LES PRIEURÉS DES ABBAYES DE SAINT-MARTIN DE PONTOISE


ET DE SAINT-VICTOR DE-PARIS À SAINT-PRIX




LE PRIEURÉ NOIR de Saint-Prix: membre de l’abbaye Saint-Martin de Pontoise


Ce prieuré Noir fondé par Geoffroy Le Riche et son épouse Richilde de Montmorency, vers 1085, est donné à Gautier, premier abbé de l’abbaye bénédictine de Saint-Germain fondée vers 1050, qui s’appellera par la suite Saint-Martin de Pontoise, pour y établir des moines de sa communauté1.

Au XVIIIe siècle, il comprenait un bâtiment en équerre, au pignon méridional accolé à l’église et au mur septentrional conservé auparavant par le mur de soutènement du cimetière (depuis le XVIe siècle), avec présence de caves et de celliers. Il fut démoli en 1840, en raison de sa vétusté.


Le destin de ce prieuré fut modeste. En 1215, Mathieu II de Montmorency2 donne aux prieurés de Saint-Martin de Pontoise qui sont aux villages de Tour et de Taverny, 20 arpents de bois sis en la vallée de l’Ortie (sur le territoire de Saint-Leu). Le prieuré de Tour (futur Saint-Prix) paraît néanmoins doté d’un certain dynamisme : il exploite quelques plants de vignes au village même, sans que l’on puisse préciser s’il pratique le faire-valoir direct ou non. Les deux types de culture, directe ou par des tenures accensées, devaient être pratiqués.

Les documents livrent des témoignages de l’expansion de ce prieuré : en 1210, les paroissiens de Tour protestent contre la construction par le prieur du lieu d’édifices contigus à l’église. En 1238, il accroît ses possessions viticoles dans la censive de Guillaume de Gisors où il achète pour 7 livres parisis une pièce de vigne. On note ici une tentative de grouper les territoires d’exploitation. La même année, Mathieu III de Montmorency concède au prieur un lieu à Tour, sis sur sa voie et voirie, où le prieur souhaite construire une grande maison. Un amortissement de 1277 nous dit que le prieuré de Tour percevait en cette localité divers cens et redevances tenus d’Alix, dame de Chennevières.

Cette prospérité du XIIIe siècle ne rencontre aucun écho dans le siècle suivant ; toutefois le prieuré résista aux crises du XIVe siècle, du moins jusqu’en 1334 où une sentence de l’Official de Paris le maintient dans la perception de la dîme sur le territoire de Frécul à Tour. Il est encore attesté dans les pouillés de 1352, 1384, mais il est impossible de connaître l’état de ses possessions3.


Les fouilles archéologiques de 1980 sur l’emplacement de cet ancien prieuré ont permis de retrouver en fondations les murs et les caves, ainsi qu’un puits de 5,15 mètres de profondeur, qui n’ayant jamais été en eau, fut réutilisé en fosse-silo à grains, puis en fosse-dépotoir. Il renfermait un cortège céramique de dix-neuf profils d’olla (oules) décorées de flammules peintes, rouges ou brunes, avec cols en bandeau, de grandes cruches ansées et le profil complet d’un vinaigrier. Ce vinaigrier, utile pour les produits dérivés d’une activité viticole, souvent mentionnée à Saint-Prix, notamment dans les archives, est décoré de bandes d’appliques digitées et de pointes en relief. Quatre tenons verticaux perforés permettaient de le suspendre à une poutre par des liens et l’orifice près de la base portait une bonde4. Quant aux oules flammulées, elles pourraient provenir des ateliers céramiques de Fosses, en vallée de l’Ysieux, et dateraient du XIIe siècle5.


Un autre puits à eau mitoyen a été étudié, puis restauré, à l’est de l’église et du prieuré Noir. Ce puits pourrait être l’ancien puits d’œuvre de l’église et du prieuré Noir. L’eau était puisée depuis la partie supérieure du puits portant une margelle et un support métallique de poulie, ou par une ouverture percée à mi-hauteur dans sa maçonnerie de meulière compacte liée au plâtre, car il était utilisé pour des parcelles voisines sises à des niveaux différents, en raison de la forte pente. L’eau de ce puits est au niveau de la nappe phréatique de la fontaine de Saint-Prix, située 7 mètres en contrebas, c’est-à-dire, à la limite géologique inférieure des sables stampiens (épais de 50 mètres) formant un excellent filtre et des marnes à huitres. C’est à cette altitude, de 115 mètres NGF, qu’en raison de la présence de l’eau, le village a été fondé dès la période antique ou tout au moins dès la période mérovingienne6.

Depuis 1980, l’emplacement du prieuré Noir7 est devenu un parking situé au nord de l’église Saint-Germain de Saint-Prix et le mur nord du prieuré qui servait de mur de soutènement au vieux cimetière a été remplacé par un fort mur de béton pour maintenir efficacement les terres de ce cimetière qui colluvionnaient vers l’église.


LE PRIEURÉ BLANC de Notre-Dame-du-Bois-Saint-Père : membre de Saint-Victor de Paris


Guillaume de Champeaux s’était réfugié en 1110 avec quelques disciples dans la petite chapelle de Saint-Victor, élevée non loin de la Seine, pour s’astreindre à la discipline régulière du clergé canonique. Louis VI voua à cette abbaye « un spécial amour » ; son abbé, Gilduin, fort bien en cour, entretint les meilleurs relations avec le roi et nombre d’illustres personnages parmi lesquels le connétable Mathieu Ier de Montmorency ; « le premier de cette dynastie quasi royale de Montmorency, le connétable entoure les débuts de Saint-Victor d’une sollicitude partagée par tous ses descendants »8.


C’est Mathieu Ier de Montmorency qui, vers 1135, donna aux chanoines de Saint-Victor-de-Paris la chapelle Notre-Dame du Bois-Saint-Père, bâtie à l’origine dans leur forêt, sur la paroisse de Bouffémont, pour qu’ils y établissent un prieuré, avec des revenus de cent sous parisis à prendre sur les droits du port de Saint-Denis de l’Estrée9.


C’est à lui encore qu’est due la création du chapitre de la collégiale Saint-Martin de Montmorency au sein duquel il céda aux chanoines de Saint-Victor de Paris une prébende à condition qu’ils prient pour lui10. Mathieu IV leur assigna une rente sur la prévôté de Montmorency. De la générosité des sires de Montmorency ou de leurs vassaux, les Victorins du Bois-Saint-Père percevaient annuellement 20 sous à Sarcelles, deux setiers de blé sur les moulins de Métiger (hameau disparu de Montlignon), un muid de blé sur le moulin Espaillard (Montmorency, testament de Bouchard VI, en juin 1237), un muid de blé pour faire du pain et les cens de la grange d’Écouen ; ils reçurent aussi une part de la dîme d’Ermont par une donation de Robert de Méry, en 117411.

Mais là n’est pas l’essentiel de leurs richesses. Leur situation au cœur du massif montmorencéen les prédisposait à une activité forestière ; sans doute se mirent-ils à essarter les alentours du prieuré. Mais gênés dans l’usage et l’exploitation de leur bois, les religieux privilégièrent la culture traditionnelle de la région : la vigne. Ils en possédaient quelques arpents à Montmorency, Soisy, Andilly, Groslay, Ermont et Saint-Prix. Les chanoines de Saint-Victor étendirent la culture de la vigne sur leurs terres, sans doute pour des raisons d’approvisionnement : l’abbaye parisienne comptait sur ses domaines ruraux pour se procurer vin de messe et de table éventuellement, mais les nécessités économiques durent intervenir : bien que longue à soigner, la vigne offre l’assurance de récoltes rentables en raison des débouchés offerts par la proximité de Paris, de la Seine et par la réputation du « vignoble français ». Il est difficile de dire si les religieux cultivaient eux-mêmes leurs terres ; l’exploitation de leur domaine paraît de type mixte : des censives sur lesquelles ils installèrent des tenanciers, une grange sise à Ermont qui constituait leur réserve, et des censives pour lesquelles eux-mêmes sont censitaires.


Peu de documents mentionnent ce prieuré durant le XIVe siècle. Il semble qu’il se soit maintenu honorablement malgré la crise frumentaire et les troubles de guerre : en 1352, il jouit d’un revenu de 100 livres parisis12 mais aucune estimation antérieure ne permet de comparaison entre les ressources du siècle précédent et ce revenu. Si le prieuré put continuer à percevoir les fruits de ses récoltes, il semble que la Peste Noire ait éclairci sauvagement ses rangs : en 1348, le prieuré du Bois-Saint-Père prend à cens, des marguilliers de l’église paroissiale d’Ermont, pour quatre sols parisis, six perches de terre (plus de 200 mètres carrés) pour agrandir le cimetière d’Ermont devenu trop petit : « attenta parvitate cimiterii dicte ecclesie ob causa communis mortalitatis nunc currentis ». Bien que décimé dans sa population monastique, le prieuré ne fut pas abandonné : il figure en 1384 dans le compte des procurations.

Le prieuré du Bois-Saint-Père était appelé, à tort, prieuré de Sainte-Radegonde13 en référence à la fontaine du même nom, appartenant à ce prieuré, située près du château de La Chasse, mais ce dernier bâti sur la paroisse de Saint-Prix.


Cette fontaine faisait jadis l’objet d’un pèlerinage, fort ancien, peut-être même était-elle un lieu de culte païen christianisé, comme celle de la fontaine Saint-Flaive à Sannois14. Depuis la paroisse de Saint-Prix, par un chemin forestier, dit le « Chemin de la Messe », chaque lundi de Pâques, les pèlerins s’y rendaient pour soigner leurs maladies de peau : la gale, les écrouelles, les dartres ainsi que la stérilité.

Si l’implantation du monastère au milieu des bois correspondait à la volonté d’isolement exprimée à une certaine époque, cette situation n’allait pas sans quelques risques pour les chanoines et leurs biens. Le prieuré fut réduit à un seul chanoine, lequel, « à cause du danger qu’il couroit dans la solitude du vallon où est la chapelle, fait sa demeure à Saint-Prix ». Ce changement dut se faire au début du XVIe siècle ; nous avons un procès d’arpentage daté du 26 mai 152315, du lieu « où était l’église et maison du prieuré de Notre-Dame du Bois-Saint-Père, masures, jardins, pourpris, estang, fosse à poisson, contenant 12 arpents tenant d’une part à Monsieur de Montmorency […] d’autre au bois dudit prieuré qui anciennement était un jardin […] Près le dit lieu au-dessus de la chaussée du dit estang, une place où il fut reconnu y avoir existé un moulin […] ». A partir de ce moment « la maison prieurale du Bois-Saint-Père consistante en un corps de logis, grange, étable, jardin et dépendances […] et les bois taillis sis dans la haute forêt Montmorency contenant 100 arpents » (33 hectares) sont baillés à des bûcherons et marchands de bois durant le XVIe siècle, à des gardes de la forêt de Montmorency à partir de 1613 et dans les baux suivants.


Les chanoines quittèrent le milieu forestier, hostile, en 1526 pour s’installer dans un nouveau domaine dit « prieuré Blanc », face à l’église de Saint-Prix. La donation effectuée en 1523, par messire Jean le Caron, prêtre à Saint-Prix, « d’une maison, cour, jardin, cave sise au dit Saint-Prix devant l’église » vint régler le problème. Dans les décennies qui suivirent, les prieurs successifs achetèrent plusieurs parcelles de jardin et de cour autour de ce qui était devenu, dès 1529 : « l’hostel du dit prieur ». Ces achats permirent d’agrémenter la demeure du prieur ; on trouve même la trace d’un curieux aménagement. Par une lettre du 7 mai 156016, Anne de Montmorency autorise frère Pierre de Coste, prieur du Bois-Saint-Père, à faire construire « un petit caveau vouté en la maison qu’il avait au village de Saint-Prix vis-à-vis de l’église […] contenant le dit caveau 24 pieds de long et 9 pieds de large, traversant de la dite maison par-dessous de la rue et grand chemin jusqu’à la dite église […] ». Nous en ferons l’étude en 1987 lors de l’intervention archéologique sur les caves du prieuré Blanc, mais le passage souterrain sous le chemin de la Croix-Saint-Jacques avait été détruit depuis longtemps, lors du passage de l’égout dans la rue.

Déjà propriétaires de vignes dans le village, les chanoines y poursuivirent leurs acquisitions foncières, jardin presbytéral, grange aux dîmes, celliers et étendirent même leurs possessions dans des paroisses voisines, comme à Ermont.


Dans cet espace prioral, les fouilles archéologiques de 1986 ont mis en évidence une glacière datable du XVIe-XVIIe siècle, à double parois (calcaire lutétien intérieur et meulière compacte extérieure liés au plâtre), et celles de 1987 et 1995 ont permis d’étudier une cave du XIIe, remaniée au XVe siècle, située dans la cour méridionale du prieuré. Plus au sud, une seconde cave datée de 1537, d’après les textes d’archives, un caveau septentrional de 1560 jadis en communication avec l’église et un petit bâtiment domestique avec des cuisines, ont été dégagés.

Le mobilier archéologique recueilli, comprenant surtout de la céramique du Beauvaisis et des monnaies, se situe dans la fourchette chronologique allant du premier quart du XIVe au dernier tiers du XVIe siècle, et indique donc une occupation préalable des lieux, avant l’arrivée des victorins17.

Les bâtiments du prieuré Blanc, dont le grand bâtiment du XVIIIe siècle, orienté au sud avec un fronton triangulaire ont été restaurés depuis 1995 et abritent les élèves de la Fraternité Saint-Jean.


Quant à l’ancien monastère forestier, acquis par Louis-Augustin-Guillaume Bosc, il devint sous la Terreur, le refuge de ses amis girondins, La Révellière-Lépeaux, Mazuyer et Roland après le 2 juin 179318. La chapelle Notre-Dame du Bois-Saint-Père fut démolie en 1842, et les bâtiments servirent de ferme jusqu’en 1900, tandis que la fontaine Sainte-Radegonde fut à usage de lavoir pour le linge de la ferme.

En 1980, l’Office national des Forêts a restauré la fontaine dans son cadre sylvestre de la « Route des Fonds ».

Pierre Haller19, dans sa postface de l’ouvrage d’Antoine Da Sylva sur Bosc, « L’enfant des Lumières »20, indique qu’un « chemin du philosophe » a été tracé deux siècles après le passage de Louis-Augustin-Guillaume Bosc. Le 7ème thème, intitulé « L’homme et son histoire », se situe précisément à la fontaine Sainte-Radegonde, près de l’emplacement de l’ancien prieuré du Bois-Saint-Père. Selon sa définition, c’est un chemin aux multiples vocations, tout comme la philosophie qui devrait aider à trouver du sens à la vie et favoriser le vivre-ensemble. Il invite à la méditation, à la (re)découverte de la philosophie, de la sagesse, de la nature, de la beauté, de l’autre et des racines de l’histoire locale.




Gérard Ducoeur,

avril 2009.




BIBLIOGRAPHIE


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Publié sur le site de Valmorency (Association pour la promotion de l’histoire et du patrimoine de la Vallée de Montmorency) : www.valmorency.fr

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1 Cf. notre article « L’église Saint-Germain et le pèlerinage à Saint-Prix. »

2 Cf. notre article « Les seigneurs de Montmorency. Le rôle social et économique des églises, abbayes, prieurés dans la châtellenie de Montmorency. »

3 Bedos (B.), La Châtellenie de Montmorency des origines à 1368, SHAP VOV, 1980.

4 Ducoeur (G.), Saint-Prix. Le prieuré Noir, XIe-XIIe siècle, in catalogue : Vexin, Parisis, Pays de France au temps des Capétiens (987-1328), CGVO, 1987, p. 63-64.

5 Guadagnin (R.), Fosses-Vallée de l’Ysieux, mille ans de production céramique en Ile de France, vol. 1, Les données archéologiques et historiques, CRAM, Caen, 2000, p. 23-71 et 41-42.

6 Des éléments d’une nécropole mérovingienne ont été découverts autour de l’église de Saint-Prix, vers 1850 et en 1887 : un sarcophage en plâtre, deux sépultures en pleine terre ainsi que de la céramique, en résiduel. Cf. Maignan (A.), Sépultures mérovingiennes à Saint-Prix (Seine et Oise). Notes archéologiques, in Revue archéologique, t. 16, 3e série, 1890, p. 355-356.

Ducoeur (D. et G.), et al., Le Haut Moyen Âge en Parisis, in Ermont au fil du temps, Valhermeil, 1994, p. 32-39.

7 Ducoeur (G.), Saint-Prix (Val d’Oise), L’église, le Village, in Chronique des fouilles médiévales, Archéologie Médiévale, CNRS, t. 23, 1993, p. 395 et t. 24, 1994, p. 462.

8 Bonnard (B.), Histoire de l’abbaye de Saint-Victor, t. I, p. 192

9 Mathieu Ier a donné à l’abbaye Saint-Victor de Paris le lieu appelé le Bois-Saint-Père à condition qu’elle y assure quotidiennement le service divin ; de son vivant, il aimait y aller. Mais ce prieuré a été abandonné et les chanoines ont emporté calice et vêtements sacrés. Bouchard V les prie « de remettre en place tous ces meubles et de rendre le prieur Raoul qu’ils aiment et qui les a servis avec dévouement, son frère et lui lorsqu’ils étaient si malades ; qu’ils leur envoient un frère honnête et de bonne vie qui s’occupe du service divin et les puisse entendre en confession ». Conférer note 1.

10 Voir supra note 2.

11 Arch. nat., L 900 n° 11. Confirmation de Thibault de Marly de la donation de la dîme d’Ermont, par Robert de Méry.

12 À la même date, le prieuré Noir de Tour ne jouit que de 60 l. p. de revenus, celui de Taverny 50 l. p. et celui de Deuil 350 livres parisis.

13 C’est l’abbé Lebeuf qui indique le premier le nom de Sainte-Radegonde pour le prieuré du Bois-Saint-Père, dont on trouve le nom dans tous les textes d’archives. Il sera ensuite copié par de nombreux auteurs jusqu’à maintenant. Mais cette dénomination, qui est plutôt celle de la fontaine, dont le culte devait être très ancien, semble nous montrer que celui-ci était encore bien présent au XVIIIe siècle.

14 Cf. notre article « La fontaine Saint-Flaive et l’Ermitage à Sannois – Les reliques de saint Flaive à Ermont »

15 Arch. nat., S 2086.

16 Arch. nat., S 2086 n° 24.

17 Ducoeur (G.), Saint-Prix (Val d’Oise). Le prieuré Blanc, le Village, in Chronique des fouilles médiévales, Archéologie Médiévale, CNRS, t. 26, 1996, p. 260-262.

18 Rey (A.), Notes sur mon village, cf. bibliographie ci-dessous.

19 En octobre 2007, dans la postface de l’ouvrage cité infra en note 20, p. 255-258. En outre, un dépliant intitulé « Le Chemin du Philosophe, Forêt de Montmorency (Val d’Oise) » éd. Association Le Chemin du Philosophe, CGVO, ONF, Ermont, s.d, 12 p. ainsi qu’une carte postale avec plan des 11 stations et thèmes correspondants ont été édités à cette occasion.

20 Da Sylva (A.), De Rousseau à Hugo, Bosc, L’enfant des Lumières, Le Chemin du Philosophe, 2007, 267 p.