtel seigneurial de Pierrelaye soit menée par des historiens, ou des universitaires pour compléter l’histoire de la commune.

Le premier maire de Pierrelaye, après la Révolution, est élu le 31 janvier 1790. Il s’agit de M. [J. B.] Magon comte de Boisgarcin10. Il est maire durant deux ans, jusqu’en 1792, puis émigre durant la Terreur.


L’ambiance de la première municipalité de 1790

Francis Arzalier, dans son ouvrage Des villages dans l’histoire, vallée de Montmorency (1750 à 1914), nous transcrit l’ambiance de cette première élection à Pierrelaye, grâce à l’étude des archives municipales.

« Les délibérations municipales conservées, nous apportent la possibilité de préciser les données pour les trois villages les plus importants de la vallée (A.M. Taverny, Pierrelaye, Franconville) ».


« Plus intéressant encore est le cas de Pierrelaye, car l’élection du 31 janvier 1790 permet une reprise en main de la municipalité par le laboureur Jean-Louis Leveau, et semble-t-il sa clientèle. L’élection est disputée : ce sont 21 suffrages contre 16 qui élisent, au second tour de scrutin, un Monsieur de Boisgarcin pour maire. Le laboureur J.-L. Leveau est l’un des quatre officiers municipaux. Parmi les 19 élus, seuls quatre viennent de l’ancienne équipe. On compte quatre Leveau, et le curé Lallement est procureur de la commune. Le 10 avril 1790, c’est un Leveau (Jean-Charles), déjà notable, qui est choisi pour assurer la police du territoire (« messier portant bâton »). Le second, Fleuret, est aussi laboureur à Pierrelaye. Cette mainmise de la fermocratie ne va pas sans heurts : les 19 et 20 juillet, le registre municipal porte réclamation de plusieurs propriétaires contre le laboureur J.-L. Leveau, « qui mène pâturer ses troupeaux sur les terrains ne lui appartenant pas ». La pétition contre lui est approuvée par 22 électeurs, contre 11. Le maire semble avoir changé, qui signe J.-B. Magon11.

Une véritable guérilla, en forme de règlement de compte s’ensuit lors des vendanges. Alors que le ban des vendanges a été fixé au 4 octobre (délibération du 26 septembre), certains refusent de se plier à la loi municipale et les procès-verbaux distribués par les messiers se succèdent : contre un domestique du notable élu J.-P. Faucheron, pris « ayant des paniers et des bachoues dont l’une pleine et l’autre à moitié » le 30 septembre ; contre deux malheureuses veuves le même jour ; contre J.-P. Faucheron lui-même, qui se voit infliger 3 livres d’amende le 1er octobre. Le 14 novembre, lors du renouvellement partiel du conseil municipal, il faut trois tours de scrutin, et Jean-Louis Leveau n’est pas élu (Arch. Mun. de Pierrelaye) »12.


La mairie de Pierrelaye

La mairie de Pierrelaye a été construite sous la Troisième République (1870-1940), entre 1899 et 1902, sur les plans de l’architecte Hippolyte Lebas. C’est un très beau bâtiment de style classique, avec un avant-corps en gros appareil de calcaire lutétien en bossage, escalier d’honneur central, permettant d’accéder au rez-de-chaussée surélevé, balcon en fer forgé à l’étage, fronton arrondi surmonté d’une horloge sur une avancée centrale en forme de lucarne à fronton triangulaire, de part et d’autres des pavillons en retrait, en brique rouge, avec chaînages d’angle en harpe, un entablement marque chaque niveau du bâtiment, comprenant quatre grandes fenêtres avec grilles en fer forgé, couverts d’un toit en ardoise, percé de quatre lucarnes, sommé d’un haut lanternon ajouré. Les murs pignons possèdent deux grandes fenêtres par niveau13 (42 bis rue Victor Hugo).

La mairie de Pierrelaye conserve en outre deux tableaux du paysagiste Léon-Germain Pelouse, né dans la commune, l’un intitulé Un coin de Cernay en janvier14 (Salon de 1879), et l’autre Une coupe de bois à Senlisse15 (Médaille de 1ère classe en 1876).

Un troisième tableau, de 1891, conservé en mairie peut également retenir l’attention : Conseil municipal et Commission de Pierrelaye organisant la fête, huile sur toile du peintre réaliste Jean-Eugène Buland (1852-1926), élève d’Alexandre Cabanel à l’École des Beaux-Arts. Parmi les élus figurés, Jean-Nicolas Leveau, maire de l’époque, ceint de son écharpe tricolore, et Auguste Arnoult, qui offrira ce tableau, dont le sujet est assez rarement représenté, à la Municipalité.


Le monument aux morts de la Guerre de 1914-1918

Dans son ouvrage La pierre du souvenir, Jean-Claude Gilquin nous fait connaître les monuments aux morts de la guerre de 1914-1918 dans le Val d’Oise : celui de Pierrelaye est important à citer, compte tenu du nombre de jeunes Pierrelaysiens morts au champ d’honneur.

La population de Pierrelaye, au recensement de 1911, compte 1915 habitants, le nombre de victimes de la guerre de 1914-1918 s’élève à 102 (soit 5,33 %). C’est pour cette raison que la ville de Pierrelaye élevera en hommage aux artisans de la victoire, et comme beaucoup de communes de la vallée de Montmorency, un monument aux morts dès le 12 juin 1921 (52 monuments élevés cette année-là), puis un autre dans le cimetière le 9 avril 1922 (25 monuments élevés cette année-là)16.

Pierrelaye conserve dans ses archives municipales le Livre d’or des souscripteurs pour l’érection d’un monument commémoratif en l’honneur des soldats morts pour la Patrie (Guerre 1914-1918). Entièrement calligraphié par l’instituteur, M. Morin, il comporte la liste des morts et recense les personnes qui ont versé leur écot dans le but d’édifier une stèle en mémoire des victimes de la Première guerre mondiale17.


ILS ONT HABITÉ PIERRELAYE


La dame de Pierrelaye

Laissons André Castelot et Alain Decaux nous conter une chronique de Guillaume de Saint-Pathus sur l’histoire de la dame de Pierrelaye, présentée dans l’Histoire de France et des Français, montrant l’inflexibilité du roi saint Louis devant la justice.

« Guillaume de Saint-Pathus18, le confesseur de la reine Marguerite, rapporte la tragique histoire de la dame de Pierrelaye. De haut lignage, apparentée à toute la noblesse d’Île-de-France, cette châtelaine avait commis un forfait épouvantable : elle avait trompé son mari, ce qui n’est pas inexcusable, mais elle avait surtout eu le mauvais goût de le supprimer en le précipitant dans des « privaises » (latrines) avec l’aide de son amant. Celui-ci, qui était de petite extraction, avait été condamné à mort et promptement dépêché. Pour sa part, la dame de Pierrelaye fut condamnée à la même peine. Toute sa famille était intervenue et la coupable montrait un tel repentir qu’on pouvait espérer lui éviter le bûcher. Parents et amis multiplièrent les démarches en sa faveur et il n’est pas jusqu’à la femme d’Alphonse de Poitiers et la reine elle-même, Marguerite de Provence, qui n’intercédèrent auprès du roi. Celui-ci demeura inflexible : un si horrible crime méritait un châtiment proportionné à la noirceur de la faute. La famille revint à la charge : si on ne pouvait éviter l’exécution de la coupable, du moins que le roi consentît à ce que celle-ci eût lieu discrètement et ailleurs qu’à Pontoise, afin que la honte ne rejaillisse pas sur toute sa lignée. Louis IX réfléchît. Il prit l’avis de son sage conseiller, Simon de Nesle (ou de Clermont19). Celui-ci estima que rien ne devait être changé à la coutume :

- Justice faite ouvertement est bonne justice, déclara-t-il.

Et la malheureuse fut brûlée vive au carroi (place carrée) de Pontoise »20.


Joseph-Paul-Augustin de Cambefort

Issu d’une famille agenaise déjà notable au XVIe siècle, fils de Jean-Paul, lieutenant-colonel au régiment de Berry-cavalerie, et d’Agnès-Gabrielle de Fienne, né à Étain en 1751, il s’engage aux grenadiers de France le 3 novembre 1769, fait la guerre d’Amérique comme capitaine au régiment de l’Isle de France, puis aide-major de la 1ère légion des volontaires étrangers de la marine à l’escadre de Guichen. Il devient major au régiment de la Guadeloupe en 1782, lieutenant-colonel en 1785, colonel au régiment du Cap le 8 février 1786. Lors de la révolte des « nègres » de Saint-Domingue, il soutient énergiquement la lutte contre eux, écrase les « bandes » de Vincent Ogé en novembre 1790, combat au Grand Boucan le 13 novembre 1791, au Morne de Bel Air le 9 avril 1792, reprend le poste de Jeannetaud le 20 avril, perdant 239 hommes et 6 officiers.

Il s’était montré favorable aux idées nouvelles dès le début de la Révolution mais, lorsque commencèrent les troubles politiques et les mutineries militaires, il se montra très attaché au roi et maintint son régiment dans le devoir. Après le départ de Blanchelande, c’est contre lui que se déchaîna la faction jacobine. Assiégé le 19 octobre dans le palais du Gouvernement, il se laissa embarquer le 20 sur l’Amerika, fut suspendu de ses fonctions le 22 octobre et, à son arrivée en France, interrogé à la barre de la Convention le 24 décembre. Il se justifia pleinement du chef d’accusation qui faisait de lui un auxiliaire des « nègres révoltés » et protesta de son dévouement au régime. Il n’en fut pas moins, le 4 février 1793, maintenu en prison, cassé de son grade et traduit devant une cour martiale. Il parvint à s’échapper, émigra en Angleterre, fut nommé par les Anglais, en 1796, brigadier général des forces coloniales et colonel de la Légion royale britannique. Il exerça ces fonctions à la Martinique jusqu’en 1798, après avoir reçu du comte de Provence un brevet de maréchal de camp (10 décembre 1797). Il mourut à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) où il était commissaire pour Sa Majesté, le 23 avril 180321.

Guillaume de Cambefort a été châtelain du château de Pierrelaye sous le Premier Empire et maire de Pierrelaye, de 1802 à 1808, puis de 1816 à 1821 et enfin de 1823 à 1829.


Prince Eugène de Savoie-Carignan

Le fils unique du comte de Villafranca, Joseph (1783-1825), chevalier de Savoie, marié à Pauline de la Vauguyon, est le père du dernier prince de Savoie-Carignan, Eugène, amiral de la flotte, né le 14 avril 1816, en qui Charles-Albert, devenu roi, fait revivre son premier titre (1834), et qui exerce la régence pendant les différentes guerres des deux derniers règnes.

En 1859, le prince Eugène, nommé régent par les quatre assemblées de l’Italie centrale, doit, pour des raisons de convenance diplomatique, ne pas accepter ce mandat, mais, après l’annexion, il se rend comme lieutenant du roi à Florence (1860), et ensuite à Naples (1861). Le prince de Savoie-Carignan meurt à Turin le 15 décembre 1888. Il s’est marié morganatiquement en 1863. À l’occasion de ses noces d’argent (novembre 1888), sa femme a été autorisée par décret royal à prendre le titre de comtesse de Villafranca. Le même décret a conféré à l’aîné de ses fils, Philibert, le titre de comte de Villafranca, et au cadet, Victor, celui de comte de Soissons22.


Léon-Germain Pelouse, un grand paysagiste

Pelouse (Léon-Germain) est un paysagiste né à Pierrelaye (Seine-et-Oise) en 1838, mort à Paris le 31 juillet 1891. D’abord voyageur de commerce pour le compte d’une maison de tissus de la rue du Sentier à Paris, il ne peut se consacrer à l’art qu’à 27 ans, après avoir vaincu les résistances de sa famille. N’ayant pas encore d’atelier, il peint son premier tableau dans la caserne du Prince-Eugène. Il débute au Salon de 1865 avec Environs de Précy (Oise), soir d’automne. Artiste plein de conscience et très amoureux de la nature, il la poursuit sans relâche, la cherchant dans sa verdoyante simplicité et il devint un des paysagistes important de son époque. Parmi ses nombreux envois aux Salons, on peut citer : Vue du Finistère (1877) ; Bancs de rochers à Concarneau (1880) ; Les Bords de l’Ellé (1882) ; À Saint-Jean-le-Thomas (1885). On voit de lui au musée du Luxembourg : Cernay en janvier (Salon de 1879) et Grandcamp vu de la plage ; au musée de Saint-Étienne : Une chaumière à Batilly (Orne) ; au musée de Nantes : Un Lavoir le matin, en Bretagne (Salon de 1869) ; au musée de Grenoble : Le Soir près de la ferme ; au musée de Carcassonne : Grandcamp ; à la National Gallery de la Nouvelle-Galles-du-Sud : Bords du Loing (Salon de 1884). Une exposition comprenant 250 de ses œuvres, a été montée à l’École des Beaux-arts au mois de mars 1892 et a brillamment réussi23.

Héritier de l’école de Barbizon24, sa technique de virtuose lui vaut une grande célébrité. En 1889, il reçoit une médaille d’or à l’Exposition Universelle. Les œuvres qu’il laisse lui valent assurément de compter parmi les maîtres paysagistes les plus talentueux. Il reste le fondateur et le chef d’école des peintres de Cernay25. Le grand nombre de ses élèves, dont Dameron, Joubert, Kitty Kielland, Lemarié des Landelles, Rambaud, Rigolot, en constitue l’un des témoignages les plus marquants. En hommage à cet artiste pierrelaysien, une rue de la commune lui a été dédiée.


La famille Leveau : une étonnante lignée d’édiles de Pierrelaye

Les Leveau, à la fin de l’Ancien Régime, constituent l’une des familles de laboureurs les plus fortunées de la paroisse de Pierrelaye. Ils possèdent à eux seuls 69 hectares, loués à des tenanciers locaux.

Francis Arzalier, dans son ouvrage de 1985 sur le Citoyen Benoît Dubost26, nous précise les noms de quelques gros exploitants de la vallée de Montmorency à la fin du XVIIIe siècle :

« C’est le cas de quelques fermiers : à Cormeilles, Philippe Leclerc, exploite en 1783 plus de 30 hectares est marchand de bois pour futailles et échalas ; la veuve Fillerin à Ermont, loue et exploite autant de terres, un pressoir et un colombier ; et surtout les « laboureurs » de Pierrelaye, Duvivier (62 hectares loués) et Leveau (69 hectares loués)27. Le salariat est donc, lui aussi, réduit dans la vallée de Montmorency, sauf justement quelques secteurs comme Pierrelaye ».

Comme nous l’avons vu avec Francis Arzalier, lors de l’élection de la première municipalité du 31 janvier 1790, on trouve le laboureur Jean-Louis Leveau, élu officier municipal. Mais on rencontre aussi quatre Leveau dans cette municipalité (ce qu’Arzalier appelle de la fermocratie).

Puis, la liste des maires de Pierrelaye compte successivement Clément Leveau (de 1808 à 1816), puis Félix Leveau (de 1877 à 1884), et enfin Jean-Nicolas Leveau. Ce dernier est maire de la commune, nous dit-on, pendant 35 ans, de 1884 à 191928. On lui doit en particulier la construction du beau bâtiment de l’Hôtel-de-Ville en 1901. C’est lui qui est représenté sur le tableau de 1891, conservé en mairie, huile sur toile du peintre réaliste Jean-Eugène Buland, intitulé Conseil municipal et Commission de Pierrelaye organisant la fête.

Plus tard, afin d’agrandir l’espace autour de l’église Saint-Jean-Baptiste, et après le transfert du cimetière à l’extérieur (il entourait l’église avant 1924), Jean-Pierre Leveau (fils de Jean-Nicolas ?), fait don à la commune d’une somme de 2 000 francs pour l’achat d’un terrain adjacent.

En hommage, et en remerciement suite à cette donation, la place sera dénommée Leveau-Bauchet. En outre, en 1934, une nouvelle école est appelée « École Jean-Nicolas Leveau » (44 rue Victor Hugo)29, du nom du maire de Pierrelaye de 1931 à 1937.

Enfin, à la génération suivante, Rémy Leveau (1932-2005), petit-fils de Jean-Nicolas, est universitaire et conseiller culturel (Tripoli, ministère des Affaires étrangères, Le Caire). Spécialiste du monde arabe, il se fait connaître avec Le Fellah marocain défenseur du trône, une analyse du règne d’Assan II, parue en 1976. Il enseigne à la Faculté de Droit de Rabat, à Beyrouth. De retour à l’Institut d’Études politiques de Paris, en 1983, il organise un programme doctoral sur le monde arabo-musulman contemporain, et met en place une équipe de recherches sur l’islam en France. Il collabore ensuite avec l’École des hautes études en sciences sociales (ÉHÉSS), professeur à l’université Johns Hopkins à Bologne et à l’Institut d’Études politiques de Paris.


Madame Anaïs Castellan

Nous suivrons encore Charles Lefeuve dans son Tour de la vallée30, qui nous signale la présence du cottage de la chanteuse de l’Opéra, Mme Castellan, niché dans le bois de Beauchamp.

« Il se découvre toutefois plusieurs cottages dans le bois de Beauchamp[s], sur le territoire de Pierrelaye, et l’un d’eux sert de nid, toujours frais, toujours enchanteur, à une fauvette, qui prématurément est venue s’y abattre en descendant des hauteurs artificielles de l’Opéra : Mme Castellan ».

Jeanne Anaïs Castellan, cantatrice (soprano) dramatique française, née à Beaujeu (Rhône) le 26 octobre 1819, décède après 1858. Élève de Guilio Bordogni et d’Adolphe Nourrit au Conservatoire de Paris, elle y obtient, en 1836, le premier prix de chant et le second prix d’opéra comique, qui lui donnent le droit de débuter sur un de nos théâtres lyriques. Mais elle préfère embrasser la carrière italienne, qui lui vaut aussitôt de vifs succès. Elle se produit successivement à Turin, à Bergame, à Venise, à Florence, à Rome, à Milan, etc.

En 1840, à Florence, elle épouse un de ses camarades, le chanteur Enrico Giampietro, et part avec lui pour le Mexique, d’où ils reviennent en 1844. Presque aussitôt engagée au Théâtre de la Reine, à Londres, elle se fait entendre, en passant par Paris, dans quelques concerts. À Londres, ayant chanté devant l’empereur Nicolas, elle reçoit les compliments de ce souverain, qui lui témoigne le désir de l’entendre à Saint-Pétersbourg. Elle y passe en effet deux saisons, puis, sur la demande de Giacomo Meyerbeer, elle se rend à Paris pour créer à l’Opéra, en 1849, le rôle de Bertha dans le Prophète. Après quoi, elle retourne en Italie, où elle obtient de très grands succès surtout au théâtre San Carlo de Naples31.


ANNEXES


Annexe : 1


L’ORIGINE DU NOM DE PIERRELAYE

L’abbé Jean Lebeuf nous présente d’abord une analyse complète de l’origine du nom de Pierrelaye, nous étudierons ensuite les différentes hypothèses actuelles en suivant les auteurs contemporains, puis nous présenterons une nouvelle proposition afin de serrer au plus près l’étymologie de la commune.

« Cette paroisse est à six lieues de Paris presque sur la route de Pontoise. Les plus anciens titres qui font mention de ce village et qui nous apprennent comment il a été appelé en latin sont du commencement du XIIe siècle. Dans une charte de Mathieu le Bel de l’an 112532, en faveur de l’abbaye de Saint-Denis, ce seigneur reconnaît qu’il a donné en fief à un nommé Pierre [le Sanglier] une portion de terre à Pierre-laie, apud petram latam33. Cette dénomination latine a été suivie par tous les écrivains postérieurs et même dans le pouillé rédigé avant le règne de S. Louis34. De-là est venue à M. de Valois la pensée que ce lieu avait tiré son nom de quelque pierre qui était remarquable par sa largeur : aussi est-il d’avis qu’il serait mieux écrit Pierre-lée, de même qu’en fait d’étoffe et de toile la largeur s’appelle un lé. Le nom de Pierre-laie n’est pas absolument rare. Il y a Pierre-late, petite ville du Dauphiné, et Petra lata en Italie. Mais sans faire de si grandes recherches, il faut remarquer qu’on est en peine de découvrir en quel endroit du diocèse de Paris était la terre appelée Alateum que Landegisile, frère de Nanthilde, épouse du roi Dagobert, destina pour l’église de Saint-Denis, et que Dagobert lui donna après la mort de ce même Landegisile. Les exemples fréquents que l’on a de l’altération des noms me portent à croire que c’est le village dont il s’agît, d’autant que dans tout le pays de Paris il n’y en a point dans le nom duquel on puisse trouver Alateum, et que les titres qui subsistaient au IXe siècle nommant ce village, le disent situé in pago Parisiaco. Il est assez naturel que de Lateum on ait fait laie, et qu’avant ce mot on ait placé le nom du possesseur du fief qui était un appelé Pierre [le Sanglier] ainsi qu’on a vu ci-dessus. Il n’y a dans tout le diocèse de Paris aucun village ou hameau dont le nom approche davantage d’Alateum »35.


Marianne Mulon propose une origine préhistorique ou antique à ce toponyme de Pierrelaye, qui renverrait au thème de « la pierre, du sable et des cailloux », comme l’auteur le suggère36.

« Pierrelaye (Val d’Oise), Petra lata en 1125, est traversée par la route [gallo-] romaine Paris-Rouen [Lyon-Harfleur via Paris]. Mais qu’est-ce que cette pierre large ? Un dolmen ? ».

On pense aussitôt à un village de la région nord-est de Paris, qui présente une structure analogue : Pierrefitte. Quand est-il ?

« Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) appartient à la série des Petra ficta, « pierre plantée ». La localité est située sur la route [gallo-] romaine de Paris-Senlis par Luzarches. Alors, borne milliaire ? Menhir ? »

Pour sa part, John Peek, qui a dressé l’Inventaire des mégalithes de la France, pour la région parisienne37, conforte l’hypothèse d’une origine préhistorique pour Pierrelaye.

« La notion, apparemment erronée, que le second élément de ce nom de lieu est un nom de territoire, comme c’est le cas du dernier élément du nom de Saint-Germain-en-Laye, a quelque peu obscurci sa signification mégalithique. D’après Dauzat38, qui donne pour ce nom la signification de pierre large, Pierrelaye était écrit Petra lata vers 1205. Par contre, vers la même époque, Saint-Germain-en-Laye s’écrivait S. Germani in Laya, lida ou ledia39. Il n’est pas exclu, par conséquent, que le nom de Pierrelaye rappelle une tombe préhistorique »40.

Nous pourrions suivre cette hypothèse, compte tenu de la présence :

- d’une part, des grès de Beauchamp, utilisés pour faire les tables de dolmen,

- d’autre part, de sépultures collectives dans la région, datant principalement de la période dite « Seine-Oise-Marne » (3 300 à 2 900 ans avant notre ère), dont deux d’entre elles ont été mises au jour à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines)41, commune peu éloignée de Pierrelaye,

- mais aussi de vestiges néolithiques attestés à Cormeilles-en-Parisis, Montigny-les-Cormeilles, Herblay, Conflans-Sainte-Honorine et son hameau de Chennevières42.

Michel Roblin, dans son introduction à l’étude du Terroir de Paris aux époques gallo-romaine et franque, nous indique les limites probables dans cette zone ouest de la Civitas gauloise des Parisii.

« […] Il est permis de supposer, à l’inverse de Camille Jullian43, que bien loin d’avoir refoulé les Véliocasses (peuple gaulois du Vexin) de l’autre côté de l’eau (rivière de l’Oise), les Parisii devaient se contenter de voir de loin la rivière, et que leur domaine s’arrêtait aux friches de Pierrelaye et de Chennevières, n’atteignant l’Oise qu’en son confluent à Conflans-Sainte-Honorine, dont le château, fief épiscopal, est sans doute à l’origine des empiètements médiévaux du diocèse de Paris »44 .


Nous émettons plutôt l’hypothèse, quant à nous, d’une terre donnée à des colons « Lètes », dès le Bas Empire, probablement à la fin du IVe et au début du Ve siècle de notre ère. Nous nous appuyons sur les éléments suivants :

- La donation, dans le courant du VIIe siècle, de Dagobert de la terre appelée Alateum in pago Parisiaco qu’il donne à l’abbaye de Saint-Denis, à la mort de Landegisile, frère de Nantechilde, deuxième épouse du roi (vers 630),

- La découverte de traces de centuriations à Pierrelaye, au lieu-dit « la Nouvelle France ». C’est donc le radical francus45 que l’on retrouve ici et que l’on pourrait traduire par terres « libres ». Nous y voyons plutôt à l’origine une terre donnée à des colons « Lètes », dès le Bas Empire, probablement à la fin du IVe et au début du Ve siècle de notre ère.

- Nous avons eu, par ailleurs, l’occasion d’étudier des voies rayonnantes autour de Pierrelaye, et de découvrir des traces de centuriations romaine sur son territoire (cf. ci-après annexe : 3).

Nous aurions donc à l’origine le terme Alateum, devenu par glissement Lateum (Laie) qui, ajouté au prénom du premier seigneur connu, Pierre (le Sanglier), est devenu en latin Petra lata au XIIe siècle, puis Pierre-laie, enfin Pierrelaye.

Cette hypothèse nous semble plus convaincante que le nom latinisé de Petra lata, traduit d’une hypothétique « pierre-large », qui ne pourrait être lié qu’à la présence d’un mégalithe néolithique ou d’un milliaire antique, dont personne n’a malheureusement pu constater l’existence.


Annexe 2


LES DÉCOUVERTES ARCHÉOLOGIQUES RÉCENTES À PIERRELAYE

« À 80 m de la chaussée Jules César et à 20 m du dernier mur de clôture ouest du village de Pierrelaye, lors du creusement du drain de Liesse en 1901, le Service des eaux et assainissements de la Ville de Paris a découvert une nécropole. Les sépultures étaient disposées très irrégulièrement, à environ 1,20 m de profondeur. Les ossements, en très mauvais état, étaient éparpillés ou accumulés pêle-mêle dans un terrain très remanié. Charles Sellier, conservateur du musée Carnavalet, attribuait ces remaniements à des afflux plus ou moins torrentiels intervenus à une époque ancienne. Dans les sépultures les mieux conservées, les squelettes, étendus sur un lit de pierrailles posées à sec, étaient en partie recouverts par des pierres plates brutes en grès (environ 60 x 40 cm). Malgré de nombreux vols, une partie du mobilier a été récupérée et décrite : « Parmi ces sépultures, on a recueilli plusieurs objets en bronze : torques ou colliers, bracelets et fibules. Un de ces torques est décoré de dessins gravés et de guillochage, les autres sont unis et lisses ; une fibule, en forme de serpent enroulé, est du type marnien et a conservé la pierre encastrée qui l’ornait : du corail à présent décomposé. Malheureusement la plupart des objets trouvés dans ces fouilles ont été indûment dérobés par les ouvriers au profit de quelques amateurs du pays peu scrupuleux. On a néanmoins recueilli trois pièces de monnaie romaine en bronze, dont une de Néron, une autre de Domitien, puis une autre très fruste qui paraît être une imitation barbare d’une monnaie lyonnaise, du règne de Tibère. Puis, nous avons pu, moyennant remboursement, obtenir la restitution du torque gravé susmentionné, d’un bracelet et de la fibule susdite, qui sont assurément les objets les plus intéressants de cette découverte ».

À la demande de la deuxième sous-commission du Vieux Paris, Charles Sellier a effectué plusieurs petites fouilles en avril 1901, à 25 ou 30 m du dernier mur de Pierrelaye. La répartition des sépultures, leur état et leur structure, ont confirmé les premières observations.

« Malheureusement comme on avait pas cru devoir prendre la précaution de garder le chantier après les heures de travail, des habitants du pays sont venus pendant la nuit fouiller le terrain et bouleverser les squelettes mis au jour, qu’on avait l’intention de photographier le lendemain. Nous ignorons si ces personnes malveillantes ont trouvé et dérobé quelque chose d’intéressant ».

Néanmoins quelques pièces ont été recueillies : « un torque en bronze tout uni, muni d’un bouton, un bracelet également lisse et deux anneaux de bronze [ces deux derniers objets n’ont probablement aucun intérêt d’antiquité], puis une petite fiche en fer munie d’une petite boule et des débris de poterie gauloise bien caractérisé. Sur l’un des squelettes on a recueilli une pierre calcaire taillée en forme de poinçon, qui nous paraît être un de ces objets figuratifs ou votifs souvent rencontrés dans les sépultures préhistoriques »46.

Pour l’auteur, cette nécropole était indubitablement gauloise. A. Bulard, P. Gouge et S. Marion considèrent comme possible une datation de la Tène ancienne47.

Une autre découverte ancienne de la période gauloise, du premier Âge du Fer, à Conflans-Sainte-Honorine doit être mise en parallèle avec celle de la nécropole de Pierrelaye.

« Au 33 rue des Hautes Rayes, à Conflans-Sainte-Honorine, en 1933, M. Mézière découvrit dans son jardin trois tombes non datées en l’absence de matériel. En 1936, huit autres tombes ont été découvertes. Elles étaient orientées nord-ouest/sud-est et, à l’exception d’une tombe féminine, contenaient peu de matériel.

La tombe féminine contenait deux anneaux de bronze plein (diamètre 10 cm), avec des incisions transversales, et un bracelet filiforme. Deux autres tombes livrèrent deux bracelets en bronze et divers restes ferreux, dont une lame de poignard et une tige en fer (long. 21 cm ; diam. 5 cm). L’ensemble pourrait dater du Hallstatt II B, vers 480-450 avant notre ère48 ».

De même, une autre découverte ancienne de la période gauloise, du deuxième Âge du Fer, à Argenteuil, doit être également mise en parallèle de celle de la nécropole de Pierrelaye.

Sur la Seine, à Argenteuil, au lieu-dit La Grande Tour, en 1892-1893, Louis Boucher découvrit, lors de l’extension du cimetière, 19 sépultures laténiennes, dont une de guerrier, le mobilier comprend trois vases et une épée attribuables à la période de la Tène moyenne, fin Tène II, début Tène III49.

On remarquera que ces découvertes ont été faites principalement le long des grands axes fluviaux, de la Seine ou de l’Oise (Argenteuil, Cormeilles-en-Parisis, Herblay et Nanterre), ou le long d’axes routiers anciens (Pierrelaye, Conflans-Sainte-Honorine)50.

En 2002, lors de l’aménagement de la 11e avenue (RD 411), les sondages ont livré quelques traces attribuables à la Tène finale.

En 1879, des monnaies romaines ont été trouvées51 et, en 1882, de grandes bornes gravées, « en forme d’obélisque », ont été repérées au bord de la chaussée Jules César52 ».


Annexe 3


DES TRACES DE CENTURIATIONS ROMAINES

« Une étude reste à faire sur les traces de centuriations romaines53 le long de la chaussée Jules-César. Ce sont les vestiges des lots distribués aux colons et certaines semblent apparentes à l’est de Pierrelaye et au sud de la voie antique. Les toponymes la Nouvelle France à Pierrelaye et les Frances à Montigny-lès-Cormeilles pourraient s’y rapporter ou désigner une réoccupation plus récente54 ». Ne serait-ce pas là, la véritable origine de la terre, appelée Alateum, donnée au VIIe siècle par Dagobert à l’abbaye de Saint-Denis et citée in pago Parisiaco encore au IXe siècle, dont l’abbé Jean Lebeuf nous parlait pour les origines de Pierrelaye ? Il s’agirait alors d’implantation de colons « Lètes », dont certains, on le sait, ont été établis en Gaule du IIIe au Ve siècle de notre ère55. C’est Gibert Forget qui a effectué cette constatation pour le territoire de Pierrelaye, mais l’étude reste à faire56. Il avait déjà constaté l’existence d’autres traces de centuriations romaines le long de la chaussée Jules-César à la sortie du Plessis-Bouchard, vers le bois de Boissy à Taverny, où plus loin vers l’ouest, nous avons retrouvé le vicus routier gallo-romain du Carré-Sainte-Honorine57.

On relève donc la présence de colons dans le Parisis à Taberniacum (Taverny), Acebrelido (Herblay) et Wallio (Gaillon, sur Herblay, vers Conflans-Sainte-Honorine), ce que nous connaissions par le diplôme du roi Pépin daté de 754 sur Taverny, et maintenant nous pouvons probablement y ajouter Alateum, devenu Lateum (Laie), qui ajouté au prénom du premier seigneur connu Pierre (Le Sanglier), est devenu en latin Petra lata au XIIe siècle, puis Pierre-laie, enfin Pierrelaye.

Gérard Ducoeur,

avril 2011.

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1 Lefeuve (Ch.), op. cit., p. 193.

2 C’est-à-dire que son chevet n’est pas orienté vers l’orient, contrairement aux autres églises.

3 Lefeuve (Ch.), op. cit., p. 193.

4 Brandea, fragment de tissu devenu une « relique par contact » pour avoir été en contact avec une sépulture, des ossements, des reliques ou d’un reliquaire contenant une parcelle d’un saint personnage.

5 Lefeuve (Ch.), op. cit., p. 193.

6 Guillaume de Cambefort sera aussi élu maire de Pierrelaye de 1802 à 1808, puis de 1816 à 1821 et enfin de 1823 à 1829.

7 Hippolyte Gas sera également élu maire de Pierrelaye de 1829 à 1830.

8 Oudiette (Ch.), Dictionnaire topographique des environs de Paris, Paris, 1817, p. 491.

9 Aubert (J.), « Pierrelaye », in La grande histoire du Val d’Oise, éd. Édijac, 1987, p. 138.

10 Il devrait s’agir en fait de M. [J.-B.] Magon de Boisgarin (seigneurie attestée en 1769 à Spezet, cant. de Carhaix (Finistère). Francis Arzalier indique qu’il signait J. B. Magon, lorsqu’il était maire de Pierrelaye.

11 En réalité, il n’en est rien. Il s’agit du même : M. J.-B. Magon de Boisgarin. Il a retiré sa particule.

12 Arzalier (F.), Des villages dans l’histoire, vallée de Montmorency (1750 à 1914), éd. P.U. Septentrion, Villeneuve d’Ascq, 1996, 339 p., en part. p. 167-168.

13 Collectif, Le Val d’Oise fête la République, éd. du Valhermeil, CGVO, Pontoise, 2008, photos p. 8 et 50.

14 Le site des Vaux-de-Cernay (Yvelines) accueille une abbaye, rattachée en 1147 à l’ordre cistercien.

15 Le ru des Vaux-de-Cernay traverse la localité de Senlisse (Yvelines).

16 Gilquin (J.-C.), La pierre du souvenir. Les monuments aux morts de la Guerre 1914-1918 dans le Val d’Oise, éd. du Valhermeil, CGVO, municipalité de Groslay, 1994, 235 p.

17 Boulard (M. et Mme), « Pierrelaye », in Le Patrimoine des Communes du Val d’Oise, Île-de-France, éd. Flohic, 1999, t. 1, p. 69-74, en part. p. 73.

18 Guillaume de Saint-Pathus est un franciscain, confesseur de la reine Marguerite de 1277 environ à la mort de celle-ci en 1295. C’est un des trois hagiographes de Saint Louis. Il écrit après la canonisation, probablement en 1303, plus de 30 ans après la mort de Saint Louis, qu’il n’a pas connu. Cf. Le Goff (J.), Saint Louis, éd. Gallimard, Paris, 1996, ré-éd. 2005, 976 p., en part p. 337.

19 Simon II de Clermont, seigneur de Nesle († 1280). Il est l’un des régents du royaume lors de la deuxième croisade de saint Louis (1270). Cf. Favier (J.), Dictionnaire de la France médiévale, éd. Fayard, 1993, p. 282.

20 Castelot (A.), Decaux (A.), Histoire de France et des Français, éd. Plon, Paris, t. 2, 1970, p. 340.

21 Roman d’Amat, in M. Prévost et Roman d’Amat, (sous la dir.), Dictionnaire de Biographie Française, t. 7, Paris, libr. Letouzey et Ané, 1956, p. 952-953.

22 Collectif, « Eugène de Carignan », in La Grande Encyclopédie Larousse, Paris, t. 9, [1885-1902], p. 425. Article signé P. H.

23 Collectif, « Léon-Germain Pelouse », in La Grande Encyclopédie Larousse, Paris, t. 26, [1885-1902], p. 280. Article signé E. Br.

24 L’école de Barbizon désigne le centre géographique et spirituel d’une colonie de peintres paysagistes désirant travailler « d’après nature ». L’appellation tient son nom du village de Barbizon situé en lisière de la forêt de Fontainebleau (Seine-et-Marne), autour duquel certains artistes peintres ont afflué pendant près de cinquante ans, de 1825 à 1875.

25 Les peintres de l’école Cernay sont peu connus. Leur chef de file était Léon-Germain Pelouse auquel un monument, dû au sculpteur Falguière (1831-1900) a été dédié (situé près de la digue de l’étang de Cernay). Le site des Vaux de Cernay (Yvelines), paysage pittoresque, situé sur les communes de Cernay-la-Ville et d’Auffargis, séduit les peintres dans la seconde moitié du XIXe siècle qui travaillent en plein air sur le motif et logent dans de conviviales auberges, « Chez Léopold » ou « Au Rendez-vous des Artistes ».

26 Arzalier (F.), Citoyen Benoît Dubost. Histoire de la Révolution et de ses conséquences en vallée de Montmorency et alentours, multigraphié, Taverny, chez l’auteur, 1985, 199 p., XLVI annexes, 6 p. de bibliographie, en part. p. 19-25.

27 Arch. nat. Z 1 g 409 a et 409 b.

28 La question semble plus complexe : en effet, dans la liste des maires Jean-Nicolas Leveau apparaît à partir de 1884, mais on trouve aussi Gustave Leveau, maire de 1915 à 1919 et de 1919 à 1925.

29 Boulard (M. et Mme), « Pierrelaye », in op.cit., p. 70 et 74.

30 Lefeuve (Ch.), op.cit., p. 193.

31 Collectif, « Anaïs Castellan », in La Grande Encyclopédie Larousse, Paris, t. 9, [1885-1902], p. 732. Article signé A. P.

32 Voir supra la remarque de la note 1.

33 Le texte de 1146 de l’aveu et dénombrement de Mathieu le Bel indique : « Pierre le Sanglier pour un fief comprenant l’église de Montigny et la terre dans les champs et de Pierrelaye semblablement ».

34 Il s’agît du pouillé de 1205. Pour la référence, voir supra note 19.

35 Lebeuf (abbé J.), op. cit., p. 76-77.

36 Mulon (M.), Noms de lieux d’Île-de-France. Introduction à la toponymie, éd. Bonneton, 1997, p. 47-48.

37 Peek (J.), Inventaire des mégalithes de la France-4-Région parisienne, in 1er supplément à Gallia Préhistoire, Éd. CNRS, Paris, 1975, p. 227, notice 139.

38 Dauzat (A.), Rostaing (Ch.), Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Libr. Guénégaud, 2e éd., Paris, 1983, p. 376.

39 Bulletin de la Commission des Antiquités et des Arts de Seine et Oise, 1887, p. 142 et 144.

40 Cf. l’allée couverte de Pierre-Laye à Vauxrexis (Aisne).

41 Peek (J.), op. cit., Conflans-Sainte-Honorine I et II, p. 54-60, notices 11 et 12.

42 Cf. notre article « La préhistoire en vallée de Montmorency ». Cf. aussi : La CAG 95 (note 4) et la CAG 78 (note 153).

43 Jullian (C.), « Les Gaulois au confluent de l’Oise », in Notes Gallo-romaines, REA, 1926, p.149.

44 Roblin (M.), op. cit., p. 11.

45 Roblin (M.), op. cit., p. 79.

46 Sellier (Ch.), « Découverte d’un cimetière gaulois à Pierrelaye », in Bull. Commission du Vieux Paris, 2, 1901, p. 53-56, en part. p. 55. Cité par Abert (F.), op. cit., p. 370-371.

47 Cf. Marion (S.), « Recherches sur l’Âge du Fer en Île-de-France, entre Hallstatt final et La Tène finale », in BAR, International Series 1231, 2 vol., Oxford, 2004, 1121 p., 800 fig., en part. p. 422, 442. Cf. aussi Bulard (A.), Gouge (P.), Marion (S.), « Inventaire des sites du Hallstatt final et de La Tène en Île-de-France », in Buchsenschutz (O.), Méniel (P.), (sous la dir.), Les installations agricoles de l’Âge du Fer en Île-de-France, JAIDF, Paris, 1993, éd. ENS, 1994, p. 35, n° 149.

48 Barat (Y.), Dufay (B.), Renault (I.), (sous la dir.), Carte archéologique de la Gaule, Les Yvelines 78, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 2007, p. 147. Bibliographie citée : Fabre (G.), « Découverte d’un cimetière de l’Âge du Fer à Conflans-Sainte-Honorine », in Revue archéologique 7, Paris, 1936, p. 209-210 ; - Freidin (N.), « The Early Iron Age in the Paris Basin : Hallstatt C and D », in BAR, International Series 131, 2 vol., Oxford, 1982.

49 Amalou (T.), Bulard (A.), « Les sépultures laténiennes de La Grande Tour à Argenteuil (Val d’Oise) », in RACF, t. 28, 1, 1989, p. 15-21. Ducoeur (D. et G.), « Les découvertes et fouilles archéologiques à Argenteuil aux XIXe et XXe siècles », in Bull. SHAAP-Vieil Argenteuil, n° 37, 2004, p. 5-40, en part. p. 21.

50 Cf. notre article « La protohistoire en vallée de Montmorency- L’oppidum gaulois du camp de César à Taverny ».

51 Anonyme, Séance du CA du 7 août 1879, in MSHA Pontoise et Vexin, 3, 1881, p. XIII. Voir aussi note 4.

52 Voir supra, note 85. Cf. notre article « Histoire générale de Beauchamp-La Chaise au Renard ».

53 Les centuriations sont des délimitations, des lots d’une colonie romaine, répartis en centuries (100 hommes). Larges de 710 m [2 400 pieds] et longues de 2 x 710m, elles sont ici perpendiculaires à la chaussée Jules-César.

54 Voir supra note 150. Cette hypothèse de la présence de centuriations romaines à Pierrelaye est due aux recherches de Gilbert Forget, que nous remercions vivement ici pour sa communication.

55 Ces Lètes étaient des Francs, des Germains, des Suèves, établis dans l’est de la Gaule et en Germanie. Certains mobiliers archéologiques, datés de la fin du IVe et du début du Ve siècle, mis au jour dans la nécropole d’Épiais-Rhus, dans le Vexin français, appartenaient à des Lètes. Cf. Abert (F.), Rossi (E), Vermeersch (D.), Wabont (M.), « Épiais-Rhus », in Wabont (M.), Abert (F.), Vermeersch (D.), (sous la dir.), op. cit., p. 246-247.

56 Arch. nat. N IV, S & O, 410 « Carte particulière de la seigneurie d’Herblay mouvante du duché d’Anguien », dite aussi L’Atlas de Madame la marquise d’Herblay [1746-1747] et sur l’ensemble des fonds de cartes anciennes et des photos aériennes de l’IGN.

57 Cf. notre article « Histoire générale de Taverny – Le vicus routier du Carré-Sainte-Honorine ».